Un carr d'aulne au parc Moor, Farnham, Surrey en Angleterre

Un carr est terme anglais désignant une forêt claire à feuillage caduc, sur un sol constamment humide, riche en matière organique.

Une telle formation végétale peut se développer sur des tourbières, des faignes ou des marais arborés (marécage). Ce mot qui n'a pas d'équivalent en français, est employé essentiellement au Royaume-Uni[1], pour désigner un type de terrain boisé gorgé d'eau qui représente généralement un des stades de succession entre le marécage (swamp) couvert de roseaux d'origine et la formation éventuelle d'une forêt, dans un climat océanique[2]. Le nom vient du vieux norrois kjarr, qui signifie marais. Le carr est une étape dans de l'hydrosère: succession de communautés végétales à partir d'un terrain submergé par l'eau douce, le long d'une rivière ou le bord d'un lac. Dans les régions océaniques, le carr démarre à partir d'une roselière. À mesure que les roseaux se décomposent, la surface du sol finit par s'élever au-dessus de l'eau (atterrissement), créant les fens (tourbières) qui permettent à la végétation, telle que le carex, de se développer. À mesure que cette progression se poursuit, des arbres et des arbustes ripariens apparaissent et un paysage de carr se crée - il s’agit en fait d’une tourbière boisée sur un terrain détrempé. À ce stade, globalement, bien que l’acidité des roseaux en décomposition soit accablante, le pH n’est pas trop acide et le sol n’est pas trop déficient en minéraux, ce qui constitue un habitat pour la faune endémique et autres. Les arbres caractéristiques des carrs comprennent l'aulne et le saule.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Comité conjoint FAO-IUFRO de bibliographie et terminologie forestières, 1975. OQLF. carr
  2. Whittow, John (1984).