Christophe Andrault de Langeron

militaire français

Christophe Andrault de Maulévrier
Surnom « comte de Maulévrier »
« Maulévrier-Langeron »
Naissance 1680
Décès (à 88 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Lieutenant général des armées navales
Années de service 1691 – ap. 1750
Conflits Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Guerre de Succession d'Espagne
Distinctions Commandeur de Saint-Louis
Autres fonctions Inspecteur des galères
Commandant de la Marine à Marseille
Famille Famille Andrault de Langeron

Christophe Andrault de Maulévrier-Langeron dit le « comte de Maulévrier » ou « Maulévrier-Langeron », né en 1680 et mort à Paris le , est un officier de marine et aristocrate français des XVIIe et XVIIIe siècles. Issu d'une ancienne famille de la noblesse nivernaise, ayant fourni plusieurs officiers supérieurs au royaume de France, il entre dans l'histoire de la marine française et intègre le corps des galères. Il sert en mer pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg et la guerre de Succession d'Espagne avant d'être promu officier général des galères, puis des vaisseaux. Il termine sa carrière avec le grade de lieutenant général des armées navales.

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Christophe Andrault est un membre de la famille Andrault de Langeron. Il est le fils de François Andrault marquis de Maulevrier-Langeron et de Françoise de La Veuhe[1].

Carrière dans la Marine royaleModifier

Débuts pendant la guerre de la Ligue d'AugsbourgModifier

Christophe Andrault entre au service comme garde de l'étendard dans le corps des galères en , au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Il est alors âgé de onze ans seulement. Il participe au bombardement d'Oneglia en 1692, à la prise de Roses en 1693, puis à la défense de Saint-Malo contre le raid mené par les Anglais en 1695.

Promu enseigne de galère (équivalent du grade d'enseigne de vaisseau dans le corps des vaisseaux) en 1696, puis - une fois la paix revenue - sous-lieutenant des galères en 1700. Il participe à la lutte contre les corsaires barbaresques et est blessé lors du bombardement de Tanger.

Débuts pendant la guerre de Succession d'EspagneModifier

Au début de la guerre, il sert au sein de la division de six galères envoyées à Dunkerque pour patrouiller sur les bancs de Flandre et contribue à la prise d'un vaisseau hollandais en 1702, de deux frégates anglaises et à la destruction d'un navire corsaire anglais.

Il combat à terre en 1708 lors du siège de Lille avec les troupes de marine, avant d'être nommé commandant de deux galiotes sur l'Escaut.

Promotions ultérieuresModifier

Promu major des galères à Marseille en 1714-1716. Il se dévoue durant la peste de Marseille de 1720, pour surveiller les galériens chargés de l'évacuation des corps, permettant ainsi d'éviter la propagation de l'épidémie. Il est nommé Inspecteur des galères en 1737, puis chef d'escadre des galères l'année suivante. Il est chargé de conduire la duchesse de Modène à Gênes en 1739. Il est nommé commandant la Marine à Marseille en 1740 et fait Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est alors responsable de l'Arsenal des galères.

Lors de la suppression du corps des galères intègre le corps des vaisseaux le , avec le grade de chef d'escadre - équivalent à celui qu'il avait dans les galères. Il est fait Lieutenant-général des armées navales 1750. Il meurt à Paris le , à l'âge de 88 ans.

ArmoiriesModifier

 

Blasonnement :
Ecartelé: au 1&4 d'Azur aux trois étoiles d'argent qui est d'Andrault. au 2&3 d'argent aux trois faces vivrées de gueules et une bande d'azur semée de lys dite « De France » Brochant sur le tout, qui est de Gentien[2].

Notes et référencesModifier

  1. Père Anselme, Potier de Courcy Histoire de la Maison royale de France, Volume 9,Partie 2, 1879, pages 608-611 : généalogie de la famille Andrault de Langeron et de Maulévrier.
  2. Les Gentien avaient obtenu de Philippe le Bel le droit d'ajouter une bande « De France » pour les honorer à la suite d'une brillante victoire militaire.

Sources et bibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier