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École nationale supérieure agronomique de Montpellier

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École nationale supérieure agronomique de Montpellier
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L’École nationale supérieure agronomique de Montpellier (ENSAM)[1], était l'une des trois écoles nationales supérieures agronomiques, placées sous la tutelle du ministre chargé de l'agriculture, ayant principalement pour mission la formation d'ingénieurs agronomes. Cette école fait maintenant partie de Montpellier SupAgro.

HistoireModifier

L'École nationale supérieure agronomique de Montpellier trouve ses premières origines dans une ferme école, créée en 1842 par Césaire Nivière, sur une exploitation située à La Saulsaie, sur la commune de Montluel dans le département de l’Ain. Elle devient une école régionale d’agriculture en 1848[2] avec pour objet de former des « chefs d’exploitation, propriétaire ou fermiers » et ses frais de fonctionnement étaient pris en charge par l’État. Mais à la suite de déconvenues financières, l’école est fermée en 1869 et déplacée à Montpellier qui s’offre à l’accueillir sur le site de La Gaillarde.

Les premières années d’existence s’avérèrent toutefois si difficiles que l’école faillit bien disparaitre. Elle doit sa pérennité aux succès remportées par ses équipes enseignantes dans la lutte contre le fléau du phylloxéra, dans les années 1870-1890, et à la réputation mondiale qu’elle en retira. D’école régionale, elle devient ensuite brièvement une école impériale, puis une école nationale d’agriculture en 1876. En 1908, comme les autres écoles nationales (Grignon et Grandjouan) l'école de Montpellier délivre le diplôme d’ingénieur agricole. Ses domaines de compétence particuliers sont alors : l’agriculture, l’horticulture, la viticulture et la sériciculture.

En 1946, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) est créé et l’un de ses principaux centre est aussitôt installé sur le site de La Gaillarde, entamant des relations fructueuses avec l’école. Avec la constitution du groupe des écoles nationales supérieures agronomiques en 1960, celle-ci accède enfin au niveau de l’enseignement supérieur et à la délivrance du titre d’ingénieur agronome. En 1987, elle est habilitée à délivrer seule le doctorat. Lors de la création du complexe Agropolis International en 1986, l’école devient naturellement l’un de ses principaux promoteurs et axe sa communication internationale autour de ce nouveau concept fédérateur.

Une association avec l'Inra et le Cirad permet à l'établissement, en octobre 2006, de participer au seul Réseau thématique de recherche avancée (RTRA) labellisé par le gouvernement dans le domaine agronomique.

Depuis le 1er janvier 2007, l'école a cessé d'exister en tant que personne morale pour refonder un nouvel établissement : le Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques « Montpellier SupAgro ». Le nouvel établissement résulte d'un regroupement avec deux autres établissements proches relevant du Ministère de l'agriculture : le Centre national d'études agronomiques des régions chaudes (Cnearc) et le Centre d'expérimentation pédagogique de Florac, auquel est adjoint le département Industries agro-alimentaires des régions chaudes de l'École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires accueilli dans les locaux du CNEARC.

BibliographieModifier

  • La Gaillarde à Montpellier, Jean-Paul Legros et Jean Argeles avec la participation de Gabriel Buchet, éd. Association des anciens élèves de l'ENSAM, 2e trimestre 1986.

Notes et référencesModifier

  1. Dans les années 2000, l'école a également utilisé la marque Agro.M
  2. Léon Dabat, Ministère du Commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes. Exposition universelle internationale de 1900, à Paris. Rapports du jury international. Classe 5. Enseignement spécial agricole., Paris, Imprimerie nationale, , 651 p. (lire en ligne), p. 195-228

Voir aussiModifier