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Un biseau salé (ou une intrusion salée) est une intrusion d'eau saumâtre ou salée dans une masse d'eau.

L'eau salée étant plus lourde et visqueuse que l'eau douce, elle peut théoriquement ne pas se mélanger avec celle-ci en l'absence de mouvements des masses d'eau. Mais le mélange (induit par une marée et/ou par les pompages, ou un afflux d'eau d'origine pluviale ou de fonte de neige ou glacier) et le biseau salé peuvent poser problème quand ils menacent une nappe phréatique (souterraine) ou d'un réservoir destiné à produire de l'eau.

De nombreuses législations nationales ou plurinationales protègent certains champs captant, dont certains sont dits « irremplaçables », via des périmètres de protection du champ captant ou de captages (périmètres rapproché et éloigné, zone tampon, etc.). Certains travaux risquant d'y introduire de l'eau salée peuvent être interdits.

Sommaire

RisquesModifier

En zone côtière, la nappe d'eau douce est en contact direct avec la nappe d'eau salée plus dense. Le simple fait de trop pomper, ou le défaut d'alimentation d'une nappe à la suite d'une période moins pluvieuse, suffit à permettre à l'eau salée de polluer une nappe d'eau douce utilisée comme aquifères pour l'irrigation, la fourniture d'eau industrielle ou potable, ou surtout conduit au déplacement de l'interface eau salée/eau douce.

La remontée du biseau salé vers l'intérieur des terres constitue un phénomène difficilement réversible, l'eau salée se comportant comme une limite étanche. Une fois que le biseau s'est déplacé, le gradient hydraulique requis pour le faire reculer est bien plus important que la situation d'équilibre initiale.

ProspectiveModifier

Avec l'augmentation de la densité de population littorale, la montée de la mer et l'accroissement du risque de sécheresse estivale, le risque d'intrusion pourrait augmenter dans les décennies à venir[1].

Connaissances encore lacunairesModifier

La manière dont les eaux se mélangent ou non dans les aquifères est encore mal comprise : structures hydrogéologique et variations de capillarité souvent complexes, flux saisonniers d'alimentation, pression marine variant selon plusieurs cycles (marnage des marées, grandes marées) sous les franges littorales, etc..

Le problème est connu depuis plus d'un siècle, mais on cherche à affiner des modèles hydrodynamiques permettant de l'expliquer et de faire des prévisions.

Évaluation, protectionModifier

Pour évaluer les risques ou l'effectivité d'une intrusion salée dans un aquifère ?[Quoi ?]

Notes et référencesModifier

  1. Actu-Environnement, Jean-Philippe Bellot, Comprendre les intrusions d'eau salée dans les aquifères littoraux, 19 octobre 2012

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier