Ouvrir le menu principal

Ami Argand

chimiste genevois
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Argand.
Ami Argand
Ami Argand.png
Ami Argand.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Bec d'Argand à mèche (tube cylindrique) et cheminée de verre. Illustration parue dans Les Merveilles de la science (1867-1869) de Louis Figuier.

François-Pierre-Amédée Argand, dit Ami Argand, né à Genève le et mort à Genève le [1],[2], est un physicien et chimiste genevois.

BiographieModifier

Fils de l'horloger Jean-Louis Argand et de Madeleine Gaudy, il entre à l'auditoire des Belles-Lettres, puis dans la classe de philosophie, où il a pour professeur Horace-Bénédict de Saussure, qui lui communique son goût prononcé pour les sciences physiques.

En 1780, il installe près de Montpellier des distilleries basées sur une méthode nouvelle de son invention.

Il invente en 1782 une lampe à huile à réservoir latéral et double courant d'air, dix à douze fois plus puissante qu'une simple chandelle, à laquelle Antoine Quinquet, pharmacien de Paris, a laissé son nom. C'est lui qui substitue aux mèches pleines, qui donnaient beaucoup de fumée et peu de lumière, des mèches en forme de tube : Quinquet eut seulement l'idée d'adjoindre une cheminée de verre, qui se loge dans un « bec d'Argand »[3].

Il collabora en chez Jean-Baptiste Réveillon (Manufacture Royale des Papiers Peints) à l'élaboration du ballon de Jacques-Étienne Montgolfier[4]. La même année il part pour Londres afin d'y fonder une manufacture de lampes.

En 1784, Argand lance à Windsor un aérostat à hydrogène d'un mètre de diamètre devant la famille royale d'Angleterre[5].

En 1786, il lit à l'Académie des sciences de Paris un mémoire sur les causes de la grêle, qui sont attribuées à l'électricité[6].

En 1787, Argand fonde une nouvelle manufacture de lampes à Versoix près de Genève, fabrique à laquelle l'abolition des patentes, considérées par les révolutionnaires comme des privilèges, porte un rude coup.

Son cousin par alliance, Isaac-Ami Bordier-Marcet reprendra en 1803 la gestion de sa manufacture et poursuivra ses travaux dans les années 1810.

Argand a également participé en 1792 à l'invention par Joseph Montgolfier du bélier hydraulique. Il est aussi l'auteur de divers perfectionnements apportés aux machines à filer et à carder le coton.

CitationModifier

Voyez-vous cette lampe où, muni d'un cristal,
Brille un cercle de feu qu'anime l'air vital ?
Tranquille avec éclat, ardente sans fumée,
Argand la mit au jour et Quinquet l'a nommée.

RéférencesModifier

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.


  1. « Acte de décès no 33 (image : 16) de François Pierre Ami Argand du registre des décès de la commune de Genève », sur ge.ch (consulté le 12 juillet 2019) - Note. Il est décédé le 21 vendémiaire de l'an XII qui correspond au 14 octobre 1803 de notre calendrier.
  2. Argand, Ami, dans le Dictionnaire historique de la Suisse.
  3. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 20-28, BNF Gallica
  4. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 19, BNF Gallica
  5. Louis Figuier, Les Aérostats, 1887, p. 37, BNF Gallica
  6. Louis Figuier, Les Merveilles de la science, 1867 à 1891, p. 15-19, BNF Gallica

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :