Anselm Feuerbach

peintre allemand

Anselm Feuerbach, né le à Spire et mort le à Venise, est, avec Arnold Böcklin et Hans von Marées, un des peintres de langue allemande les plus importants de la seconde moitié du XIXe siècle.

Anselm Feuerbach
Image dans Infobox.
Autoportrait de 1852
Naissance
Décès
(à 50 ans)
Venise
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Père
Œuvres principales
signature d'Anselm Feuerbach
Signature

BiographieModifier

Feuerbach est né à Spire, fils du célèbre archéologue Joseph Anselm Feuerbach et petit-fils du criminaliste Paul Johann Anselm von Feuerbach. Sa mère meurt l'année suivant sa naissance. Son père se remarie avec l'écrivaine et mécène Henriette Feuerbach qui soutiendra la carrière de son beau-fils jusqu'à la mort de celui-ci.

Après le lycée à Fribourg, il étudie à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf de 1845 à 1848, puis mène une vie itinérante : à Munich, Anvers, Paris en 1851 où il est reçu à l'atelier du peintre et professeur Thomas Couture[1]. Il souhaite être artiste indépendant, mais le manque d'argent le ramène en Allemagne. Le prince-régent Friedrich von Baden lui octroie une bourse qui l'autorise à voyager en Italie, à Venise, Florence et surtout à Rome qui l'influence fortement dans son parcours artistique[1].

En 1860, Feuerbach rencontre Anna Risi, appelée Nanna. Femme d'un cordonnier romain, elle devient son modèle et son amante. C'est ainsi que commence la série des célèbres portraits de Nanna. L'astéroïde (1203) Nanna a été nommé en son honneur. La fin des années 1860 et le début des années 1870 sont une période particulièrement productive[1], c'est là qu'il peint la plupart des tableaux qui ont fait sa renommée, Orphée et Eurydice, Médée, Le Combat des Amazones...

En 1873, il devient professeur à l'Académie des beaux-arts de Vienne. Parmi ses élèves : Jean Discart et Rudolf Ernst.

Après sa mort, Johannes Brahms compose Nänie en sa mémoire.

ŒuvresModifier

BibliographieModifier

  • Hermann Uhde-Bernays (de) (Hrsg.): Anselm Feuerbachs Briefe an seine Mutter. 2 Bände, Meyer & Jessen, Berlin 1911.
  • Herbert Eulenberg: Die Familie Feuerbach in Bildnissen. J. Engelhorns Nachf., Stuttgart 1924.
  • Hermann Glaser (de), Rainer Lindenmann, Max Ackermann (Hrsg.): Die Feuerbachs – Eine deutsche Familie im 19. Jahrhundert. mit CD, Schrenk Verlag, Gunzenhausen 2006 (ISBN 3-924270-46-5).
  • Karl Günther Zelle: Zur Ikonographie von Anselm Feuerbachs „Medea“. In: Zeitschrift für Kunstgeschichte 70 (2007), S. 113–120.
  • Walter Josephi (de): Adolf Friedrich von Schack und Anselm Feuerbach : Originalbriefe des Künstlers und seiner Mutter im Mecklenburgischen Geheimen und Hauptarchiv zu Schwerin. In: Mecklenburgische Jahrbücher, Band 103 (1939), S. 85–166 Digitalisat in der Landesbibliographie MV (de).
  • Ekkehard Mai (de): Anselm Feuerbach (1829–1880). Ein Jahrhundertleben, Böhlau Verlag, Köln/Weimar/Wien 2017 (ISBN 978-3-412-50580-6).

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (de)Wirth, Irmgard, "Feuerbach, Anselm" in: Neue Deutsche Biographie 5 (1961), p. 111-113 lire en ligne/
  2. Exposition au Louvre, « De l’Allemagne 1800-1939, de Friedrich à Beckmann », Dossier de l’art, vol. Hors série, no 205,‎ , p. 49
  3. (de) « Paolo et Francesca, Munich », sur Alte Pinakothek, Munich (consulté le )

Voir aussiModifier

 
Tombe au cimetière Saint-Jean de Nuremberg.

Liens externesModifier

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