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Ne doit pas être confondu avec Shakespeare.
Adrien Sacquespée
Sacquespée le martyre de St Adrien.jpg
Le martyre de Saint Adrien (1659), musée des beaux-arts de Rouen.
Naissance
Décès
Activité
Maître

Adrien Sacquespée, né le à Caudebec-en-Caux, mort le , est un peintre français, actif à Rouen.

BiographieModifier

Vers , Adrien Sacquespée est l'élève du peintre François Garnier à Paris, avant de quitter la capitale et de retourner en Normandie. Fixé à Rouen, il reçoit plusieurs commandes, essentiellement de la part du milieu ecclésiastique. Il réalise ainsi dans les années 1650, plusieurs tableaux d'autels, parmi lesquels Le Martyre de saint Adrien (, musée des beaux-arts de Rouen). Sa peinture se caractérise alors par un certain archaïsme, Sacquespée proposant des figures contorsionnées rappelant le maniérisme, auxquelles s'ajoutent une certaine naïveté des expressions.

Il est reçu comme maître-peintre en 1654, et devient maître de la confrérie de Saint-Luc en . Il reçoit dès lors plusieurs commandes d'ampleur, aux compositions ambitieuses. Il exécute ainsi Saint Bruno en oraison (, musée des beaux-arts de Rouen), remarquable par ses diagonales audacieuses et l'intensité dramatique que procure une recherche savante de l'éclairage.

Il peint à fresque, autour du chœur de l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle, tous les saints du monastère.

Malgré un style changeant, il fut très apprécié des amateurs, attirés par sa verve imaginative et par son sens de la narration. Il développa également un certain talent pour la poésie et fut couronné sept fois aux concours de l'Académie des Palinods de Rouen[1] pour des ballades et des chants royaux, lors de ses participations, entre et .

Son fils, Pierre Sacquespée, fut également peintre. Il reste de lui La Mort d'Ananias conservée dans l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Saint Mathurin exorcisant l'impératrice Théodora, Abbatiale Saint-Ouen de Rouen.

Le musée des beaux-arts de Rouen possède sept tableaux du peintre soit plus du tiers du corpus connu[2].

  • Sainte Clotilde construisant l'abbaye des Andelys, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, église Saint-Léger.
  • Baptême de Clovis, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, église Saint-Léger.
  • Le Jugement de Salomon, Sucy-en-Brie, église Saint-Martin.
  • Saint Bernard au concile d'Étampes (attribué à François Tavernier ou Adrien Sacquespée), Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
  • Saint Grégoire le grand (attribué à Adrien ou Pierre Sacquespée), Rouen, Église Saint-Maclou .
  • Saint Mathurin exorcisant l'impératrice Théodora, (attribué à Adrien ou Pierre Sacquespée), Rouen, abbatiale Saint-Ouen.
  • Glorification de saint François de Sales, Rouen, couvent de la Visitation.
  • Autoportrait, vers , musée des beaux-arts de Rouen.
  • Le Christ en croix, 1656, musée des beaux-arts de Rouen.
  • Le Martyre de saint Adrien, , musée des beaux-arts de Rouen[3].
  • L'Apparition du Christ à saint Pierre, , musée des beaux-arts de Rouen.
  • Le Christ pleuré par le Vierge et par saint Jean, dit autrefois Descente de croix, vers -, musée des beaux-arts de Rouen.
  • Chartreux ensevelis sous la neige, vers - , musée des beaux-arts de Rouen.
  • Saint Bruno en oraison, , musée des beaux-arts de Rouen.
  • Le Massacre des premiers nés d'Égypte, avant , Saint-Aubin-d'Écrosville, église Saint-Aubin.
  • Le Père Eternel, avant , musée des beaux-arts de Rouen.
  • Grand portrait d'un membre de la compagnie de Jésus, église de Sainte-Gertrude.

Notes et référencesModifier

  1. Théodore-Éloi Lebreton, Biographie rouennaise, Rouen, Le Brument, , p. 330-331.
  2. D. Bakhuÿs, Rouen, le Christ en croix d'Adrien Sacquespee, Dossier de l'art n° 228, avril 2015, p. 94-97.
  3. Notice sur la base Joconde.