Atton de Bruniquel

Atton de Bruniquel, né dans les années 1080 et mort le , est un prélat français du Moyen Âge. Il fut archevêque d’Arles à partir de 1115.

Atton de Bruniquel
Fonction
Archevêque d'Arles
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Biographie
Décès
Activité

BiographieModifier

Issu de la famille de Bruniquel et neveu par sa mère de Richard de Milhaud archevêque de Narbonne[1], il est nommé archevêque d'Arles en octobre 1115.

Entre 1115 et 1119, il permet la fondation de la commanderie de Saint-Thomas à Arles en faisant don aux Hospitaliers de l’église Saint-Thomas[2].

Il se comporte comme un suzerain vis-à-vis de ses vassaux notamment en ce qui concerne ses fiefs de Camargue.

En juin 1119 il participe au concile de Toulouse présidé par le nouveau pape Calixte II l'ancien archevêque de Vienne, où est évoqué la situation d’Aniane. La tradition rapporte que l'archevêque Atton de Bruniquel aurait invité le pape à s'arrêter à Arles sur le chemin de Rome et qu'à cette occasion ce dernier aurait consacré l'autel de la première église Saint-Julien construite pour le nouveau quartier du Bourg-Neuf[3].

Dans le conflit opposant les maisons de Toulouse et de Barcelone, il suit le parti du pape, c’est-à-dire les comtes de Barcelone. Ce conflit (1121-1123) va entraîner de vives tensions entre la maison des Baux, qui soutient Alphonse Jourdain, et l’archevêque Atton.

L’engagement de l’archevêque Aton aux côtés de Raimond Berenger I lors du conflit de 1121-1123, alors que les Baux choisissent le camp d’Alphonse Jourdain, provoque sans doute une première rupture, que vient consommer le statut des légats du pape Innocent II (1130-1143) de ses deux successeurs[4].

Ainsi le , le pape Calixte II mande Atton de Bruniquel, archevêque d’Arles, de réprimer les déprédations de Guilhem Porcelet, seigneur arlésien allié des Baux. Ce même pape, le , informe Atton de l’excommunication d’Alphonse Jourdain de Toulouse

Atton de Bruniquel meurt le .

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Louis Stouff - Arles au Moyen Âge
  • Mathieu Anibert - Mémoires historiques et critiques sur l'ancienne République d'Arles
  • Martin Aurell - Actes de la famille des Porcelet d'Arles (972-1320)
  • Florian Mazel - La Noblesse et l’Église en Provence – fin du Xe, milieu du XIVe

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Joseph Vaissète - Histoire générale de Languedoc (1841), page 44.
    On prétend qu'Aton archevêque d'Arles étoit de la maison des vicomtes de Beziers; mais on n'en donne point de preuve, et nous n'en avons trouvé aucune dans un grand nombre de titres de cette maison que nous avons vus. Ce ne peut être donc qu'une conjecture fondée sur le nom de ce prélat, fort usité dans la maison de ces vicomtes. On pourrait appuyer cette conjecture sur ce qu'Aton fit de fréquens voyages dans la province, où on le trouve souscrit dans plusieurs actes. Mais nous sommes persuadez qu'il n'étoit qu'allié des vicomtes de Beziers, qu'il étoit de la maison des vicomtes de Bruníquel, et neveu par sa mère de Richard de Milhaud archevêque de Narbonne. Ce dernier, qui se dit parent ( consanguineus ) et ami de Bernard-Aton vicomte de Beziers, avoit en effet, en 1112, un neveu appelle Atón : enfin Atón archevêque d'Arles, vécut dans une très-grande union avec Richard archevêque de Narbonne, et passa une partie de sa vie auprès de lui. Le crédit qu'avoit celui-ci en Provence, où il avoil été abbé de S. Viclor de Marseille, et où Douce sa petite nièce étoit comtesse d'Arles, aura beaucoup contribué sans doute à faire élire Aton son neveu archevêque de cette ville.
  2. Jean-Maurice Rouquette (sous la direction de) - ARLES, histoire, territoires et cultures, page 296
    D'après Jean-Maurice Rouquette, l'acte daté de 1117-1118 est passé en présence du frère Gérard l'Hospitalier, du prieur de Saint-Gilles, Pierre de Barcelone, et de plusieurs autres frères.
  3. Jean-Maurice Rouquette (sous la direction de) - ARLES, histoire, territoires et cultures, page 296.
  4. Florian Mazel - La Noblesse et l’Église en Provence – fin du Xe, milieu du XIVe