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Carlo Di Rudio
Charles DeRudio 7th Cavalry.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
PasadenaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Américain, Italien ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Allégeance
Domicile
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflits
Condamné pour

Charles DeRudio (né Carlo di Rudio le à Belluno, mort le à Pasadena en Californie) est un aristocrate italien, impliqué dans une tentative d'assassinat de Napoléon III et emprisonné sur l'Île du Diable en Guyane. Après s'en être évadé, il a servi dans l'armée américaine en tant qu'officier du 7e régiment de cavalerie, et a combattu à la bataille de Little Bighorn[1].

BiographieModifier

Premières annéesModifier

Carlo di Rudio est né à Belluno en Vénétie en 1832. Il est le fils du comte et de la comtesse Aquila di Rudio. Il fait ses études à l'académie militaire autrichienne de Milan, de nos jours Scuola militare "Teulié" (it). À l'âge de 15 ans il rejoint les patriotes italiens durant les évènements de 1848, et participe à la défense de Rome et plus tard de Venise. En 1855 il vit à Londres où il se marie et a cinq enfants.

Tentative d'attentatModifier

Le 14 janvier 1858, trois bombes sont lancées sur le cortège de l'Empereur Napoléon III, huit personnes sont tuées et plus d'une centaine sont blessées; quatre hommes sont arrêtés : Felice Orsini, Giuseppi Pieri, Antonio Gomez, et un commerçant Portugais appelé "Da Selva", qui s'avéra être Di Rudio. Orsini et Pieri sont guillotinés, mais Di Rudio a bénéficié d'une certaine clémence et sa peine a été commuée en emprisonnement à vie sur l'Île du Diable en Guyane. Il s'en évade quelques mois plus tard via la Guyane britannique. Il retourne alors à Londres où son nom est anglicisé en Charles DeRudio.

Armée américaineModifier

DeRudio émigre à New York en 1860. Il s'engage dans le 79th New York Regiment où il sert quelques mois et participe au Siège de Petersburg en 1864 durant la Guerre de Sécession. Il est nommé second lieutenant et sert en Floride jusqu'en 1866. Après la guerre civile, il demande à être engagé dans l'armée régulière, mais en 1869 il est victime des réductions d'effectifs. Il s'engage alors dans le 7e régiment de cavalerie. Il est nommé 1er lieutenant en 1875. En 1876 il participe à la Bataille de Little Bighorn à laquelle il survit.

Son histoire est publiée le 30 juin 1876 dans le New York Herald et reprise dans le Chicago Times en août 1876 sous le titre « A Thrilling Tale - Romance of the Battle of the Little Big Horn; DeRudio's Perilous Adventures - Graphic Details from the Pen of the Lieutenant - Alone in the Burning Woods." ». Il indiquera par la suite ne pas avoir écrit l'histoire lui-même, mais avoir donné certaines information au major James S. Brisbin, qui l'a publié sans son consentement. Des années plus tard, DeRudio indiquera qu'il était le seul à avoir un sabre à Little Bighorn. Il participe en 1877 à la Guerre des Nez-Percés, et est promu capitaine en 1882.

Retraite et révélationsModifier

Il prend sa retraite en 1896 à San Diego avec le grade de major. En 1908, interrogé par un notaire de la ville d'Orsini, il révèle que le chef du commando n'a pas lancé lui-même la bombe vers le carrosse de l'Empereur, mais que c'est un autre complice qui n'a jamais été pris par la police. Il révèle alors le nom de Francesco Crispi (1818-1901) devenu par la suite président du conseil italien[2].

Il meurt en 1910 à Pasadena en Californie.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • (it) Marino, Cesare R., Dal Piave al Little Bighorn: La Straordinaria Storia del Conte Carlo Camillo Di Rudio, Da Cospiratore Mazziniano e Complice di Orsini a Ufficiale Nel 7° Cavalleria Del Generale Custer (1996).
  • Acte d'accusation des nommés Orsini, de Rudio, Gomez, Pieri et Bernard, convaincus d'avoir commis l'attentat du 14 janvier 1858 , [signé Le procureur général, Chaix-d'Est-Ange, Cour d'assises de la Seine], impr. de C. Chaléal (Valence), 1858, disponible sur Gallica.

Liens externesModifier