Bataille de Pyeongtaek

bataille de la guerre de Corée
Bataille de Pyeongtaek
Description de cette image, également commentée ci-après
Théâtre des opérations, 5-8 juillet 1950.
Informations générales
Date
Lieu Pyeongtaek, Corée du Sud
Issue Victoire nord-coréenne
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-UnisDrapeau de la Corée du Nord Corée du Nord
Commandants
Drapeau des États-Unis George B. Barth
Drapeau des États-Unis Jay B. Lovless
Drapeau de la Corée du Nord Lee Kwon Mu
Forces en présence
2 000 hommes~ 12 000 hommes
Pertes
35 tués, blessés ou capturésinconnues

Guerre de Corée

Batailles

Offensive nord-coréenne :
(juin 1950 - septembre 1950)

Contre-offensive de l'ONU :
(septembre 1950 - octobre 1950)

Intervention chinoise :
(octobre 1950 - avril 1951)

Impasse :
(août 1951 - juillet 1953)

Post armistice :

Coordonnées 36° 59′ 36″ nord, 127° 05′ 46″ est
Géolocalisation sur la carte : Corée du Sud
(Voir situation sur carte : Corée du Sud)
Bataille de Pyeongtaek

La bataille de Pyeongtaek fut le second engagement livré entre les États-Unis et la Corée du Nord pendant la guerre de Corée. Elle a eu lieu le dans la ville de Pyeongtaek en Corée du Sud et s'est conclue par une victoire nord-coréenne.

Contexte historiqueModifier

Dans les heures précédant l'aube du , sous la protection d'un formidable barrage d'artillerie, 135 000 Nord-Coréens franchirent la frontière entre les deux Corées. Le gouvernement nord-coréen annonça que des troupes commandées par le « traître et bandit » Syngman Rhee avaient traversé le 38e parallèle, et que par conséquent le Nord avait été obligé de riposter « à une grave provocation des fantoches de Washington », selon L'Humanité du lendemain. Conseillée et équipée par les Soviétiques, qui ne s'engageront toutefois jamais ouvertement, l'armée nord-coréenne mit en ligne 7 divisions, 150 T-34, 1 700 pièces d'artillerie, 200 avions de combat et d'importantes réserves.

L'attaque nordiste fut dévastatrice. Au moins les deux tiers de l'armée de terre sud-coréenne (sur un total de 8 divisions, à peine 38 000 hommes sont répartis dans les 4 divisions d'infanterie stationnées le long de la frontière[1]) étaient alors en permission, laissant le pays largement désarmé. Les Nord-Coréens attaquèrent en plusieurs endroits stratégiques, parmi lesquels Kaesong, Chunchon, Uijongbu, et Ongjin. En quelques jours, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, furent mises en déroute et durent battre en retraite. Tandis que l'attaque au sol progressait, l'armée de l'air nordiste bombarda l'aéroport de Gimpo à Séoul, où se trouvaient les 22 avions de liaison et d'entraînement de l'aviation du sud. Séoul fut prise dans l'après-midi du 28 juin.

PréludeModifier

Le 34e régiment d'infanterie de la 24e division d'infanterie mécanisée américaine fut assigné dans le secteur de Pyeongtaek afin de retarder des éléments de la 4e division d'infanterie de l'Armée populaire de Corée qui avançaient vers le sud après leur victoire lors de la bataille d'Osan les jours précédents. Située entre les montagnes et la mer Jaune, la ville présentait une certaine valeur stratégique.

Les Américains prirent position à Pyeongtaek et à Anseong dans le but de former une ligne défensive qui permettrait de retarder l'avance nord-coréenne.

Déroulement de la batailleModifier

 
Les Nord-Coréens utilisèrent une demi-douzaine de chars T-34 lors de la bataille.

L'assaut nord-coréen et le retrait américainModifier

Le matin du 6 juillet, les Nord-Coréens appuyés par des chars T-34 attaquèrent et les Américains furent dans l'incapacité de les repousser efficacement ou de retarder leur progression significativement. Ces derniers battirent alors en retraite de façon désorganisée vers Cheonan. Ils perdirent 35 soldats, tués, blessés ou capturés lors de la bataille.

ConséquencesModifier

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Roy E. Appleman, South to the Naktong, Norh to the Yalu (June-November 1950), United States Army Center of Military History, , 813 p. (ISBN 0-16-035958-9, lire en ligne), p. 12-19.

BibliographieModifier

  • (en) Bevin Alexander, Korea : the first war we lost, New York, Hippocrene Books, (ISBN 978-0-781-81019-7).
  • (en) Brian Catchpole, The Korean War, 1950-53, London, Robinson, , 386 p. (ISBN 978-1-841-19413-4).
  • (en) Richard E. Ecker, Korean battle chronology : unit-by-unit United States casualty figures and Medal of Honor citations, Jefferson, N.C, McFarland & Co, , 207 p. (ISBN 978-0-786-41980-7, lire en ligne).
  • (en) T. R. Fehrenbach, This kind of war : the classic Korean War history, Washington, D.C, Brassey's, coll. « Classic Korean War history », , 483 p. (ISBN 978-1-574-88334-3).
  • (en) Robert Leckie, Conflict : the history of the Korean War, 1950-53, New York, Da Capo Press, (1re éd. 1962) (ISBN 978-0-306-80716-9).
  • (en) Sŏn-yŏp Paek, From Pusan to Panmunjom, Washington, Brassey's (US, , 271 p. (ISBN 978-0-028-81002-7).
  • (en) Michael O. Varhola, Fire and ice : the Korean war, 1950-1953, Mason City, Iowa, Savas Pub. Co, , 240 p. (ISBN 978-1-882-81044-4).