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Alexandre Charles Guillemot
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Alexandre Charles Guillemot est un peintre français d'histoire et de portraits. Né à Paris en novembre 1786, il est mort dans la même ville, le 18 novembre 1831[1].

Dès l'âge de 12 ans, il est élève de Jacques-Louis David, il aurait été aussi élève d'Allais[2].

BiographieModifier

Le 26 août 1807, La Gazette nationale ou le Moniteur universel signale qu'il a reçu un prix aux Écoles spéciales des Beaux-arts[3].

En 1808, il concourt pour le prix de Rome et reçoit le troisième prix.

Il séjourna 6 ans à la Villa Médicis.

Les éléments manquent pour établir pour l'instant une biographie plus complète. On notera seulement qu'en 1769 à Avallon, une sœur du peintre Antoine Vestier épousa un Edmé Guillemot.

D'après les livrets des Salons ses domiciles parisiens sont en 1814, 15, rue du Plâtre Saint-Jacques, (actuelle rue Domat), de 1817 à 1822, 49, quai des Grands-Augustins, de 1824 à 1827,14, rue d’Assas .

SalonsModifier

Guillemot expose aux Salons parisiens de 1814 à 1833[4] et aux salons de la ville de Douai.

Paris : 1814, 1817, 1819, 1822, 1824, 1827, 1831, 1833.

Œuvres conservées dans des institutions publiquesModifier

 
Mars et Vénus Surpris par Vulcain
 
Erasistrate découvre la maladie d'Antiochus
  • Aix-en-Provence,
    • musée Granet, Le roi René signant une lettre de grâce, 1824.
    • musée Granet, Le Christ apparaissant aux trois Maries, 1831[5].
  • Indianapolis, Indianapolis Museum of art, Mars et Vénus Surpris par Vulcain, 1827, n° d'inventaire : 80.156.
  • Montauban, musée Ingres, Mars attiré par l'Amour surprend Rhéa Sylvia endormie, 1819, dépôt du Louvre[6]
  • Paris, École nationale supérieure des Beaux-arts, Erasistrate découvre la cause de la maladie d'Antiochus, 1808.
  • Paris, Église Saint-Sulpice, Saint Vincent de Paul assistant Louis XIII à ses dernières heures, fresque.
  • Paris, musée Carnavalet,
    • L'Assomption de la Vierge, Esquisse pour la chapelle du lycée Louis-le-Grand, 1828, n° d'inventaire: PPP4593.
    • Le Christ descendu de la Croix, Esquisse pour l'église Saint-Thomas-d'Aquin, vers 1819, n° d'inventaire : PPP4592.
  • Pise, musée municipal[7]. Copie d'un tableau de Sodoma pris par Denon pour le musée Napoléon[8].
  • Rennes, musée des Beaux-arts, Sapho et Phaon, 1819, œuvre détruite.

Critique d'Auguste JalModifier

« M. GUILLEMOT.

Clémence de Marc-Aurèle.

Quelques provinces d'Asie, soumises au joug romain, s'étant révoltées contre l'autorité de Marc-Aurèle, celui-ci fit traduire les principaux moteurs de la rébellion à son tribunal auguste. Les coupables attendaient la mort ; mais l'empereur, pensant qu'il s'attacherait, par la clémence, des peuples conquis, qu'il réduirait peut-être au désespoir par des rigueurs, ordonna qu'on lui apportât toutes les preuves de la conspiration, les fit brûler, et renvoya absous ses sujets reconnaissans. Trajan en avait usé ainsi dans une circonstance différente; Napoléon les imita tous deux en Prusse; les ministres de Louis XVIII répudièrent ces souvenirs historiques, et des tètes roulèrent sur l'échafaud. S'il est au conseil-d’état quelques anciens courtisans de 1816, les tableaux de MM. Guillemot et Bouillon leur seront un reproche de tous les jours; et sous ce point de vue, quel que soit d'ailleurs leur mérite, ils auront une sorte d'utilité ; ce sera le remords poursuivant la conscience.

L'ouvrage de M. Guillemot est sagement conçu, mais, selon bien des gens, d'une manière un peu commune ; la couleur en est froide et monotone. On y remarque encore plus l'absence de grandes qualités que la choquante apparence de grands défauts. L'auteur a beaucoup mieux réussi dans le Marc-Aurèle que dans le Combat d'Hercule et de Mars sur le corps de Cycnus, et surtout dans Acis et Galathée et dans Mars et Vénus. Ces deux derniers tableaux sont du plus mauvais goût ; on dirait un héritage de quelque peintre de 1760. Quant au combat d'Hercule et de Mars, il y a des parties d'étude estimables; mais l'ensemble est d'une froideur insupportable. Ce sont des académies arrangées pour le théâtre, et qui fourniraient un tableau final de mélodrame ou d'opéra. Les deux meilleures figures du tableau de Marc-Aurèle sont celles des conspirateurs placés à la droite du trône de l'empereur; pour l'homme au manteau lilas si durement plissé , il est fort médiocre. Le bras gauche du licteur qui anéantit les témoignages de la conjuration, et la tète de l'Asiatique à genoux, le plus près du cadre à droite, sont des détails estimables. M. Guillemot a une revanche à prendre ; je souhaite qu'il gagne en 1830 autant qu'il a perdu en 1827, et qu'il oublie l'auteur d'Acis et de Vénus pour se rappeler celui du Christ descendu de la croix(1).

Note 1 : Exposé au Louvre en 1817; maintenant à l'église de Saint-Thomas-d'Aquin. C'est un tableau qui promettait un peintre distingué. »

— Auguste Jal, Esquisses, croquis, pochades, ou, Tout ce qu'on voudra, sur le Salon de 1827, Paris, Dupont, 1828, p. 415-417.


BibliographieModifier

  • 1831, Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, p. 342[9].
  • 1853, Frédéric de Clarac, Description historique et graphique du Louvre et des Tuileries, Paris, Imprimerie impériale, 1853, p. 558[10].
  • 1858, Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours..., Paris, Firmin -Didot, 1858, p. 719.
  • 1886, Michael Bryan, Dictionary of Painters and Engravers: Biographical and Critical, 1886, p. 611.

RéférencesModifier

  1. Fichier de l'état civil reconstitué, cote V3E/D703. Selon le site "Cimetières de France et d'ailleurs", il a été inhumé au cimetière du Montparnasse 4e division : [1]
  2. Cf. Hoefer.
  3. Ce journal indique que Guillemot est natif de Paris. [2]
  4. Exposition posthume.
  5. Lire en ligne sur Gallica : [3]
  6. Auparavant le tableau fut déposé au château de Compiègne, cf. Bryan.
  7. D'après le dictionnaire Bénézit, 3e édition, 1976. Il s'agit peut-être du Musée national San Matteo.
  8. Cf. Marie-Louise Blumer, « La Mission de Denon en Italie », Revue des études napoléoniennes, juillet, 1934, p.252-253. Lire en ligne [4]
  9. Lire en ligne sur Gallica : [5]
  10. Lire en ligne : [6]

Lien externeModifier