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Enfants de l'École des otages créée à Saint-Louis (Sénégal) par Faidherbe

Les écoles des otages sont des établissements scolaires créés par le colonisateur français au Sénégal et au Soudan français où sont recrutés de force les fils de chef et de notable afin de les surveiller et les former pour devenir des auxiliaires au pouvoir colonial[1]. La première école des otages a été créée à Saint-Louis du Sénégal par le gouverneur Faidherbe en 1855.

Sommaire

Outils d'impérialisme colonialModifier

ContexteModifier

La colonisation est véhiculé par plusieurs moteurs , il y'a d'abord l'aspects économique , les européens veulent exploiter les ressources du continent Africain .Le second aspect est lui plutôt démographiques en voyant la populations augmenter de façon importante , les explorateurs veulent découvrir de nouvelles terres pour s'y installer .Enfin l'un des aspects les plus importants et qui est à l'origine encore de débat aujourd'hui est l'aspect culturel .En effet les européens veulent imposer leur mode de vie , croyances et cultures à leur colonies .

Objectifs de «l'école des otages »Modifier

C'est ainsi que «l'école des otages » prends son sens .Elle est est destinée aux fils des chefs de villages et de notables que le gouverneur a ramenés de ses campagnes militaires. Faidherbe souhaite inculquer à ces enfants la culture et les valeurs françaises. Leurs détentions permet aussi aux colonisateurs de maintenir un certains ordre , car elle dissuade les familles des «otages » de se rebeller . Elle traduit le besoin de disposer d'une élite africaine éduquée à l'européenne et capable de servir d'interface avec la population2. Par la suite, l'école est rebaptisée de façon explicite "école des fils de chefs et des interprètes".Certains considèrent qu'elle existe encore aujourd'hui, mais au lieu d'être imposée, elle est enracinée .Cela se traduit par le fait que les parents inscrivent par eux mêmes leurs enfants dans des écoles qui sont des reproductions de celle du système colonial .

HistoireModifier

Elle est restructurée en 1861, puis fermée, faute de budget, le .

L'école rouvre ses portes le sous un nom différent : Collège des fils de chefs et d'interprètes.

En 1902 l'établissement s'installe dans un nouvel immeuble situé sur l'avenue Ballay. L'année suivante il compte 59 élèves[2].

 
Enfants de l'École des otages créée à Kayes (Mali) par Gallieni

Le colonel Gallieni crée à son tour une École des otages à Kayes au Mali.

L'école des otages au Soudan Français et au SénégalModifier

Au Soudan français (Mali actuel )Modifier

À la fin du XIXème siècle , le Soudan Français est dirigée par des forces militaires .Kita voit en 1884 , la première école se créer.L'entrée des français au Soudan leur furent facile et rapides.La première difficultés qu'ils rencontrèrent fut la langue et la communication avec les populations locales . De plus les interprètes sur place n'étaient pas en mesure de faciliter , la communication eux-même ne maitrisant pas la langue du Soudan , et même leur maitrise de la langue française était approximative .Ce sont tous ces éléments qui pousseront les colonisateurs à ouvrir les premières écoles .L'école qui devait servir à apprendre la langue française, devint rapidement un outil d'impérialisme .Les recommandations du lieutenant-colonel Humbert le prouve :«L'avenir du Soudan français dépend en grande partie de la façon plus ou moins heureuse dont nous aurons façonnés les populations qui le peuplent ...».Ce projet vient directement de Paris .C'est Joseph Gallieni1, qui eut l'idée d'inculquer le français , à chaque poste par un sous officier .Les débuts furent difficiles pour les écoles .À Kita 2 par exemple les élèves qui devaient être présent à la rentrée ne l'étaient pas .Ce n'est que 8 jours plus tard que tout rentrèrent dans l'ordre avec une coopération, hypocrites des parents , pas très favorables à cela , mais contraint d'accepter au vu des avantages qui y sont offerts à leurs enfants, notamment au niveau de la santé .En 1888 il y a 4 écoles au Soudan , notamment à Kayes , Bamako3 actuel capitale du Mali , à Koundou , à Bafoulabé .Toutes ces villes constituaient des postes relativement riches .Fin 1889 le recrutement des élèves et le financement des écoles est beaucoup plus facile .Cependant certains commandants en charges de s'occuper des enfants n'en n'étaient pas capable, ainsi leurs apprentissage du français étaient ralentis .On constatera en plus un manque de matériel scolaire important .Les commandants supérieurs s'occupèrent ensuite de ravitailler les écoles .Le matériel fournit restait dans la thématique de «l'école des otages » , puisqu'il était similaire à celui utilisé dans les écoles de Paris .Ainsi que les matières qui y étaient étudiées comme l'arithmétique, l'histoire de France , le manuel d'instruction française .Le niveau des élèves est relativement bon une bonne partie des élèves est conservée et l'autre se verra renvoyée .Ils n'avaient pas le droit de parler dans une autre langue que le français, afin d'améliorer leur pratique et qu'ils perdent l'habitude d'employer leur langues maternelles .Au bout d'un an les colons se mettent à y puiser le personnel dont ils avaient besoins , pour le télégraphe ou au poste de d'interprète .En 1890 , les écoles de postes sont officiellement supprimés .Les enfants ne sont pas pour autant rendus à leur parents , sont conserver les enfants les plus intelligents et ceux qui constituent un intérêt politique , d'autres sont pris comme stagiaires .Dans l'autre moitié de la décennie l'école sera sous le contrôle de Trentinian4.À cette époque les écoles connaissent des résultas médiocres .On dénombre 5 types d'écoles , l'écoles diriger par un instituteur européen , l'école de cercle , l'école professionnelle où les élèves apprennent un métier manuel , L'école des missionnaires5 dont le rôle est d'introduire le christianisme au dépend de l'islam .

