Agrégation de sciences de la vie - sciences de la Terre et de l'Univers

En France, l'agrégation de sciences de la vie - sciences de la Terre et de l'Univers (SV-STU) est une des sections du concours de l’agrégation permettant de devenir professeur de sciences de la vie et de la Terre (SVT). Elle a pris successivement les appellations d’agrégation de sciences naturelles, (issue de l’agrégation de physique-sciences naturelles elle-même issue de l’agrégation des sciences), puis d’agrégation de science de la vie et de la Terre avant que son intitulé actuel entre en vigueur lors de la session 2002.

HistoriqueModifier

En 1841, la scission de l’agrégation des sciences – qui existait depuis 1821[1] – donne naissance à l’agrégation de mathématiques et à une agrégation de physique-sciences naturelles[2], qui sera elle-même à nouveau scindée pour donner l’agrégation de sciences naturelles qui est créée en 1881[1].

À partir de 1959, cette agrégation de science naturelles comprend deux options : sciences biologiques et sciences de la Terre[1]. Elle perdure sous ce nom jusqu’à la session de 1994[3] et prend le nom d’agrégation de science de la vie et de la Terre à partir de la session 1995[4].

L’intitulé « Section Sciences de la Vie et de la Terre » est remplacé par : « Section Sciences de la Vie - Sciences de la Terre et de l'Univers »[5] à partir de la session 2002[6].

Mode de recrutementModifier

  • Chaque candidat inscrit à temps est autorisé à concourir, sous réserve d'être titulaire d'un Master à la date de publication des résultats d'admissibilité[7]. Un candidat peut choisir de suivre une formation spécifique de préparation à l'agrégation SV-STU, ou la passer en tant que candidat libre.
  • Deux séries d'épreuves se déroulent :
    • Les épreuves d'admissibilité : trois écrits (secteurs A, B, C), coefficient 2 chacun, cinq heures chacun. Les candidats ayant dépassé une note fixée par le jury à ces épreuves sont autorisés à passer les épreuves d'admission. Ils sont dits « admissibles ». L'épreuve consiste en une dissertation pour chaque écrit. Le sujet ne comporte généralement pas de documents et est limité à quelques mots (exemple de sujet en 2014 : "la co-évolution."). Une introduction, un développement structuré et une conclusion sont attendus. L'exposé doit incorporer un certain nombre de schémas et une démarche scientifique, les SVT étant une science expérimentale.
    • Les épreuves d'admission (nature, durée, coefficients dépendant du secteur choisi : cf. infra)
      • Deux épreuves de travaux pratiques : option et contre-option.
      • Deux épreuves orales : option et contre-option.

Structure en secteursModifier

Jusqu'à une époque récente, cette agrégation comportait trois secteurs : zoologie, botanique et géologie.

Désormais, botanique et zoologie sont fondus en un seul secteur B (biologie des organismes), le secteur A regroupe la biologie moléculaire et cellulaire, le secteur C les sciences de la Terre et de l'Univers. Le choix d'un secteur induit un coefficient légèrement différent de l'épreuve orale face aux secteurs non choisis[8].

Selon le choix de secteur du candidat, pour les épreuves d'admission, le candidat passera une épreuve d'option et une de contre-option. L'épreuve de contre-option est au choix parmi les secteurs A et B si l'option est C ; si l'option est A ou B, la contre-option est obligatoirement C.

Les épreuves d'admission sont des travaux pratiques (option : 6 h, coef. 3 ; contre-option : 4 h, coef. 2), et un oral (option : 50 minutes d'exposé et 30 minutes d'entretien, coef. 5 ; contre-option : 1 h 30, coef. 4)

LauréatsModifier

Un concours sélectifModifier

  • Les postes :
Nombre de postes à l'agrégation SV-STU[9]
Années 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Postes 154 154 154 154 130 150 155 160 165 177 198 160 160 105 105 87 87 80 65 70 80 85 101
  • Depuis 1996, tous les postes ont été pourvus chaque année.
  • Pour mémoire, le nombre d'inscrits en 2013 s'élevait à 1 729, pour 705 présents lors de l'écrit, 180 admissibles et 80 admis, soit un taux de réussite de 4,6 % (en termes d'inscrits) ou de 11,3 % (en termes de présents)[9].

Orientations de l'agrégationModifier

Il est attendu du candidat de solides connaissances, mais aussi la maîtrise de la démarche expérimentale. Une connaissance de base bien assimilée est généralement mieux valorisée qu'un savoir fait de détails mais mal intégré.

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. a b et c André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 | Ressources numériques en histoire de l'éducation », sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  2. Denis Peiron, « A quoi sert encore l’agrégation ? », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  3. France, Agrégation : rapport [du président du jury] , Sciences naturelles, Institut pédagogique national S.E.V.P.E.N Institut national de recherche et de documentation pédagogiques, coll. « Agrégation. Sciences naturelles. Rapports de jury de concours », 1955-1994 (lire en ligne)
  4. France, Agrégation. Sciences de la vie et de la terre. Rapports de jurys de concours., Centre national de documentation pédagogique, (lire en ligne)
  5. Arrêté du 15 juillet 1999 modifiant l'arrêté du 12 septembre 1988 modifié fixant les modalités des concours de l'agrégation (lire en ligne)
  6. Arrêté du 22 mai 2000 reportant la date de mise en place de la section « sciences de la vie-sciences de la Terre et de l'Univers » des concours externe et interne de l'agrégation (lire en ligne)
  7. site du ministère de l'éducation nationale
  8. svt-agregation.scola.ac-paris.fr
  9. a et b Rapport 2013