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Albert Le Bail

avocat et homme politique français
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Albert Le Bail
Fonction
Député
Finistère
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 54 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Jeannette Le Bail (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Parti républicain, radical et radical-socialiste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Albert Le Bail[note 1], né le 4 août 1898 à Quimper (Finistère), mort le 31 août 1952 à Paris, est un avocat et homme politique français d'orientation radicale, député du Finistère de 1932 à 1940.

Sommaire

BiographieModifier

Fils de Georges Le Bail, maire de Plozévet et parlementaire, et frère de Georges Le Bail-Maignan, Albert Le Bail fait des études de droit, interrompues en 1917 pour s'engager et combattre sur le front. Il les termine docteur en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques. Il devient avocat à la cour d'appel de Paris ; polyglotte, il plaide dans plusieurs pays européens.

En 1929, Albert Le Bail est élu conseiller municipal de Plonéour-Lanvern et devient adjoint au maire. Il est élu député (radical-socialiste) du Finistère en 1932, réélu en 1936. Il fait alors partie en 1936 des quinze députés élus en Bretagne signataires d'un « programme du Front Breton », qui vise alors à créer un groupe parlementaire breton à l'Assemblée nationale, et à défendre des lois en faveur de la régionalisation des institutions ou en faveur de l'enseignement de la langue bretonne[1]

Il siège, pendant ses deux mandats, à la commission de l'Enseignement, des Beaux-Arts et de la Marine. Il consacre son importante activité parlementaire à la défense de la marine marchande, de la pêche, et des producteurs de pommes de terre. En 1936, il entre au conseil d'administration de la Caisse des Monuments historiques.

En 1939, il s'engage de nouveau, combat en Belgique et aux Pays-Bas, puis rentre en France après l'armistice.

Le 10 juillet 1940, il vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Installé en Bretagne, il participe ensuite à la résistance dans le Finistère et à la libération de la zone Audierne-presqu'île de Crozon.

Délégué à l'Assemblée consultative provisoire en 1944, il est battu aux élections législatives de 1945.

Il épouse Jeanne (dite Jeannette) Cabouat, résistante durant la Seconde Guerre mondiale — dont postérité[2]. Ils divorcent en 1949[3].

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Pour l'état civil : « Albert Henri Eugène Le Bail »

RéférencesModifier

  1. Alain Déniel, Le Mouvement breton (1919-1945), Paris, Maspero, , 451 p. (ISBN 978-2707108265, lire en ligne), p. 185
  2. Lucie Tesnière, Madame, vous allez m'émouvoir : une famille française à travers deux guerres mondiale, Paris, Flammarion, (ISBN 978-2-08-143759-3), p. 12.
  3. Tesnière 2018, p. 390.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • « Albert Le Bail », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958, La Documentation française
  • Pierre Miquel, Les quatre-vingts, éd. Fayard, 1995.

Liens externesModifier