Camille Olry-Roederer

Camille Olry-Roederer
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
BiarritzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Camille Georgette Eugénie MilpiedVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Directrice de la maison Roederer
Conjoint
Marcel Moreau puis Léon Olry-Roederer

Camille Olry-Roederer, née Camille Milpied, le , à Cholet et décédée le à Biarritz, est une entrepreneuse française. Elle est de 1932 à 1975, la directrice de la maison de Champagne Roederer[1],[2].

BiographieModifier

Camille Milpied nait à Cholet[1],[2], le . Elle est la fille de Marie Eulanie Boisumeau et d’Eugène Milpied[1].

Elle donne naissance à une fille nommée Marcelle[1],[2], en , qu'elle a avec son compagnon Marcel Moreau, fondateur de la boutique locale des Nouvelles Galeries, de cinq ans plus jeune qu'elle. Afin de retarder la mobilisation de ce dernier, Camille l'épouse, le , à Cholet. Peu après, Marcel est tout de même appelé sous les drapeaux. Il décède le [1] la laissant ainsi veuve[1],[2].

Après avoir confié sa fille à sa mère, elle part s'installer à Paris, où elle devient mannequin pour la marque Jenny. Elle se lie d'amitié avec sa patronne Jenny Sacerdote, dont elle devient l'associée. En 1930, à l’occasion d'un voyage d'affaire[1], elle rencontre Léon Olry-Roederer, petit fils de Louis Roederer, de vingt ans son ainé[1],[2], dans un train reliant Paris à Reims[1]. Elle l'épouse à Paris[1],[2], le , à la mairie du 17e arrondissement[1], mais ce dernier décède d'une embolie pulmonaire, le . Elle prend alors la direction de la maison de champagne Roederer[1],[2].

Elle décède à Biarritz, le [1].

À la tête de RoedererModifier

Camille évince son beau-frère, Paul Mure, qu'elle juge trop dépensier, ainsi que l'ensemble des membres du conseil[1], puis constitue une nouvelle équipe[1],[2], formée à l'école supérieure de commerce de Reims. Elle décide alors de surveiller les comptes de manière très étroite, ce qui permet à la maison de se redresser financièrement.

Elle est menée en justice, à une quarantaine de reprise, par ses anciens associés ainsi que leurs héritiers, mais remporte tous ses procès grâce aux avocats Jacques Rambaud et Jacques Brissard.

En 1953, elle positionne le frère de son gendre, André Rouzaud, officier de marine, comme directeur commercial. En 1967, elle fera aussi rentrer son petit-fils, Jean-Claude Rouzaud[1], diplômé de l’école supérieur d’œnologie[1],[2] de Montpellier et ayant fréquenté, en auditeur libre, la chaire de la viticulture.

Pendant les années 1960, elle remplace progressivement les cuves en chêne par des cuves en inox[1]. Elle se rend fréquemment aux États-Unis, où elle est fortement médiatisée[1],[2], et en Scandinavie.

Entre 1952 et 1986, la maison Roederer rachète une bonne partie des parcelles détenues par les nièces et neveux de Léon Olry-Roederer[1].

Après son décès, Jean-Claude Rouzaud, son petit-fils reprend les rênes de l'établissement[1],[2].

ReconnaissanceModifier

Camille Olry-Roederer est décorée de la légion d'honneur en 1955.

Frédéric Rouzaud, son arrière-petit-fils, dit qu'elle est « une des veuves de la Champagne dont on parle le moins. »[2].

FilmographieModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Cornuaille 2016, p. 67-77.
  2. a b c d e f g h i j k et l Camille Roederer, une grande dame de Champagne, Sophie Dumay et Xavier Claeys, dans Ici et pas ailleurs sur France 3 Champagne-Ardenne, 5min 21s.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier