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Celles qu'on prend dans ses bras

pièce de théâtre

Celles qu'on prend dans ses bras
Auteur Henry de Montherlant
Nb. d'actes 3
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions Gallimard
Date de parution 1950
Nombre de pages 216
Date de création en français 20 octobre 1950
Lieu de création en français Théâtre de la Madeleine
Metteur en scène Claude Sainval
Rôle principal Victor Francen (Ravier)

Celles qu'on prend dans ses bras est une pièce de théâtre en trois actes d'Henry de Montherlant, parue en 1950.

IntrigueModifier

Henri Perruchot résume ainsi l'intrigue dans son livre Montherlant : « Trois personnages dans cette pièce : Ravier l’antiquaire, 58 ans, épris d’une jeune fille de 18 ans, Christine Villancy, qui lui résiste. La collaboratrice de l’antiquaire, Mlle Andriot, sorte de réplique d’Andrée Hacquebaut, (voir Les Jeunes Filles), l’aime en secret et jalouse Christine. Montherlant nous décrit la passion de Ravier : pleine de fougue, d’amertume et de lucidité. Un service important que Ravier rend à Christine lui livrera la jeune fille. Ravier sans illusions s’abandonne à son désir (Nrf, p.133). »

Titre de la pièceModifier

Le titre de la pièce est tiré des Jeunes Filles, d'une lettre de Costals à Solange Dandillot : « Voyez-vous, il n'y a qu'une façon d'aimer les femmes, c'est d'amour. Il n'y a qu'une façon de leur faire du bien, c'est de les prendre dans ses bras. Tout le reste, amitié, estime, sympathie intellectuelle, sans amour est un fantôme, et un fantôme cruel, car ce sont les fantômes qui sont cruels ; avec les réalités on peut toujours s'arranger[1]. »

ReprésentationsModifier

La pièce a été représentée pour la première fois le 20 octobre 1950, au Théâtre de la Madeleine, dans une mise en scène de Claude Sainval. Elle a été reprise au Théâtre des Ambassadeurs, en 1957. Dans les deux versions, c'est Victor Francen qui joue le rôle de Ravier.

Jugements sur l'œuvreModifier

« Rien sans doute d’aussi racinien n’a été écrit depuis Racine[2]. »

« On cherche de nombreuses intentions dans cette pièce : il semble que le plus souvent, quelque chose en échappe, qui est ce qui, moi, me crève les yeux: qu'elle donne une expression directe et naïve à un sentiment de nos jours décrié: ce sentiments qu'on appelait autrefois l'amour-passion[3]. »

Notes et référencesModifier

  1. Cette citation est placée en épigraphe de la pièce.
  2. Gabriel Marcel, Les Nouvelles littéraires du 28 février 1957
  3. Montherlant, Une pièce cruelle? 1957, pour la reprise de la pièce au théâtre des Ambassadeurs