Ange Blaize de Maisonneuve

avocat et préfet français

Ange Blaize de Maisonneuve (Saint-Malo, - Rennes, ) est un avocat, issu d'une lignée d'armateurs de Saint-Malo, qui fut préfet d'Ille-et-Vilaine en 1870-1871.

Ange Blaize
Fonction
Préfet d'Ille-et-Vilaine
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Ange Blaize (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/156/25)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Ange Louis Blaize de Maisonneuve est le fils et homonyme de Ange Blaize (1778-1852) négociant à Saint-Malo et propriétaire du domaine de Trémigon à Combourg et de Marie Josèphe Robert de Lamennais (1784-1851), le petit-fils de l'armateur Louis Blaize et le neveu du député Louis Blaize de Maisonneuve, sa tante paternelle est l'épouse de Robert Surcouf. Ses oncles maternels sont Félicité de Lamennais et Jean-Marie de Lamennais.

Après ses études à Saint-Brieuc il part étudier le droit à Rennes et obtient sa licence le . Le , il est arrêté à Trémigon (Combourg) sur ordre du ministre de l'intérieur. Le « neveu de Lamennais » est prisonnier 6 semaines pour « complot, association communiste et réformiste ». Voulant venger l’arrestation, Félicité de Lamennais promet de « flétrir encore une fois, avec toute l’indignation et le mépris » le régime de Thiers et il publie le le pamphlet, Le pays et le gouvernement. Condamné à son tour à un an d’emprisonnement pour son pamphlet, Félicité Lamennais et Ange Blaize se retrouveront prisonniers ensemble à Sainte Pélagie pendant quelques semaines

Il y devient avocat puis monte à Paris (1852-1870) et devient propriétaire à Combourg où il se préoccupe de la publication des œuvres de son oncle Félicité de Lamennais. Directeur du mont-de-piété de Paris en 1848 jusqu'à sa démission le .

Opposant au Second Empire, Il est nommé préfet d'Ille-et-Vilaine le après la proclamation de la IIIe République et fait une déclaration patriotique à la population du département :

« Si j'ai accepté cette mission qui entraine une grande responsabilité dans la situation désastreuse faite à la France par Napoléon Bonaparte, c'est que je crois pouvoir compter sur votre énergique concours. En présence de l'ennemi qui s'avance à la lueur de nos villes et de nos hameaux incendiés répandant partout le meurtre et la dévastation, il ne peut y avoir qu'un sentiment dans les âmes françaises, l'ardent amour de la patrie, la résolution de maintenir son indépendance...Pas de divisions un seul but : la délivrance de la Patrie. Que la France se lève pour la guerre sacrée. Vivre libre ou mourir... »

Il meurt à Rennes deux jours après avoir démissionné pour cause de maladie le . Aux origines catholiques, il devient franc-maçon vers 1837 puis « républicain laïc » sous l'influence de son oncle Félicité de Lamennais. À sa mort, il est inhumé civilement à Combourg. La ville de Rennes lui a dédié une rue : la rue « Ange Blaize ».

SourceModifier

  • Vincent Wright, Éric Anceau Les préfets de Gambetta Presse de l'université Paris Sorbonne 2007 (ISBN 978284050504-4) p. 104-107.