Zhuanxu (chinois traditionnel : 顓頊 ; chinois simplifié : 颛顼 ; pinyin : Zhuānxū ; EFEO : Tchouan-siu) ou Gaoyang (chinois traditionnel : 高陽 ; chinois simplifié : 高阳 ; pinyin : Gāoyáng ; EFEO : Kao-yang), né en 2597 av. J.-C. et mort en 2435 av. J.-C., est un des souverains mythiques de l’Antiquité chinoise, le deuxième des Cinq empereurs selon le Shiji de Sima Qian. C'est le fils ou le petit-fils de Changyi (chinois traditionnel : 昌義 ; chinois simplifié : 昌义 ; pinyin : Chāngyì ; EFEO : Tch'ang-yi), lui-même fils de « l’Empereur jaune » Huangdi ; sa mère venait du clan Shushan (chinois : 蜀山 ; pinyin : Shǔshān ; EFEO : Chou-chan).

Zhuanxu
EmperorZhuanxu.jpg
Fonction
Empereur de Chine
Biographie
Père
Chang Yi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Enfants
Parentèle
Gun (descendant en ligne directe)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il aurait entamé son règne en -2514, installant sa capitale à Diqiu (chinois : 帝邱 ; pinyin : Dìqiū ; EFEO : Ti-ts'ieou), au sud-est de l'actuelle Puyang, dans le Henan. Il aurait été assisté de deux ministres principaux, les « régulateurs » (chinois :  ; pinyin : zhèng ; EFEO : tcheng), celui du Sud (chinois : 南正 ; pinyin : nánzhèng ; EFEO : nan-tcheng) s’occupant des affaires religieuses et celui du Nord (chinois : 北正 ; pinyin : běizhèng ; EFEO : pei-tcheng) de la vie civile. Il aurait interdit à la tribu des Jiuli (chinois : 九黎 ; pinyin : Jiǔlí ; EFEO : Tsieou-li) la pratique de la sorcellerie. Selon d’autres sources, il aurait vaincu Gonggong. Il gouverna soixante-dix-huit années et mourut âgé de quatre-vingt-dix huit ans.

Si l’on en croit le Lisao de Qu Yuan, les rois de Chu, et donc Qu Yuan lui-même qui leur était apparenté, prétendaient descendre de lui. Les trois fils qu'il a eus de ses neuf épouses se seraient transformés à leur mort en démons colportant chacun une maladie épidémique.

GénéalogieModifier

Selon le Livre des monts et des mers[1]

Huangdi
 
 
 
 
 
 
 
Chang Yi
 
 
 
 
 
 
 
Han Liu
 
Ah Nu
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Zhuanxu
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lao Tang
 
 

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Extraits traduits par Suzanne Bernard dans La Mythologie Chinoise, éditions You-Feng, 2002, page 41