Au SénégalModifier

On voit le même phénomène arriver au Sénégal premièrement dans la ville de Saint-Louis en 1855. Au Sénégal, les chefs envoient des esclaves dans les écoles au lieu d'y envoyer leurs enfants, en effet ceci provoquera une ascension sociale de ces derniers. Faidherbe 6 va dans un premier temps encourager les fonctionnaires et les missionnaires à maitriser un minimum les langues locales. Faidherbe conquit le Sénégal militairement en affrontant El Hadj Omar 7. Il cherche après la conquête à pacifier et éteindre les tensions avec les chefs traditionnels locaux, et à former des interprètes qui feront le pont entre les 2 parties. Tout ceci constitue un programme de colonisation où l'école joue un rôle important. Ici aussi comme pour le Soudan français, la langue française sera imposée comme seule langue. L'école de Saint-Louis, vit ses portes se fermer en 1871 pour se rouvrir en 1893 où elle prendra une appellation plus diplomatique, « L'école des fils de chefs et des interprètes ». Dans le but d'attirer les enfants de religions musulmanes, Faidherbe crée en 1857, une école laïque. Il ouvre ensuite des écoles primaires dans les autres communes, Saint-Louis voit une école secondaire s'ouvrir en 1884. Les écoles veillaient à l'assimilation des normes européennes, les livres étaient des livres français comme au Soudan Français. Ainsi la culture sénégalaise précoloniale était mise de côté. Les élèves se retrouvaient souvent en difficultés en vertus des normes traditionnels et religieuses qui leur avaient été inculquées qui ne concordaient pas avec les normes françaises. La culture française plus compétitive et individualiste s'opposait à l'esprit de famille et de groupes. Cela arrivait qu'une fois diplômés les étudiants ne ce soucient plus réellement de leur propre culture.Ils se qualifient d«assimilés» ou d«'évolués», certains d'entre eux se retrouvent même citoyens français.

Dans les autres colonies française (Indochine )Modifier

En Indochine , l'école française est très discutée .Malgré sa victoire militaire la France n'arrive pas à imposer sa domination et sa culture .Le système éducatif local est très solide , cela dû à son histoire dans ce domaine.

Anciens élèvesModifier

RéférencesModifier

  1. Elmouloud Yattara, Boubacar Séga Diallo, Une histoire du Mali Le Mali colonial, sur le site Histoire-Afrique (www.histoire-afrique.org)
  2. Abdoul Hadir Aïdara, Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Grandvaux, 2004, p. 135

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Yves Hazemann, « Un outil de la conquête coloniale : l'École des otages de Saint-Louis », Contributions à l'histoire du Sénégal, Cahier du CRA (Centre de recherches africaines) no 5, 1987, p. 135-160,
  • Histoire du français en Afrique, De Louis-Jean Calvet
  • Histoire politique du Sénégal: institutions, droit et société, Gerti Hesseling
  • Les écoles françaises au Soudan à l'époque de la conquête (1884-1900), p. 228-267 , Denis Couche
  • Les touaregs Kel Adagh, De Boilley Pierre
  • Le Chemin de Yélimané , de Bertrand Soletchnik
  • L'école française en Indochine , de Trinh Van Thao

Articles connexesModifier