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Alexandre Gierymski
Aleksander Gierymski.jpg
Autoportrait, 1900
Naissance

Varsovie
Décès
Entre le et le
Rome
Nom dans la langue maternelle
Aleksander GierymskiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Fratrie
Maksymilian Gierymski (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
"Femme juive avec des oranges", "Sous la pergola", "Convoyeurs de sable"

Alexandre Gierymski né le à Varsovie et mort entre et le à Rome, est un peintre polonais, représentant  du réalisme en peinture, pionnier de l’impressionnisme polonais, dessinateur et plus jeune frère de Maksymilian Gierymski (en).

Sommaire

BiographieModifier

Alexander Gierymski  termine ses études secondaires au lycée de Varsovie en 1867 et, la même année,  il commence des études de Dessin à Varsovie. De 1868 à 1872, il  étudie à l’Académie des Beaux-Arts à Munich, qu’il finit, récompensé par la médaille d’or. Ce prix lui  est discerné pour son œuvre de fin d’étude  Le Marchand de Venise. En 1886, avec son frère Maximilien, il  fréquente l’atelier privé de Franz Adam. À cette époque, Gierymski commence à travailler, en tant qu’illustrateur, avec quelques journaux de Varsovie (entre autres : Klosy et Tygodnik Ilustrowany) et aussi avec des journaux allemands et autrichiens. Il accompagne son frère, pendant son séjour en station thermale dans les Alpes. Pendant les années 1873-1874, il séjourne en Italie, principalement à Rome. C’est là qu’il peint ses fameux premiers tableaux Auberge à Rome et Jeu de mourre qu’il expose à la galerie d’art Zacheta de Varsovie en 1875. Ces deux tableaux suscitent un grand intérêt de la part du public et des critiques[1].

 
Sous la pergola, 1882

De la fin de 1875 à 1879, l’artiste séjourne de nouveau à Rome. Il travaille intensément pour perfectionner  son art et consacre beaucoup de temps à l’étude de la peinture italienne. En 1882 il peint Sous la pergola présage de l’impressionnisme, qu’il réalise après de longues études préparatoires (entre autres Le rouleau sur la table, Un homme en habit rouge). Le thème de Sous la pergola - réunion de personnages en habits du  XVIIIe siècle sous la pergola du jardin, le soleil illuminant la scène par l’arrière - permet à l’artiste d’attirer l’attention sur l’interaction des couleurs et de la lumière. Par cette réalisation, Gierymski se rapproche des impressionnistes français de l’époque, dont il ne connaissait probablement pas les œuvres, car, il n’est pas encore allé à Paris[2].

Les années 1879-1888, qu’il a passées à Varsovie, représentent la plus importante période créative de Gierymski. À cette époque, il se joint à un groupe de jeunes écrivains et  peintres du positivisme qui publient dans l’hebdomadaire "Wedrowiec" (Le Pèlerin). Le rédacteur en chef, responsable artistique, était Stanislaw Witkiewicz qui luttait pour la reconnaissance par le public de l’œuvre de Gierymski[3].

 
Convoyeurs de sable, 1887

Les tableaux de Gierymski réalisés pendant la période de Varsovie, comme La Vendeuse d'oranges, Le Portail dans la Vieille Ville, Le Port à Solec, La Fête des Trompettes, Les Convoyeurs de Sable, etc. représentent des scènes de la vie populaire de Powiśle et de la Vieille Ville. Les œuvres majeures de la période de Varsovie n'ont pas été comprises de la société polonaise. L'artiste, incompris et peu apprécié dans son pays, sans moyens de subsistance, quitte Varsovie en 1888. Il séjourne principalement en Allemagne et en France. Ce changement d'environnement influence aussi le caractère de son art. Loin de sa patrie, il commence à faire des tableaux moins intimistes. Il se concentre sur les paysages (vue du Château de Kufstein, Fragment de Rotenbourg, Scènes de bord de mer). Plusieurs fois, il peint des scènes nocturnes qui lui donnent l'occasion d'approfondir le difficile problème de la lumière artificielle (Scènes Nocturnes à Munich, Opéra de Paris la nuit, Crépuscule sur la Seine)[4],[5].

Dans les années 1893-1895, il réside à nouveau en Pologne et brigue la chaire de peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie. De nouveau, il s'intéresse à la vie de gens ordinaires et peint le Cercueil villageois.

