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Alphonse Roggo
Alphonse Roggo.jpg
Fonction
Conseiller aux États suisse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
FribourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Alphonse Roggo, né le à Guin et décédé le à Tavel, est une personnalité politique suisse membre du Parti démocrate-chrétien.

BiographieModifier

Originaire de Guin (Düdingen) et de Fribourg. Catholique. Fils de Joseph, paysan, et d’Anna-Marie Clerc. Il épouse Maria Henzen.

Il fréquente l’École normale d’Hauterive et l’Université de Fribourg (diplôme d’enseignement secondaire). Il est employé dans une société d’exportation à Gênes en 1920/21. De 1922 à 1931, il est instituteur à l’école secondaire de Tavel. De 1931 à 1936, il est directeur du Musée des arts et métiers. De 1936 à 1941, il est chef de l’Office cantonal des apprentissages et de 1941 à 1951, chef de service du Département de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. À ce titre, il a sous sa responsabilité l’Inspectorat des fabriques, l’Office cantonal des apprentissages, l’Office et le Musée cantonal des arts et métiers, l’économie de guerre et les caisses de compensation. De 1951 à 1956, il est préfet du district de la Singine. Il est candidat au Conseil national en 1955.

Il œuvre dans nombre d’organisations liées aux arts et métiers et à l’agriculture et il est président de la Fondation cantonale pour la vieillesse.

Président du parti conservateur du Fribourg alémanique, il est élu conseiller d'État en 1956, chargé de la Santé publique et de la Police, puis temporairement après le départ de Paul Torche de l’Intérieur, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce jusqu'à son départ du Gouvernement à fin 1966. Il est président du Conseil d'État en 1963. Parmi ses réalisations, on note l’extension de l’Hôpital psychiatrique de Marsens et du Sanatorium d’Humilimont, la construction du Préventorium des Sciernes-d’Albeuve ainsi que la mise en chantier de l’Hôpital cantonal.

Il défend au Grand Conseil la loi sur les prestations complémentaires à l’AVS-AI (1965), la loi sur la lutte contre l’alcoolisme (1965), la loi sur l’assurance des bâtiments contre l’incendie (1965), la loi sur le statut de la Caisse de prévoyance du personnel de l’État (1965). Il doit justifier les premiers dépassements de crédit pour l’Hôpital cantonal à Bertigny (25,5 millions prévus en 1958, puis 48,9 millions de francs en 1965), le nombre de lits ayant passé entretemps de 300 à 500. Ses successeurs Paul Genoud et Denis Clerc seront confrontés à d’autres dépassements de crédit. Il défend également la loi sur l’assurance du mobilier (1966).

Il est le premier Fribourgeois de langue allemande élu député au Conseil des États. C’est le 3 février 1960 qu’il est désigné pour remplacer Jean Bourgknecht, élu conseiller fédéral. Il obtient 70 voix, contre 38 au radical Louis Dupraz. Il occupe ce mandat jusqu'en février 1968.

SourceModifier

  • Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’Etat fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions La Sarine, (ISBN 978-2-88355-153-4)
  • Annuaire officiel des autorités fédérales, Anton Bertschy, 237 Biographien zum kulturellen Leben Deutschfreiburgs, 1970.

Liens externesModifier