Abel Rey

philosophe et historien des sciences français

Abel Rey ( à Chalon-sur-Saône - décédé à Paris le ) était un philosophe français et historien de la science. À la fois agrégé de philosophie et licencié ès sciences, il est à l'origine de l'Institut Français d'Histoire des Sciences et des Techniques. Il a secondé Henri Berr à la tête du Centre international de synthèse et a largement contribué à maintenir le rythme de publication de cette institution dans l'Entre-deux-guerres.

Abel Rey
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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François Abel ReyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Aperçu biographiqueModifier

Il étudie à la Sorbonne, à la fois la philosophie sous la direction d’Émile Boutroux, et les mathématiques sous la direction d'Émile Picard et Paul Tannery. Il obtient la licence ès sciences[1], et réussit l'agrégation de philosophie[2] en 1896. Il enseigne ensuite dans plusieurs lycées de province tout en préparant sa thèse de doctorat (« La Théorie de la physique chez les physiciens contemporains ») sous la direction d’Émile Boutroux. Nommé Maître de conférences à la faculté de Dijon, il y crée un laboratoire de psychologie expérimentale[1]. Au début des années 1920, Abel Rey succède à Gaston Milhaud comme professeur d'histoire de la science à la Sorbonne. Par son action dans la politique de recherche du pays, il est à l'origine de l'Institut d'histoire des sciences et des techniques, destiné à promouvoir la coopération entre les sciences et la philosophie. Il a encadré les travaux de thèse de Gaston Bachelard, qui lui succède à la Sorbonne en 1940.

BibliographieModifier

  • L'énergétique et le mécanisme au point de vue des conditions de la connaissance, Paris, F. Alcan, (réimpr. 1923).
  • Leçons élémentaires de psychologie et de philosophie, E.Cornély, 1903
  • La théorie de la physique chez les physiciens contemporains, éd. Félix Alcan, Paris, 1907
  • La philosophie moderne, éd. Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1908
  • Psychologie, suivie de notions sommaires d'esthétique, F.Rieder, 1916
  • Logique et morale, suivies de notions sommaires de philosophie générale, F.Rieder, 1916
  • Eléments de philosophie scientifique et morale, 1925
  • Le retour éternel et la philosophie de la physique, éd. Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1927
  • Coup d'œil sur la médecine égyptienne, 1928
  • La science dans l'antiquité, dans L'évolution de l'humanité tomes 1-5
    • La Science orientale avant les Grecs (1930)
    • La jeunesse de la science grecque (1933)
    • La maturité de la pensée scientifique en Grèce (1939)
    • L'apogée de la science technique grecque : les sciences de la nature ; les mathématiques d'Hippocrate à Platon (1939)
    • L'apogée de la science technique grecque : l'essor des mathématiques (posthume, 1946)
  • Les mathématiques en Grèce, au milieu du Ve siècle, 1935

AnnexesModifier

SourcesModifier

  • Léon Brunschvicg, « Abel Rey », Thalès, no 4,‎ , p. 7-8
  • Anastasios Brenner, « Réconcilier les sciences et les lettres : Le rôle de l'histoire des sciences selon Paul Tannery, Gaston Milhaud et Abel Rey », Revue d'histoire des sciences, vol. 58, no 2,‎ , p. 433-454 (lire en ligne)
  • Dictionary of Scientific Biography, vol. 11, pp. 388–389
  • Christoph J. Scriba, Joseph W. Dauben - Writing the History of Mathematics - Its Historical Development, éd. Birkhaüser Publ., Bâle, 2002

NotesModifier

  1. a et b D'après Anastasios Brenner, « L’épistémologie historique d’Abel Rey », Revue de métaphysique et de morale, vol. 2, no 90,‎ , p. 159-176. (DOI 10.3917/rmm.162.0159., lire en ligne)
  2. Reçu 2e en 1896, d'après André Chervel, « Les Agrégés de l'enseignement secondaire - Répertoire 1809-1960 », (consulté le 21 mai 2020).

Liens externesModifier