Rue de l'Ouest

rue de Paris, France

14e arrt
Rue de l'Ouest
Image illustrative de l’article Rue de l'Ouest
Rue de l'Ouest vue depuis la rue d'Alésia.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Plaisance
Début Avenue du Maine
Fin Rue d'Alésia
Morphologie
Longueur 925 m
Largeur 10 m
Historique
Création 29 août 1845
Géocodification
Ville de Paris 6894
DGI 6978
Géolocalisation sur la carte : 14e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 14e arrondissement de Paris)
Rue de l'Ouest
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l'Ouest

La rue de l'Ouest est une rue du 14e arrondissement de Paris, en France, proche de la gare de Paris-Montparnasse (gare reliant justement l'ouest de la France).

Situation et accèsModifier

La rue de l'Ouest suit une direction globale nord-est/sud-ouest de façon assez rectiligne. Elle traverse un quartier réaménagé dans les années 1970, la zone d'aménagement Guilleminot-Vercingétorix.

La numérotation des bâtiments débute au nord-est de la rue de l'Ouest, à partir de l'avenue du Maine ; les numéros impairs 1 bis à 147 et pairs 2 à 134 sont utilisés.

La rue de l'Ouest est desservie par les stations Gaîté (au début, sur l'avenue du Maine), Pernety (vers le milieu) et Plaisance (à la fin).

Origine du nomModifier

Son voisinage avec la gare Montparnasse qui dessert l'ouest de la France lui a fait donner son nom.

HistoriqueModifier

Avant l'extension de Paris en 1860, cette rue faisait partie de la commune de Vaugirard et était l'ancienne rue principale du hameau de Plaisance.

Après l'annexion de cette commune par Paris il y eut, de 1860 à 1868, deux rues de l'Ouest qu'il convient de ne pas confondre.

L'ancienne rue de l'Ouest (quartier du Luxembourg)Modifier

L'ancienne rue de l'Ouest a été percée sous le Consulat dans l'ancien 11e arrondissement de Paris, quartier du Luxembourg. Ouverte en 1803, elle tenait son nom de sa situation par rapport au jardin du Luxembourg[1] et de la pépinière établie à l'emplacement de l'ancien enclos des Chartreux, et par opposition à l'ancienne rue de l'Est (actuel boulevard Saint-Michel) qui bordait ce terrain sur sa limite orientale. Située dans le prolongement de la rue d'Assas, elle fusionna avec celle-ci en 1868.

Voies rencontréesModifier

La rue de l'Ouest rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Bâtiments remarquables, et lieux de mémoireModifier

  • No 6 : (ancienne numérotage) de 1909 à 1910 l'artiste peintre galloise Gwen John (1876-1939) loge dans une maison portant ce numéro avant sa disparition au début des années 1970 dans l'opération d'aménagement de la ZAC Jean-Zay. Elle s'installe à Meudon en 1910, mais conserve ce logement comme atelier jusqu'en 1918[2]
  • No 17 : emplacement de « La Mandragore » (1960), première librairie ouverte par le graveur, dessinateur et peintre François Béalu (1932-2020).
  • No 23 : c'est après cette porte cochère que Denis Lavant débute sa course dansée, accompagné par la chanson Modern Love de David Bowie, dans le film Mauvais sang de Leos Carax. L'acteur remonte la rue en coupant successivement les rues Jules-Guesde et du Texel.

« La scène de la course est arrivée à mi-tournage, on devait être à la fin de l’automne 85. J’avais peur de manquer de souffle, d’autant qu’on fumait cigarette sur cigarette pour cacher la buée : encore un film censé se passer en pleine canicule, qu’on a tourné par grand froid ! On a tourné la scène rue de l’Ouest, près de la gare Montparnasse, une rue qui a été entièrement refaite depuis mais qui était telle quelle, les palissades retravaillées par la déco. »

— Denis Lavant, « Denis Lavant, Christophe Honoré, Barbara Carlotti… : leur Bowie à eux », Télérama, 6 mars 2013.

  • No 32 : en 1882, Paul Cézanne (1839-1906) disposait d'un appartement à cette adresse[3].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Félix Lazare, Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844, p. 511 (online)
  2. Maria Tamboukou : Introduction : Mapping Gwen John : Lives, Lines and Images, In Nomadic Narratives, Visual Forces: Gwen John’s Letters and Paintings, Peter Lang, 2010, p. 7.
  3. Paul Cézanne, Denis Coutagne, Gilles Chazal, Cézanne et Paris, Musée du Luxembourg, 2011, p. 19.