Kita

commune malienne

Kita
Kita
Gare ferroviaire de Kita
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Kayes
Cercle Kita
Maire Ibrahima Dabo (URD)
Démographie
Population 57 748 hab. (2009[1],[2])
Densité 1,6 hab./km2
Population précédent recensement 31 861 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 5.6 %
Géographie
Coordonnées 13° 03′ 00″ nord, 9° 29′ 00″ ouest
Superficie 3 525 000 ha = 35 250 km2
Localisation
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Kita
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Kita

Kita est une ville du Mali, chef-lieu du cercle de Kita dans la région de Kayes, située sur la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger. La ville comptait 41 641 habitants en 2006[3].

HistoireModifier

Alors que le Soudan français est une colonie française, Kita devient par la loi française du [4], une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique[5].

La loi du donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints[5].

PolitiqueModifier

Année Maire élu Parti politique
2004 Boly Keïta RPM
2009 Ibrahima Dabo dit sory Dabo URD

ÉducationModifier

La ville de Kita compte une académie d'enseignement qui est soutenue par deux centres d'animations pédagogiques CAP (le CAPI et le CAPII). La ville compte quatre lycées en 2010 dont un public et trois privés. Les écoles privées, communautaires et publiques se partagent le domaine de l'enseignement fondamental. Il faut noter la présence d'une école catholique privée qui figure parmi les plus vieilles écoles du pays[6].

ReligionModifier

Comme dans l'ensemble du Mali, la principale religion est l'islam , avec néanmoins une présence animiste, et des minorités chrétiennes.

Religion traditionnelleModifier

Déjà bien avant l'arrivée des religions étrangères, islam puis du christianisme, Kita était considérée comme un lieu saint de pèlerinage par la religion mandingue. La tradition rapporte, par exemple, qu'avant de devenir mansa, Soundiata Keïta y vint afin d'apporter une caution divine à son futur règne[7].

CatholicismeModifier

Kita, où un pèlerinage annuel a lieu depuis 1966, est la place forte du catholicisme au Mali. La première église a été installée le . La statue Notre-Dame du Mali, modelée en terre cuite par le frère Isaac, un des fondateurs de l’église du Mali, a été érigée au centre de la cour de la paroisse de Kita puis transférée au-dessus de l’autel de l’église, puis au sein d’un nouveau sanctuaire pouvant accueillir 3 000 personnes[8].

Le pélerinage de Kita draine chaque année plusieurs milliers de personnes, certaines étant par ailleurs de confession musulmane[9],[10].

ÉconomieModifier

Centrale photovoltaïque de KitaModifier

En 2015, le projet d'une centrale photovoltaïque est lancé, par un partenariat entre l'entreprise française Akuo Energy et l'État malien. D'un coût estimé à 85 M€ et d'une puissance de 50 MWc, elle sera exploitée pendant 30 ans par Akuo, avant d'être rétrocédée à l'État. Les travaux, qui emploient 450 personnes, se déroulent normalement et doivent conduire à une mise en service en . Le parc solaire s'étend sur 100 ha, et comprend 187 000 panneaux solaires, capables d'alimenter 91 700 foyers[11],[12]. La centrale photovoltaïque de Kita est ainsi considérée comme la plus grande d'Afrique de l'Ouest au moment de sa construction. Elle est principalement financée par la Banque ouest africaine de développement, Emerging Africa infrastructure fund, la Société néerlandaise de financement du développement, la Banque nationale de développement agricole du Mali (en), Green Africa power et GuarantCo[13]. Elle se situe à la limite ouest de la ville.

En , un mois avant l'inauguration prévue, Trafigura annonce acquérir 49,9 % de la centrale photovoltaïque[14].

AgricultureModifier

La ville et les villages environnants dépendent beaucoup de l'activité agricole traditionnelle ainsi que de la culture du coton.

JumelageModifier

Kita est jumelée avec la ville de Marly-le-Roi (  France) depuis 1984.

Personnalités liées à la villeModifier

Notes et référencesModifier

  1. RGPH-2009 page 103.
  2. http://www.instat.gov.ml/contenu_documentation.aspx?type=29
  3. Communiqué du Conseil des ministres du
  4. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Equatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar [1]
  5. a et b Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3e République, Penser pour agir.org, 7 février 2006 [2]
  6. C. Diawara, Le ministre Sanogo à Kita : de reconnaissance et d'encouragement, L'essor, 19 juin 2009 [3]
  7. Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991
  8. Le pèlerinage national, temps fort du dialogue intra-religieux chrétien au Mali, Apa, 16 mars 2009
  9. « [Reportage] Au Mali, le pèlerinage multiconfessionnel de Kita », sur rfi.fr, (consulté le 24 janvier 2020).
  10. Oumou Traoré, « Mali: Plus de 7000 fidèles prennent part au 48ème pèlerinage national catholique à Kita », sur maliactu.net, (consulté le 24 janvier 2020).
  11. Amadou Oury Diallo, « Mali : un projet de centrale solaire de 50 MW à Kita », sur jeuneafrique.com, (consulté le 24 janvier 2020).
  12. Jean-Marie Takouleu, « MALI : Akuo Energy connectera la centrale solaire de Kita (50 MW) en février 2020 », sur afrik21.africa, (consulté le 24 janvier 2020).
  13. Moctar Ficou, « La plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest implantée à Kita (Mali) », sur vivafrik.com, (consulté le 24 janvier 2020).
  14. Gwladys Johnson Akinocho, « Mali: Trafigura acquiert 49,9 % de participation dans la centrale solaire de Kita (50 MW) », sur agenceecofin.com, (consulté le 24 janvier 2020).

Voir aussiModifier

Catégorie:Naissance à Kita

BibliographieModifier

  • Boniface Keita, Le Malinké de Kita (parler de Bindougouba), Institut national des langues et civilisations orientales, 1984.
  • G. Tellier, Autour de Kita. Étude soudanaise, Henri Charles-Lavauzelle, Paris, 320 pages (consultable en ligne sur www.gallica.bnf.fr).