Al-Malik ar-Rahim Khusraw Firuz

Abû Nasr al-Malik ar-Rahîm Khusraw Fîrûz[1] (Le roi clément) est né en 1009[2]. Il est le fils de sultan ad-Dawla émir bouyide d'Irak et du Fars. Il succède à son frère `Imâd ad-Dîn Marzûban en 1048 comme émir d'Irak. Il est démis par le seldjoukide Tuğrul Ier Bey en 1055. Il meurt en captivité en 1058[3].

Al-Malik ar-Rahim Khusraw Firuz
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
Père
Fratrie
Abu Mansur Fulad Sutun (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

En mars 1044[4], Jalâl ad-Dawla meurt. `Imâd ad-Dîn annexe l'Irak. Il a cependant quelques difficultés à contrôler la région. Il préfère rester à Ahvaz plutôt que de s'installer à Bagdad. À Ispahan les Kakouyides connaissent des problèmes de succession : deux frères se disputent le pouvoir. `Imâd ad-Dîn, essaie de les soumettre à son autorité mais ceux-ci préfèrent se mettre sous la protection des Seldjoukides. Cette situation incite les Seldjoukides à pousser leur avantage. `Imâd ad-Dîn préfère négocier et créer une alliance matrimoniale. Le gouverneur de Kermân se soumet aux Seldjoukides.

`Imâd ad-Dîn meurt en octobre 1048. Son plus jeune frère Abû Mansûr Fûlâd Sutûn prend le Fars et Abû Nasr Khusraw Fîrûz prend l'Irak avec le titre de al-Malik ar-Rahîm (Le roi clément). Les deux frères se disputent la prééminence. Al-Malik ar-Rahîm conquiert Chiraz. Il doit repartir pour Bagdad à cause de troubles dus à l'accroissement des rivalités entre les troupes turques et les Daylamites. Pendant cette période l'Oman est perdu pour les Bouyides.

En 1051 ou 1052, Al-Malik ar-Rahîm prend le Fars à son frère Abû Mansûr Fûlâd Sutûn. Il désigne alors un autre frère Abû Sa`d Khusraw Châh comme gouverneur de la province. Chiraz est prise par les Seldjoukides en 1054 et Abû Mansûr Fûlâd Sutûn y revient comme vassal de Tuğrul Bey.

Tuğrul Bey décide de mettre fin à la présence Bouyide en Irak. Le , il arrive à Bagdad habillé en pèlerin pour La Mecque. À son retour il révèle qu'il voulait se rendre compte par lui-même. Le calife Al-Qâ'im qui avait d'abord préféré les Bouyides aux Seldjoukides malgré leur islam sunnite, déclare que le nom de Tuğrul Bey doit être cité avant celui d'Al-Malik ar-Rahîm dans le sermons du vendredi faisant de l'émir un vassal des Seldjoukides.

À peine une semaine plus tard, les habitants de Bagdad commencent à se plaindre des exactions des troupes seldjoukides et demandent leur expulsion de la ville. Tuğrul Bey fait venir Al-Malik ar-Rahîm dans son camp pour négocier une sortie de crise. Quand il arrive, il est accusé de se conduire mal à l'égard des troupes seldjoukides. Il est arrêté malgré les protestations du calife. Al-Malik ar-Rahîm est le dernier souverain Bouyide d'Irak.

Al-Malik ar-Rahîm meurt en 1058 ou 1059 pendant sa captivité à Ray.

Notes et référencesModifier

  1. arabe : ʾabū naṣr al-malik ar-raḫīm ḫuraw fīrūz ben ʿimād ad-dīn marzubān, أبو نصر "الملك الرحيم" خسرو فيروز بن عماد الدين مرزبان, le roi clément
  2. http://www.hukam.net, (ar) البويهيون/بنو بويه/آل بويه/الديلميون في بغداد, Les Bouyides / Les Banû Bûyah / Les Daylamites en Irak
  3. http://www.hukam.net, ibidem
  4. cha`bân 435 A.H. d'après Tilman Nagel, ibidem

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, (ISBN 978-2-13-054536-1), article Bouyides, pp. 166–168.