Église catholique orthodoxe de France

une église catholique orthodoxe en France

Église catholique orthodoxe de France
Fondateur(s) Archimandrite Irénée et Évêque Jean
Autocéphalie ou autonomie
déclarée 1936
Primat actuel Archevêque Germain de Saint-Denis
Siège Drapeau de la France Paris
Territoire primaire France
Extension territoriale une trentaines de paroisses (auto-déclaré)[1]
Rite Liturgie selon Saint Germain de Paris restaurée
Langue(s) liturgique(s) Français

L'Église catholique orthodoxe de France (ECOF), également appelée Église orthodoxe de France, est un groupe religieux[2] pratiquant l'orthodoxie de rite occidental.

HistoireModifier

CréationModifier

L'ECOF est fondée en septembre 1927[3].

Dans l'Église orthodoxe russeModifier

De 1936 à 1953, l'ECOF fait partie de l'Église orthodoxe russe (ÉOR)[4].

Rupture avec l'ÉOR, entrée dans l'ÉORHFModifier

En 1957, l'ECOF entre dans l'Église orthodoxe russe hors frontières (ÉORHF)[4].

"En définitive, la Liturgie [célébrée selon le rite des Gaules] étudiée constitue une œuvre orthodoxe traditionnelle" conclut le rapport de la commission liturgique de l'Église russe hors frontière présidée en 1961 par l'archevêque Jean Maximovitch de San Francisco[5].

En 1966, il y a rupture entre l'ECOF et l'ÉORHF[4] ; selon l'ECOF, cette rupture s'est faite « pour des raisons de principe et d'incompatibilité idéologique » et ce « afin de préserver [l]a vocation occidentale et française [de l'ECOF] »[6].

Entrée dans le Patriarcat de Roumanie et sortieModifier

En 1967, l'Église catholique orthodoxe de France fête le quarantième anniversaire de sa création, en [3].

En 1970, mort d'Eugraph Kovalevsky (en) (aussi appelé Jean de Saint-Denis), premier hiérarque de l'Église orthodoxe de France depuis 1966.

En 1972, l'ECOF rejoint le Patriarcat de Roumanie[4]. En 1974, le Patriarcat de Roumanie fait de l'ECOF un de ses diocèses[7]. Le Patriarcat de Roumanie consacrera un évêque pour l'ECOF : Gilles Bertrand-Hardy, sous le nom de Mgr Germain de Saint-Denis[4].

En 1993, l'Église de Roumanie retire sa reconnaissance canonique à l'ECOF[8]. Le Patriarcat rompt donc la communion avec l'ECOF[4] et l'évêque Germain est réduit à l'état laïc "par le Saint-Synode de l'Église de Roumanie." Une partie des fidèles qui quittèrent à cause de cela l'ECOF ; la plupart de ces derniers qui la quittèrent rejoignit le Patriarcat de Roumanie[9]. En 1999, l'ECOF compte environ 4 000 fidèles[8].

Situation actuelleModifier

Le , le prêtre Jean-Louis Guillaud, désigné candidat à l'épiscopat par un vote des fidèles, est sacré évêque du groupe ECOF sous le nom de Benoît par l'ex-évêque Germain de Saint-Denis et l'évêque Cassien (Moukhine) de Marseille (anciennement dans l'Église orthodoxe russe en exil)[10].

Le même jour est formé le Synode de l’Église catholique orthodoxe de France[10].

Notes et référencesModifier

  1. https://eglise-orthodoxe-de-france.fr/lieux_de_culte_en_france/
  2. Vernette, Jean., Dictionnaire des groupes religieux aujourd'hui : religions, églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Presses universitaires de France, 2001, ©1995 (ISBN 2-13-052026-X, OCLC 56322322, lire en ligne), p. 22, 27, 34, 67-68, 165, 229
  3. a et b Jean d'Yvoire., « L'Église catholique orthodoxe de France fête le 40e anniversaire de sa création », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. a b c d e et f Anne-Laure Zwilling et Collectif, Les minorités religieuses en France, Bayard Culture, , 1152 p. (ISBN 978-2-227-49706-1, lire en ligne), « VII. Religion et société »
  5. « Commission 1961 – Eglise Catholique Orthodoxe de France » (consulté le )
  6. « À propos de l'Église catholique orthodoxe de France », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. « Protocole 1974 – Eglise Catholique Orthodoxe de France » (consulté le )
  8. a et b « Orthodoxie », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  9. « L'Orthodoxie en France », Études, no 399,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Situation canonique », sur Eglise Catholique Orthodoxe de France (consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier