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Yellowstar

joueur français de jeu vidéo

Yellowstar
Image illustrative de l’article Yellowstar
Contexte général
Sport Sport électronique (League of Legends)
Période active Joueur : 20102016
Coach : 2016en cours
Biographie
Nom de naissance Bora Kim
Nationalité Drapeau : France Française
Naissance (27 ans)
Surnom YellOwStaR
Club Team LDLC
Équipe Drapeau : France against All authority (sept. 2010 - juin 2011)
Drapeau : France Millenium (juin 2011 - oct. 2011)
Drapeau : France against All authority (nov. 2011 – mai 2012)
Drapeau : France Millenium (juin 2012 – juillet 2012)
Drapeau : Allemagne SK Gaming (juillet 2012 – dèc. 2012)
Drapeau : Europe Fnatic (jan. 2013 – dèc. 2015)
Drapeau : États-Unis Team SoloMid (en) (dèc. 2015 – avr. 2016)
Drapeau : Europe Fnatic (mai 2016 - oct. 2016)
Drapeau : France Paris Saint-Germain eSports (oct. 2016 - oct. 2017)
Drapeau : France LDLC (depuis oct. 2017)

Bora Kim, alias Yellowstar (typographié YellOwStaR), né le en France, est un joueur de jeu vidéo ayant eu une carrière professionnelle sur le MOBA League of Legends entre 2010 et 2016, date à laquelle il quitte la compétition pour devenir directeur du Paris Saint-Germain eSports, la section sport électronique du PSG.

BiographieModifier

Enfance et premières compétitionsModifier

Bora Kim est né le en France, de parents cambodgiens ayant fui le conflit provoqué par les Khmers rouges au début des années 1980[1]. Il commence à jouer aux jeux vidéo à l'âge de deux ans, sur la Mega Drive (dont le jeu Sonic) puis la Nintendo 64. Il se tourne vers le PC à l'âge de huit ans avec des jeux tels qu'Adibou, Starcraft ainsi que le démineur, le solitaire, ce dernier constituant sa première approche du sport électronique, en tant que spectateur[2].

Après une période sur Warcraft III, dont il est champion de France en 2009, sous le pseudonyme « PsYkO »[3],[4], il pratique de manière assidue le jeu League of Legends, dont il devient joueur professionnel en septembre 2010, lorsqu'il rejoint l'équipe against All authority (aAa) au poste d'« AD Carry »[1],[5]. Il choisit le pseudonyme « Yellowstar », « « YellOw » [jaune], parce que je voulais faire allusion à mes origines asiatiques [...] et « StaR » parce que je voulais être connu »[6]. En 2011, aAa se classe seconde, derrière l'équipe myRevenge, lors de la cinquième saison de l'Intel Extreme Masters et seconde également lors du premier championnat du monde de League of Legends derrière la même équipe, entretemps renommée Fnatic.

À la suite du championnat, Yellowstar quitte aAa avec plusieurs de ses coéquipiers pour rejoindre une nouvelle équipe, Millenium, en juin 2011, avant de retourner au sein d'aAa en novembre de la même année, après un bref passage chez Nice Work Dude[5]. Il quitte de nouveau l'équipe en mai 2012, à la suite de performances insatisfaisantes, pour une autre période test en juin chez Millenium. Il rejoint cependant l'équipe SK Gaming en juillet 2012, qui finit dernière du classement lors de la saison 2 du championnat du monde, trois mois plus tard[7].

La période FnaticModifier

Après avoir tenté d'entrer en médecine[8], puis effectué une première année de chimie à la faculté d'Orsay, études perturbées par ces multiples compétitions[2], Yellowstar décide de se consacrer exclusivement au jeu vidéo lorsque le club d'esport Fnatic lui offre, en janvier 2013, un salaire mensuel de 5 000 dollars pour rejoindre l'équipe consacrée à League of Legends. Le jeune homme doit quitter Athis-Mons, dans l'Essonne, pour s'installer à Berlin, en Allemagne, où se déroule la saison régulière[1]. Ses primes de matchs atteignent bientôt la somme de 167 000 dollars, dont 10 % sont reversés à Fnatic[9]. Yellowstar change de poste pour occuper celui de support et l'équipe finit 3e exæquo lors du 3e championnat du monde[5].

