Campagne de l'Oranie (1647)

La campagne de l'Oranie de 1647 est une série de raids victorieux menées par le chérif alaouite Moulay Mohammed contre les tribus de la région de Tlemcen et d'Oran qu'il soumet en partie. Son armée met également en déroute la garnison turque de Tlemcen venue à sa rencontre.

Campagne d'Oranie

Informations générales
Date 1647
Lieu Région de Tlemcen et Oran
Issue Victoire des émirs du Tafilalet
Changements territoriaux Prise d'Oujda
Traité limitant temporairement l'autorité de la régence d'Alger à la Tafna en lieu et place de la Moulouya
Belligérants
Émirat du TafilaletRégence d'Alger (Empire ottoman)
Commandants
Moulay MohammedInconnus
Forces en présence
InconnuesInconnues
Pertes
InconnuesInconnues

Conflits algéro-chérifiens et Conflits maroco-ottomans

Batailles

DéroulementModifier

Après la prise d'Oujda en 1647, avec le soutien des tribus arabes de la plaine de l'Angad, Moulay Mohammed lance des razzias victorieuses dans la région de Tlemcen, sur les tribus Oulad Zekri, Oulad Ali ben Talha, Beni Mathar, Beni Snous et Douï Ihahia qu'il soumet, et contraint à reconnaître son autorité[L 1]. Il harcèle également les tribus Mdagra, Gdima, Trâra et Oulhâsa dans la région de Nedroma[L 2].

Moulay Mohammed pousse son expédition plus à l'est où il bat et refoule les Rosel et Beni-Ameur jusque sous les murs d'Oran, occupée par les Espagnols depuis 1509[L 1]. Il revient sur Tlemcen, où il s'empare des troupeaux de la ville et des bourgs environnants, se rendant maître de toute la plaine. La garnison turque de Tlemcen, soutenue par des gens de la ville, tentent une sortie pour lui reprendre une partie de son butin, mais l'armée marocaine les met en déroute[L 2]. Après avoir razzier et soumit une grande partie de la région, Moulay Mohammed rentre alors à Oujda, chargé de dépouilles et butins[L 1]. Il y passe tout l'hiver avant de lancer une nouvelle campagne sur Laghouat vers 1648[L 2].

La régence d'Alger n'ayant pas les moyens d'intervenir face aux offensives alaouites très mobiles, qui razzient et se replient dans le désert, envoie deux ambassadeurs à Sijilmassa pour faire la paix avec l'émir du Tafilalet. La frontière entre les Alaouites, basés à Sijilmassa et les Turcs d'Alger s'établit à la Tafna pour un temps aux termes de l'accord[L 1].

SourcesModifier

NotesModifier

Sources bibliographiquesModifier

RéférencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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