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Christophe de Lestang

prélat catholique

Christophe de Guilhon de L'Estang
Biographie
Naissance
à Brive
Décès
à Carcassonne
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Carcassone
Évêque d'Alet
Évêque de Lodève
Autres fonctions
Fonction religieuse
Grand maître de la chapelle du Roi
Fonction laïque
Conseiller d'État
Conseiller au parlement de Toulouse

Ornements extérieurs Evêques.svg
Coat of arms of de Lestang (bishops).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Christophe de Guilhon dit de Lestang ou de L'Estang, né à Brive en 1560, mort à Carcassonne le , est un prélat français, évêque de Lodève puis de Carcassonne.

Sommaire

BiographieModifier

Il était le fils d'Étienne de Guilhon, seigneur de L'Estang et du Vialar, président au présidial de Brive, et Louise de Juyé, fille de noble Antoine de Juyé et de Jeanne de Selve (sœur de Jean de Selve, premier président du parlement de Paris, négociateur du traité de Madrid (1526)). Son frère Jacques de Lestang fut président au parlement de Toulouse.

Carrière ecclésiastiqueModifier

S'étant destiné très jeune à l'état ecclésiastique, il se forma dans l'entourage du cardinal de Birague auquel il succéda, à l'âge de vingt ans, comme évêque de Lodève (1580) ; il fut sacré l'année suivante par dispense du pape et prit possession de son évêché le . Il en fut expulsé en 1585 par le duc Henri Ier de Montmorency qui lui reprochait ses accointances avec la Ligue : le roi Henri III lui permit d'habiter le palais épiscopal de Carcassonne et d'en percevoir les revenus. Le il posa la première pierre de la nouvelle église du couvent des capucins de Toulouse au nom du cardinal de Joyeuse.

En 1602, il fut pourvu de l'évêché d'Alet sur résignation de son prédécesseur[1], puis, peu après, il fut transféré sur le siège de Carcassonne dont il prit possession le . Il consacra le [2] l'église des capucins de Carcassonne. Suivant les recommandations du concile de Trente, il établit le rite romain dans son diocèse. Son neveu Vital de Lestang, fils de Léonard de Lestang, fut, avec l'agrément du roi, son coadjuteur à partir de 1615, et lui succéda à sa mort.

Il fut désigné abbé commendataire de Montolieu par Henri III, mais il ne put obtenir ses provisions de Rome ; Libératus de Lestang, qui était son vicaire général à Lodève, lui succéda en 1591 et perçut en son nom les revenus du monastère. Il eut aussi les abbayes Saint-Pierre d'Uzerche et du Mas-Grenier, cette dernière en 1607, année de son union à la congrégation des Exempts.

Carrière civileModifier

Il fut député par la Ligue au roi Philippe II d'Espagne en 1591 pour le remercier des troupes qu'il avait envoyé en Languedoc et lui demander de poursuivre son aide[3]. Il présida les sessions des États de Languedoc le à Albi, le à Narbonne.

Il fut nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit lors de la promotion du . Il fut aussi grand maître de la chapelle du roi à partir de 1617, conseiller d'État et conseiller au parlement de Toulouse. Le roi Louis XIII lui donna la commission de directeur des finances avec 16 000 livres d’appointements.

Il mourut à Carcassonne le [4] et fut inhumé dans la cathédrale Saint-Nazaire de Carcassonne, devant l'autel du Saint-Sacrement. Son cœur fut déposé à l'église des capucins. Son mausolée de marbre fut détruit durant la Révolution.

SourcesModifier

  • Rémy Cazals, Daniel Fabre (s.d.), Les Audois, Dictionnaire biographique, Carcassonne, Association des Amis des Archives de l'Aude, Fédération Audoise des Œuvres Laïques, Société d'Études Scientifiques de l'Aude, (ISBN 2-906442-07-0)
  • Dom Claude Devic, dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. IV, Toulouse, Privat, 1876 (réimp. 2003) (ISBN 2-84575-165-6), pp. 296, 338, 424, 462, 591, 749.
  • Dom Claude Devic, dom Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. XI (1443-1642), Toulouse, Privat, 1889 (réimp. 2004) (ISBN 2-84575-172-9)

Notes et référencesModifier

  1. C.-M. Robion, Les Audois ... (s. dir. R. Cazals et D. Fabre), affirme que Henri IV lui donna l'évêché d'Alet en 1594 mais qu'il n'aurait pas eu le temps d'en prendre possession.
  2. Histoire générale de Languedoc, p. 749 ; il y a une incohérence avec la notice de la page 338 qui indique la date de 1606.
  3. Histoire générale de Languedoc, XI, p. 819.
  4. C.-M. Robion, Les Audois ... (s. dir. R. Cazals et D. Fabre), rapporte qu'il serait tombé malade au siège de Montauban, mais les troupes royales n'arrivèrent que le (Histoire générale de Languedoc, XI, p. 944, note 2).