En 2014, l'équipe se qualifie pour le 4e championnat du monde lors de la saison régulière mais ne parvient pas à accéder aux quarts de finale durant l'évènement, finissant dernière de sa poule. À la suite de cet échec et face au départ de ses coéquipiers, Yellowstar se retrouve seul joueur de Fnatic et envisage de se retirer de la compétition[1]. Il se ravise avec l'arrivée d'un nouveau coach, Deilor, ancien joueur de poker, avec qui il recrute Febiven, un joueur néerlandais, Huni et Reignover, deux joueurs sud-coréens, ainsi que Steelback, joueur français, au poste d'AD Carry[10].

Après le remplacement en milieu de saison de Steelback par Rekkles, ancien joueur de Fnatic, l'équipe finit la saison régulière invaincue en remportant les 18 matchs disputés, performance alors inédite en Europe et en Amérique du Nord[1],[11]. Yellowstar est désigné comme « MVP » (Most valuable player) de la saison européenne[12]. La formation est qualifiée pour la cinquième édition du championnat du monde, faisant de Yellowstar, son capitaine, le seul joueur avec l'américain « Dyrus » à avoir participé aux cinq premières éditions du tournoi[5]. Fnatic parvient jusqu'en demi-finale, où ils sont battus par les sud-coréens de Koo Tigers.

Départ pour les États-Unis puis retour en EuropeModifier

En décembre 2015, Yellowstar décide de poursuivre sa carrière aux États-Unis au sein de l'équipe Team SoloMid (en) (TSM)[13]. Le joueur explique ne pas être parti pour une question d'argent : « J'ai failli re-signer, rester en Europe. J'ai négocié avec Fnatic et TSM et on me proposait un meilleur salaire si je prolongeais. J'ai fait le choix de la nouvelle aventure »[3].

Malgré une seconde place aux playoffs, il décide de quitter TSM en milieu de saison pour raison d'inadéquation avec le reste de l'équipe et retourne chez Fnatic en Europe[14],[15]. La structure échoue cependant à se qualifier pour le 6e championnat du monde[16].

Arrêt de la compétition et entrée au PSG eSportsModifier

À la suite de cette déception, YellowStar annonce le l'arrêt de sa carrière en tant que joueur professionnel[4],[17]. Le , Nasser Al-Khelaïfi annonce le lancement du Paris Saint-Germain eSports, une section esport du PSG, avec Yellowstar comme directeur[18],[19]. La structure dispose à ses débuts d'un budget de plusieurs millions d'euros, comprend une équipe FIFA et projette la création d'une équipe League of Legends[20].

Début novembre 2016, YellowStar sort un livre retraçant sa carrière de joueur professionnel, Yellowstar, devenez un champion de League of Legends, sur le label #AM des Éditions Albin Michel (ISBN 978-2226392374)[21].

Le 5 octobre 2017, le PSG eSports ferme sa section League of Legends, pour une durée non définie, officiellement ayant « de nombreuses incertitudes (…) sur l'avenir de League of Legends en Europe ». Cette décision a pour conséquence la démission du directeur sportif du club, Yellowstar. Le 13 octobre, la structure française LDLC annonce Yellowstar comme coach principal de leur section League of Legends[22].

Style de jeuModifier

De par la popularité grandissante de League of Legends, la longévité exceptionnelle de sa carrière de joueur professionnel sur la scène de l'esport, avec 336 matchs officiels[12], et la domination de Fnatic sur la scène européenne, avec cinq titres de champion de LCS EU, Yellowstar est devenu au fil des ans une figure marquante de ce jeu et du sport électronique en général[23],[24],[25],[26],[27]. Il est le seul joueur, avec l'américain « Dyrus », à avoir participé aux cinq premières éditions du championnat du monde[5], et le site officiel de League of Legends le classe 14e meilleur joueur prenant part au 4e championnat du monde en 2015[28].

