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André Jaud
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André Jaud, né le à La Merlatière (Vendée), est un entrepreneur français, membre du groupement E.Leclerc.

BiographieModifier

André Jaud est né dans une famille de cultivateurs[1] vendéens. Il effectue son service militaire en 1956 en Algérie dont il revient blessé à la main droite.

Il abandonne l'agriculture et la ferme et travaille à Nantes, tout d'abord dans une minoterie, puis pendant sept ans dans l’imprimerie de Pierre Simoneau. Simultanément, il adhère à la CGT où il s’occupe plus particulièrement de la coopérative d’achat du syndicat. En 1962, il fait venir chez Pierre Simoneau son beau-frère Michel Payraudeau.

En 1964, il ouvre une épicerie sous l’enseigne Egé à Nantes d'une surface de 100 m2. En parallèle, il suit les cours à la Chambre de commerce et d’industrie pour y apprendre le métier. En 1967, alors qu'il cherche à ouvrir un nouveau point de vente plus important, il se rapproche du groupe E. Leclerc qui est en pleine conversion vers le supermarché, et en expansion géographique.

André Jaud ouvre en à Saint-Sébastien un supermarché de 500 m2 sous l’enseigne E. Leclerc, après avoir vendu son premier magasin[2]. En , il cède son magasin de Saint-Sébastien à un adhérent Leclerc et ouvre un supermarché de 1 200 m2 à Laval, baptisé Lavaldis[3].

En septembre 1969, Jean-Pierre Le Roch en désaccord sur le développement du groupe avec Édouard Leclerc, décide de le quitter et entraine avec lui 75 distributeurs indépendants, représentant 95 magasins. André Jaud hésite, rencontre Édouard Leclerc et adhère à sa vision du Mouvement et entraîne notamment avec lui ses proches : Michel Payraudeau et Joseph Fourage. Il devient un des bras droits de Édouard Leclerc.

En 1972, il entreprend de s’implanter à Flers. L'ouverture de son magasin de 2 000 m2 est fortement controversée, et il se confronte à l'opposition du CIDUNATI. Cette implatation donnera lieu à un documentaire télévisé[4]. En 1973, il ouvre un second hypermarché de 3 500 m2 à Laval (Nicodis). Une polémique aura lieu à ce sujet entre Edouard Leclerc, et Robert Buron[5], maire de Laval. Il agrandira ensuite ses deux magasins de Laval[6].

Il est considéré comme l’un des artisans principaux du développement du Mouvement dans l'Ouest de la France. Impressionné par les hypermarchés ouverts par Carrefour dans les années 1960, il a, dès 1970, engagé le Mouvement à prendre la route de l’hypermarché, notamment en encourageant les agrandissements. Il a également accompagné et guidé Michel-Edouard Leclerc[7] à partir de 1978 dans son apprentissage et de prise en main du groupement Leclerc. André Jaud lui propose en 1979 la mission de développer une société d'importation -future SIPLEC[8] - afin de rendre indépendant l'approvisionnement en carburant des supermarchés qu'il accepte.

Son frère Hilaire dirige deux hypermarchés à La Roche-sur-Yon, son beau-frère Michel Payraudeau s'est implanté dans la région nantaise et son cousin, Rémy Nauleau, dirige les deux plus grands Leclerc de France, à Toulouse. Il est un des "parrains" les plus actifs de l'enseigne, permettant à de nombreux apprentis entrepreneurs de devenir propriétaires de leur centre Leclerc, notamment à Perpignan, Nevers, Clermont Ferrand...

André Jaud prend sa retraite en 2014 à Laval où il possède le château du Bois Gamast. Il a également investi (et défiscalisé) dans des projets immobiliers et hôteliers dans les antilles.

Notes et référencesModifier

  1. Il est l’aîné de la famille qui compte 5 enfants.
  2. Il crée une Société civile immobilière (SCI) avec Michel Payraudeau et Joseph Fourage, le boucher qu’il a embauché pour prendre en charge le rayon boucherie de sa supérette
  3. Le magasin ouvre ses portes le 24 octobre 1968, sur la route de Rennes avant de rejoindre en 1977, le boulevard Louis-Armand de Saint-Berthevin.
  4. Le point de vente sera par la suite cédé à un adhérent du Mouvement E. Leclerc.
  5. Le Nouvel Observateur, 9 octobre 1972, [1]
  6. Il a aujourd’hui cédé ses magasins à son fils Vincent.
  7. Du bruit dans le Landerneau, p. 43.
  8. [www.siplec.com/ SIPLEC] : Société d’Importation Pétrolière Leclerc

SourceModifier

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