Il passe ses dernières années en Italie. Il y peint des toiles comme Entrée dans la Basilique Saint Marc à Venise, Place du Peuple à Rome et Vue sur Vérone.

Malgré son tempérament tourmenté, Alexandre Gierymski voit le monde avec le regard détaché du naturaliste. Bien qu'il passe les dernières années de sa vie en hôpital psychiatrique, il nous laisse une œuvre exceptionnelle. Ses tableaux reflètent le réalisme, comme chez Gustave Courbet, et n'évitent pas les thèmes de la vie de gens ordinaires. La Fête des Trompettes en est un bon exemple (la première version date de 1884).

Alexandre Gierymski meurt entre le 6 et le 8 mars 1901, à l'hôpital psychiatrique de la rue Lungara, à Rome. Il est enterré le 10 mars 1901 au cimetière du Camp Verano à Rome[6].

Œuvres principalesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Ewa Micke-Broniarek, « Aleksander Gierymski exposition spéciale au Musée National de Varsovie », Clichés photographiques rares de l'artiste et des peintres de son époque. Présentation de la sélection de tableaux pour l'exposition., sur http://culture.pl/en/news,
  2. (en) « Détails du tableau d'Alexandre Gierymski - Sous la pergola »,
  3. (en) « Stanisław Witkiewicz », Ce rédacteur en chef lutte pour la reconnaissance par le public de l'oeuvre de Gierymski, sur http://culture.pl/en/news,
  4. Anna Hlavackowa, « EXPOSITION - Aleksander Gierymski au Musée National », Aleksander Gierymski, un peintre de la fin du XIXe siècle, l'un des plus célèbres représentants du réalisme polonais., sur http://www.lepetitjournal.com/,
  5. Michel Laclotte, Dictionnaire de la peinture, Larousse - Grands dictionnaires, (ISBN 978-2035053909) :

    « La lumière préoccupe avant tout Aleksander, dont la rencontre avec l'Impressionnisme et le Néo-Impressionnisme à Paris de 1890 à 1893 (le Crépuscule sur la Seine, 1893, musée de Cracovie) n'est que le prolongement de ses recherches assidues des effets de soleil couchant, entreprises sur les bords de la Vistule. Il donna dans ses nombreuses vues urbaines des études nocturnes inédites (l'Opéra la nuit, 1891, id.)... »

  6. (pl) Stanislaw Witkiewicz, Aleksander Gierymski, Kessinger Publishing, , 210 p. (ISBN 978-1141235612)
  7. (en) « Détails du tableau d'Alexandre Gierymski - Femme juive qui vend des oranges »,
  8. « PALAIS DE WILANOW - Deux objets d'art pillés par les nazis restitués », Les deux objets d'art ont pu être retrouvés grâce au projet d'inventaire "Daphné" mené dans la collection d'art d'État à Dresde, en Allemagne, et c'est en novembre dernier que la décision de les restituer à la Pologne a été prise par le gouvernement de l'Etat libre de Saxe. Près de 63 000 œuvres d'art disparues des musées polonais pendant la Seconde Guerre mondiale ont été identifiées à ce jour. Elles comprennent des œuvres de maîtres tels que Rubens, Rembrandt et Dürer, ainsi que des toiles de peintres polonais tels Aleksander Gierymski (47 œuvres), sur http://www.lepetitjournal.com/varsovie,
  9. Raphaël Brosse, « VISITE AVEC VARSOVIE ACCUEIL - Le Muzeum Narodowe », Avec La femme juive aux oranges (1881), Alexander Gierymski s’inscrit lui aussi dans cette mouvance réaliste. Son tableau fait partie de ceux qui ont été dérobés par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout espoir de le retrouver un jour semblait perdu mais, il y a trois ans, une Hambourgeoise, croyant reconnaître cette peinture, a contacté le Muzeum Narodowe. Après de longs travaux de rénovation, les experts ont effectivement retrouvé le numéro d’inventaire, attestant qu’il s’agissait bien d’une œuvre appartenant au musée., sur http://www.lepetitjournal.com/varsovie, jeudi 20 novembre 2014.
  10. (en) « Histoire de la restitution du tableau "Femme juive qui vend des oranges" », Tableau volé en 1944, retrouvé en Allemagne en 2010, sur http://culture.pl/en/news,

Cet article est la traduction de l'article Alexander Gierymski du Wikipédia espéranto qui est lui-même une traduction du même article sur le Wikipédia polonais.

Liens externesModifier