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Antoine de Laroque
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Distinction
Portrait d'Antoine de La Roque propriétaire du Mercure de France gravé par Lepicié d'après Watteau (Basse Définition)

Antoine de Laroque[1] né à Marseille en 1672 et mort à Paris le , est un librettiste français.

BiographieModifier

Laroque avait été gendarme de la Garde du Roi. Un boulet de canon lui ayant fracassé la jambe à la bataille de Malplaquet, on fut obligé de la lui couper au-dessus du genou. Il quitte le service avec la croix de Chevalier de l’ordre de Saint-Louis et une pension de Louis XIV.

Il reprit, en 1721, le privilège du Mercure de France, auquel participa également son frère Jean de Laroque, et le perfectionna, le rédigeant conjointement avec Fuzelier et Dufresny, depuis jusqu’au [2]. À la mort de Dufresny, en , Laroque resta seul chargé de la direction, d’Antoine, y participa aussi.

On lui doit également un opéra, Théoné (tragédie lyrique en 5 actes, Paris, Ribou, 1715). L’abbé Pellegrin a donné au théâtre, sous le nom de Laroque, sa tragédie Médée et Jason, laquelle a même été imprimée plusieurs fois sous son nom de 1716 jusqu’à 1760.

Antoine de Laroque est également connu pour avoir été un grand collectionneur notamment de tableaux. En 1745, Gersaint le célèbre marchand de tableaux du pont Notre-Dame, rédige un catalogue du cabinet du chevalier de Laroque. Parmi les 300 tableaux de sa collection on peut noter : la fuite en Égypte par Paul Véronèse, un saint Georges par Rubens, des buveurs et des priseurs par Terburg, une dame par Gérard Nesscher, Bethsabée sortant du bain par le Poussin, deux paysages de Claude Lorrain, trois tableaux de Wouwerman, deux tableaux de Antoine Watteau, dix tableaux de Chardin, etc. Tous ces tableaux seront vendus à un prix modeste, eu égard probablement aux désastres de la France[3]..

Notes et référencesModifier

  1. Ou La Roque.
  2. Jonathan Haddad, « Lire la « Littérature turque » dans le Mercure. », Dix-septième siècle 1/2016 (n° 270) , p. 35-48 [lire en ligne]
  3. Emile Perrier, Les bibliophiles et collectionneurs provençaux, Barthelet, Marseille, 1897, p. 271-274

SourceModifier

Lien externeModifier