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Agence nationale de réglementation des télécommunications

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir ANRT.

Agence nationale de réglementation des télécommunications
logo de Agence nationale de réglementation des télécommunications
Logo de l'ANRT

Création février 1998
Fondateurs État marocain
Siège social Rabat
Drapeau du Maroc Maroc
Direction Az-El-Arabe Hassibi (DG)
Filiales Institut national des postes et télécommunications
Site web [1]

L'agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) est un établissement public marocain visant à réguler les télécommunications au Maroc. L'ANRT est instituée auprès du Premier ministre et dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière.

Sommaire

HistoriqueModifier

L'ANRT a été créé en février 1998, en application de la Loi no 24-96 relative à la Poste et aux Télécommunications[1].

MissionsModifier

 
PCIe carte d'extension par ANRT certificat

Les missions de l'ANRT consistent à[2] :

  • Créer les conditions d'une concurrence saine et loyale et veiller à son maintien ;
  • Contribuer à l’évolution du cadre législatif et réglementaire pour un développement harmonieux du secteur ;
  • Gérer pour le compte de l'État certaines ressources rares relevant du domaine public ;
  • Accompagner le développement du secteur par le biais de la formation et la promotion de la recherche ;
  • Contribuer à la dynamique de progrès et de développement du pays par ses actions citoyenne.

Téléphonie mobile au MarocModifier

La téléphonie mobile a vu le jour au Maroc avec la restructuration et la réglementation du secteur dans les années 1990, aujourd'hui le pays compte trois opérateurs proposant des solutions de téléphonie mobile, il s'agit de l'opérateur historique Maroc Telecom, Orange et Wana Corporate. Un projet de lancement d'opérateurs virtuels (MVNO) est en cours de réglementation par l'ANRT.

Au 31 décembre 2011, le Maroc compte 36,554 millions d'abonnés, soit un taux de pénétration de 113,57 %[3].

Rang Opérateur Technologie Abonnés
(en millions)
Part de marché
(en %)
Propriété
1
Maroc Telecom
HSDPA, GSM
17,126
46,85
Etisalat (53,09 %)

État marocain (30,00 %)

Flottant en bourse (16,82 %)

Personnel (0,01 %)

Auto-détention (0,08 %)

2
Orange
HSDPA, GSM
12,035
32,92
Orange (49 %)

Finance Com (25,5 %) CDG (25,5 %)

3
Inwi
GSM, EDGE
7,393
20,23
SNI

Zain

Al Ajial Holding

InternetModifier

À la date du 31 décembre 2011 le Maroc compte 3 182 116 d'abonnés internet tous types de connexions confondus[4].

Sur le marché de l'ADSL seul Maroc Télécom est présent avec 99,87 % des abonnés (589 678), le dégroupage engagé en janvier 2008 n'a pas apporté la concurrence escomptée, et le monopole de Maroc Télécom subsiste.

Sur le marché de l'internet 3G, il y a 2 590 534 clients, les parts de marché sont reparties ainsi :

Classement FAI Type réseau Part de marché %
1 Maroc Télécom HSDPA 42,53
2 Orange HSDPA 34,99
3 Inwi CDMA EV-DO 22,48

Échec du fixe et du dégroupageModifier

Le fixe filaire fut un échec pour le régulateur marocain, en septembre 2011, le nombre de clients ne dépasse pas 1 262 836[5] (pour un pays qui compte 30 millions d'habitants)[6]

Depuis 2004, au lieu de progresser, le parc est au contraire passé de 1 308 569 lignes[7] pour atteindre 1 262 836 lignes en septembre 2011, soit une perte de quelque 45 733 clients en sept ans.

L'autre échec du régulateur, fut son incapacité à attirer de nouveaux entrants sur ce segment malgré l'octroi de licences fixe a Orange et a Wana, Maroc Télécom est en position de monopole, ce qui lui permet d'être le seul à pouvoir proposer de l'ADSL[8] ou des offres triple play.

L'ANRT a procédé à une baisse des prix des tarifs de dégroupage total pour encourager les autres FAI à concurrencer l'opérateur historique, le prix est passé de 100DH HT/mois en juillet 2010[9] à 73DH HT/mois en janvier 2011[10]. L'agence est en train de mettre les derniers ajustements a un projet de loi[11] pour mieux encadrer le dégroupage (septembre 2011).

PortabilitéModifier

La portabilité permet de changer d'opérateur sans changer de numéro, dans un délai officiel de quatorze jours. En pratique, les délais sont au minimum d'un mois.[réf. souhaitée]

Blocage des appels en VOIPModifier

L'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) a décidé, en janvier 2016, de bloquer les appels en VOIP en avançant que, outre le manque à gagner, en termes de chiffres d’affaires, résultant pour le marché national des télécommunications du fait de l’utilisation des services gratuits de téléphonie sur IP, sous prétexte que ces derniers ne remplissent pas toutes les conditions requises pour être en conformité avec la réglementation en vigueur[12].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier