Bataille de Sievershausen

bataille allemande

Bataille de Sievershausen
Description de cette image, également commentée ci-après
La bataille de Sievershausen, huile sur toile, vers 1600.
Informations générales
Date
Lieu Sievershausen (à l'ouest de Peine), Brunswick-Lunebourg
Issue Défaite du margrave.
Belligérants
Drapeau de l'Électorat de Saxe Électorat de Saxe
Blason de la principauté de Brunswick-Wolfenbüttel Principauté de Brunswick-Wolfenbüttel
COA family de Markgrafen von Brandenburg (1417).svg Margraviat de Brandebourg-Culmbach
Commandants
Maurice de Saxe
Henri II de Brunswick
Albert II Alcibiade de Brandebourg-Culmbach
Forces en présence
15 500 soldats
25 pièces d'artillerie
18 000 soldats
un nombre inconnu de pièces d'artillerie
Pertes
4 000 morts
8 000 blessés

Seconde guerre des Margraves

Coordonnées 52° 22′ 34″ nord, 10° 06′ 46″ est
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Bataille de Sievershausen

La bataille de Sievershausen a eu lieu aux champs de Sievershausen dans le duché de Brunswick-Lunebourg (aujourd'hui une partie de Lehrte en Basse-Saxe) le entre les troupes unies du prince-électeur Maurice de Saxe et du duc Henri II de Brunswick-Wolfenbüttel et celles du margrave Albert II Alcibiade de Brandebourg-Culmbach, au cours de la Seconde guerre des margraves. Plus de 30 000 combattants s'y sont affrontés et 4 000 y ont trouvé la mort, dont Maurice de Saxe lui-même, ce qui en fait une des batailles les plus sanglantes sur le territoire de la Basse-Saxe.

AntécédentsModifier

 
Portrait du margrave Albert II Alcibiade (1557).

Le margrave Albert II Alcibiade, alors qu'il était protestant, a longtemps été en service de l'empereur catholique Charles Quint, notamment comme un des chefs de mercenaires dans la guerre de Smalkalde (1546/1547) en alliance avec le duc Maurice de Saxe. Les princes protestants, toutefois, se soulevaient contre l'empereur en 1552, signaient le traité de Chambord avec le roi de France Henri II, et ont contraint Charles Quint à reconnaître la paix de Passau qui garantit la liberté de culte.

Bien que le margrave Albert a soutenu l'armée impériale au siège de Metz, il s'est vivement opposée contre le catholicisme avec pour but de restaurer le duché de Franconie sous le règne de Hohenzollern. Il assiégea la ville impériale de Nuremberg et attaquait les principautés épiscopales de Wurtzbourg et de Bamberg. Après que Charles Quint Charles Quint ordonna la mise au ban d'Albert, les troupes du margrave ont laissé des traces de destruction s'étendant de Franconie jusqu'à l'évêché de Spire et au château de Hambach dans le Palatinat rhénan.

DéroulementModifier

 
Portrait d'électeur Maurice de Saxe par Lucas Cranach le Jeune (1578).

Depuis, les forces de Brunswick-Lunebourg et de la Saxe prirent parti contre les raids du margrave. Albert se mit à marcher vers le nord pour attaquer les domaines de principauté de Brunswick-Wolfenbüttel où le prince catholique Henri II le Jeune était lui-même en conflit avec son cousin protestant Ernest de Brunswick-Lunebourg. Face à cette situation, Henri s'est allié avec l'électeur puissant Maurice de Saxe. Unissant leurs forces, les deux se mettaient à la poursuite d'Albert.

Le , les armées se rencontrèrent sur les rives de la Fuhse près de Sievershausen. Plus nombreux, les 18 000 soldats du margrave ont presque prévalu ; néanmoins, contre toutes attentes, les troupes saxonnes sont revenus encore une fois sur le champ de bataille. Finalement, Albert est vaincu, mais Maurice est tué, probablement à la suite d'une attaque (accidentelle?) provenant des rangs de ses guerriers, de même que les deux fils aînés de Henri, Charles et Philippe (ainsi, le troisième fils Jules est devenu héritier). En environ quatre heures, les deux parties perdent au total près de 4 000 hommes, quelque 8 000 autres ont été blessés.

ConséquencesModifier

La bataille sanglante et la défaite du margrave Albert a ouvert la voie à la paix d'Augsbourg, un compromis conclu le pour suspender les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques dans le Saint-Empire romain.