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Albert Spalding (violoniste)

violoniste américain
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Albert Spalding
Albert Spalding 1911.jpg
Albert Spalding en 1911
Biographie
Naissance
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Albert Spalding en 1915

Albert Spalding (Chicago, Illinois, New York, ) est un violoniste et compositeur américain[1].

Sommaire

BiographieModifier

La mère d'Albert Spalding, Marie Boardman, était une contralto et pianiste[2]. Son père, James Walter Spalding, et son oncle Albert Spalding, étaient des joueurs professionnels de baseball, qui ont fondé l'entreprise Spalding, spécialisée dans la fourniture d'équipements sportifs.

Spalding a fait des études privées de violon à New York et Florence, puis aux conservatoires de Paris et de Bologne (it). Il a obtenu son diplôme dans ce dernier conservatoire, à l'âge de quatorze ans. Il a fait ses débuts à Paris le 6 juin 1906, puis il s'est produit avec succès à Londres et Vienne. Sa première apparition comme soliste en Amérique a eu lieu avec le New York Symphony le 8 novembre 1908. Un an plus tard il jouait en soliste avec l'Orchestre philharmonique de Dresde quand cet orchestre a fait une tournée aux États-Unis. En 1916, Spalding est devenu membre d'honneur de la Phi Mu Alpha Sinfonia (en), une fraternité nationale pour les hommes rassemblés par et pour la musique. Pendant la Première Guerre mondiale, Spalding a servi dans la US Army Air Corps (à un moment donné comme aide-de-camp du major Fiorello LaGuardia) et a fini décoré de la Croix de la Couronne de l'Italie[3].

Peu de temps après son retour aux États-Unis, il a épousé Mary Vanderhoef Pyle le 19 juillet 1919, à Ridgefield, Connecticut. Le violoniste français Jacques Thibaud et André Benoist, l'accompagnateur de Spalding, ont joué au cours de la cérémonie[4]. En 1920, Spalding est apparu lors de la tournée européenne de l'Orchestre symphonique de New York (en). En 1922, il est devenu le premier violoniste américain à apparaître avec l'Orchestre du Conservatoire de Paris; un an plus tard, il était le premier américain à siéger à un jury au Conservatoire de Paris, en aidant à décerner des prix à la classe de terminales de violon. Le , il a créé le concerto pour violon de Samuel Barber à Philadelphie avec le Philadelphia Orchestra dirigé par Eugene Ormandy[5]. Ce concerto avait été écrit pour le violoniste Iso Briselli, qui finalement s'est désisté devant la difficulté du troisième mouvement. Albert Spalding a par contre accepté immédiatement de créer cette œuvre.

Lors la participation des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le secrétaire d'État adjoint Adolf Berle a exhorté avec succès Spalding d'accepter une affectation à l'Office of Strategic Services. Il a été affecté à Londres, pendant six semaines, puis a servi en Afrique du Nord jusqu'à ce qu'il soit déplacé à Naples où il a été attaché à la Psychological Warfare Division (en) du SHAEF[6]. En 1944, Spalding a donné un concert légendaire à des milliers de réfugiés terrifiés dans une grotte près de Naples lors d'un raid de bombardement[2].

Après un concert à New York le 26 mai 1950, Spalding a annoncé sa retraite de la scène. Par la suite, il a donné des classes de maître au Collège de Musique de l'Université de Boston et, pendant les mois d'hiver, à l'Université d'État de Floride. Il est mort à New York en 1953, à l'âge de 64 ans.

ŒuvresModifier

Spalding a écrit plusieurs œuvres musicales dont une suite pour orchestre, deux concertos de violon et un quatuor à cordes en mi mineur. Il a également écrit une autobiographie, Rise to Follow , publiée en 1943. Son roman sur Giuseppe Tartini, A Fiddle, a Sword, and a Lady, est paru en 1953.

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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RéférencesModifier

  1. Albert Spalding - Britannica Online Encyclopedia
  2. a et b The Stanford University Center for Computer Research in Music and Acoustics
  3. « No Silver Spoon », Time,‎ (lire en ligne)
  4. « Miss Pyle Married to Albert Spalding », The New York Times,‎ (lire en ligne [PDF])
  5. Meet the Music - Featured Work
  6. Albert Spalding