Abdulrazak Gurnah

romancier tanzanien

Abdulrazak Gurnah[1], né le à Zanzibar, est un romancier tanzanien écrivant en anglais et vivant au Royaume-Uni. Ses plus célèbres romans sont Paradise (1994), présélectionné pour le Booker et le Whitbread Prize, Desertion (2005) et By the Sea (2001), présélectionné pour le Booker et pour le Los Angeles Times Book Prize[2].

Abdulrazak Gurnah
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Abdulrazak Gurnah en 2009.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Abdulrazak GurnahVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
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Autres informations
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RCW Literary Agency (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales
Desertion (d), Paradise (d), Gravel Heart (d), By the Sea (d), The Last Gift (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

En 2021, il reçoit le prix Nobel de littérature pour son œuvre mettant en lumière le colonialisme et, selon le comité Nobel pour « son récit empathique et sans compromis des effets du colonialisme et le destin des réfugiés pris entre les cultures et les continents »[3].

BiographieModifier

Né sur l'île de Zanzibar, Gurnah doit fuir son pays quand il a 18 ans car il appartient à la communauté persécutée de Zanzibariens d'origine arabe[4]. Il part pour la Grande-Bretagne, et y devient étudiant, en 1968[1].

De 1980 à 1982, il enseigne à l'université Bayero de Kano (en) au Nigeria[5]. Il rejoint ensuite l'université du Kent, où il obtient son doctorat en 1982. Il y était professeur et directeur des études supérieures au sein du département d'anglais jusqu'à son départ à la retraite. Son principal intérêt académique est l'écriture postcoloniale et les discours associés au colonialisme, en particulier en ce qui concerne l'Afrique, les Caraïbes et l'Inde.

Gurnah a supervisé des projets de recherche sur l'écriture de Salman Rushdie, V. S. Naipaul, G. V. Desani (en), Anthony Burgess, Joseph Conrad, George Lamming et Jamaica Kincaid.

LangueModifier

De langue maternelle kiswahili, Gurnah a commencé à écrire son œuvre en anglais quand il avait 21 ans[4]. Son style ressortit parfois à l’oralité[6].

ThèmesModifier

Dans ses romans, Gurnah aborde les thèmes de l'appartenance, du colonialisme, du déracinement, des migrations et de la mémoire[4], ainsi que ceux de l'incertitude identitaire[5].

ŒuvresModifier

  • Memory of Departure (1987)
  • Pilgrims Way (1988), roman qui se déroule au Royaume-Uni dans les années Thatcher[5]
  • Dottie (1990)
  • Paradise (1994)
    - traduit en français sous le titre Paradis par Anne-Cécile Padoux, Monaco-Paris, France, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs », 1999, 300 p. (ISBN 2-84261-163-2)
  • Admiring Silence (1996)
  • By the Sea (2001)
    - traduit en français sous le titre Près de la mer par Sylvette Gleize, Paris, Éditions Galaade, 2006, 313 p. (ISBN 2-35176-022-0)
  • Desertion (2005)
    - traduit en français sous le titre Adieu Zanzibar par Sylvette Gleize, Paris, Éditions Galaade, 2009, 282 p. (ISBN 978-2-35176-065-9)
  • The Last Gift (2011)
  • Gravel Heart (2017)
  • Afterlives (2020)

Comme éditeur scientifiqueModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b "Abdulrazak Gurnah", Literature, British Council.
  2. Gurnah, "A Note on the Author." In Desertion, Londres : Bloomsbury, 2006, p. 263.
  3. « Le Nobel de littérature revient au romancier tanzanien Abdulrazak Gurnah », sur RTBF Info, (consulté le ).
  4. a b et c Lizzy Attree, Nobel Prize winner Abdulrazak Gurnah: an introduction to the man and his writing , The Conversation (7 octobre 2021).
  5. a b et c G. Cingal, Abdulrazak Gurnah, prix Nobel, En attendant Nadeau (9 octobre 2021)
  6. Melanie Otto, Abdulrazak Gurnah: what you need to know about the Nobel prize-winning author, The Conversation (7 octobre 2021).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Profil, base de données des peuples africains

Liens externesModifier