Chef de brigade

Chef de brigade était un grade militaire.

1793 à 1803Modifier

Chef de brigade était un grade militaire équivalent à colonel sous la Révolution française.

Il fut créé en même temps, 1793, que l'unité qu'il commandait, la demi-brigade, qui, elle, remplaçait le régiment.

Les deux appellations disparurent juste avant l'avènement de l'Empire, en 1803, où l'on revint aux anciennes désignations.

XXe siècleModifier

En 1918, la Gendarmerie nationale, ayant attribué le rang de sous-oficiers à tous les gendarmes, dont le grade se situe désormais à mi-chemin des sergents et des sergents-chefs, le grade de brigadier ne peut plus être attribué dans cette arme. Un décret supprime alors les grades de brigadier, maréchal-des-logis, maréchal des logis-chef, adjudant et adjudant-chef pour les remplacer par les grades de chefs de brigade, de la manière suivante:

  • chef de brigade hors-classe : en remplacement d'adjudant-chef ;
  • chef de brigade de 1re classe : en remplacement d'adjudant ;
  • chef de brigade de 2e classe : en remplacement de maréchal des logis-chef.
  • chef de brigade de 3e classe : en remplacement de maréchal des logis.
  • chef de brigade de 4e classe : en remplacement de brigadier.

L'intitulé de ces grades est aussitôt jugé trop administratif par la communauté militaire, et l'appellation unique de "chef" pour l'ensemble des chefs brigade passe pour gommer la hiérarchie. Les chefs de brigades sont donc supprimés en 1925, et reclassés dans les grades classiques des sous-officiers des armes montées: maréchal des logis, maréchal des logis-chefs, adjudants et adjudants-chefs[1].

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Louis N. Panel, La Grande Guerre des gendarmes, Paris, NM, 2013