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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moucheron.
PIERRE DE MOUCHERON

Balthasar De Moucheron, qui peut s'écrire aussi avec un "z" était un navigateur, corsaire, marchand et armateur hollandais d'origine française, qui a créé en 1597 la Compagnie de Moucheron, une compagnie de commerce, qui a précédé la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

FamilleModifier

Il appartenait à une famille originaire de Normandie, réfugiée pour cause de religion en Hollande[1].

Pierre de Moucheron au milieu du XVIe siècle est marchand à Middlebourg et à Anvers[2]. Il est le père de Balthasar de Moucheron, Georges de Moucheron[3], et de Marguerite de Moucheron (+ 12 février 1614 à La Croixille, épouse de François Lefort).

BiographieModifier

En 1594, Balthasar de Moucheron, émigré en Hollande après avoir vécu en Normandie, donnait les instructions aux trois navires des États qui devaient aller chercher le passage à la Chine par la « mer Glaciale ».

On retrouve ses navires en 1595 dans le sud de la mer des Caraïbes, dans la région espagnole de Cumaná, sur la côte vénézuélienne. Ses navires opèrent tout près de Margarita (île) et de Tobago, contrôlé dès 1595 par des contrebandiers zélandais[4] armés à Middelbourg par Balthasar De Moucheron[5]. De 1599 à 1605, plus de cent bâtiments néerlandais y visitèrent chaque année les salines de Punta d'Araya.

Entre l’été 1599 à 1705, avant la création de la compagnie néerlandaise des Indes occidentales, ce fut pas moins de 768 navires hollandais qui croisèrent sur les côtes du Venezuela pour y exercer leur négoce[6].

Notes et référencesModifier

  1. Histoire universelle de Jacques-Auguste de Thou, 1740, page 423.
  2. Il part en 1504 pour la Flandre, et y épouse Isabelle de Gerbier de Middlebourg. Ils ont 13 enfants, suivant un acte de partage passé à Anvers en 1559.
  3. Il s'établir en Bretagne en 1570. Il y épousa Mathurine le Couvreux, de la ville de Vitré
  4. Les chiens de mer de la reine Elizabeth (1585-1604)
  5. 1585-1604 : Les chiens de mer de la reine Elizabeth
  6. Coligny, les Protestants et la mer, par Martine Acerra,Guy Martinière, page 98