De nombreux analystes lui accordent de solides mécaniques de jeu, notamment sur des champions alors peu populaires tels que « Leona », ainsi qu'une vision stratégique approfondie. Pour Rekkles, son coéquipier de longue date, Yellowstar est un « support » préférant se déplacer sur la carte afin de perturber ses adversaires, plutôt que de rester soutenir son « AD Carry ». Le joueur n'échappe cependant pas aux critiques, du fait de résultats irréguliers tout au long de sa carrière[27],[5]. À la suite de la saison 2016 en Amérique du Nord au sein de l'équipe TSM, l'AD Carry « Doublelift » juge qu'il s'agit d'« un des plus mauvais supports » avec lequel il ait pu jouer, tant au niveau de la maîtrise technique que des prises de décisions[29]. Pour autant, Yellowstar a reçu de nombreux éloges concernant sa détermination et ses facultés d'adaptation, alors que le jeu se professionnalise de plus en plus au fil des saisons ; il change ainsi du poste d'« AD Carry » à celui de « support » avec succès en 2013 et il est élu MVP de la saison européenne en 2015 pour avoir reformé Fnatic, alors qu'il était le seul joueur restant, et mené l'équipe avec succès en tant que capitaine[12],[16].

PalmarèsModifier

Cette section présente les principaux résultats de Yellowstar en tant que joueur, avec le nom de l'équipe concernée entre parenthèses. Palmarès complet sur Esportactu.fr

League of LegendsModifier

  • 2011
  • 2012
    • 2e place de la Finale régionale européenne (SK Gaming)
    • 11e/12e place du championnat du monde (SK Gaming)
  • 2013
    • 1re place des LCS EU Spring (Fnatic)
    • 1re place des LCS EU Summer (Fnatic)
    • 3e/4e place du championnat du monde (Fnatic)
    • 2e place des IEM VIII Col Pro (Fnatic)
  • 2014
    • 2e place des IEM VIII World LoL (Fnatic)
    • 1re place des LCS EU Spring (Fnatic)
    • 2e place des LCS EU Summer 2014 (Fnatic)
    • 12e/13e place du championnat du monde (Fnatic)
  • 2015
    • 1re place des LCS EU Spring 2015 (Fnatic)
    • 1re place des LCS EU Summer 2015 (Fnatic)
    • 3e/4e place du championnat du monde (Fnatic)
  • 2016
    • 2e place des LCS NA Spring (TSM)

DocumentationModifier

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « YellOwStaR » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d et e Génération esport 2015
  2. a et b Level Up 2016
  3. a et b Paul Arrivé 2016
  4. a et b Paul Arrivé, « League of Legends : Bora «Yellowstar» Kim arrête sa carrière de joueur professionnel », sur L'Équipe.fr, (consulté en octobre 2016)
  5. a b c d e et f Clement Maciejewski 2015
  6. Adrien Pécoud 2014
  7. (en) Kelsey Moser, « The Fnatic: How EU LCS finals might reframe one team's history », sur TheScoreesport, (consulté en octobre 2016)
  8. Alix Dulac et Clément Mathis, « Bora "Yellowstar" Kim, le boss du PSG eSports, une star très discrète », sur rmcsport.bfmtv.com, (consulté en novembre 2016)
  9. Sébastien Julian, « E-sport: Yellowstar, un joueur français classé dans l'élite mondiale », sur L'Express.fr, (consulté en octobre 2016)
  10. (en) Samuel Lingle, « Inside the mind of Deilor, the rookie coach of Europe's beloved rookie team », sur The Daily Dot.com, (consulté en octobre 2016)
  11. (en) Katherine Stull, « YellOwStAr: 'Remaining undefeated in Europe doesn't mean much to us' », sur The Daily Dot, (consulté en octobre 2016)
  12. a b et c (en) John Paolo "Sandata" Bago, « Bora “YellOwStaR” Kim Retires from Professional League of Legends », sur esports.inquirer.net, (consulté en octobre 2016)
  13. (en) Jacob Wolf, « TSM approached Piccaboo but will sign YellOwStaR for vacant support role », sur The Daily Dot, (consulté en octobre 2016)
  14. (en) Steven Asarch, « League of Legends: Yellowstar Leaves TSM, Rejoins Fnatic », sur idigitaltimes.com, (consulté en octobre 2016)
  15. (en) Pete Volk, « Former Fnatic captain YellowStar returns to the team after 1 split with TSM », sur The Rift Herald, (consulté en octobre 2016)
  16. a et b (en) Kelsey Moser, « YellOwStaR's final year », sur TheScoreesport, (consulté en octobre 2016)
  17. Arghentho, « YellOwStaR quitte Fnatic », sur Millenium.org, (consulté en octobre 2016)
  18. Sébastien Nieto, « E-sport : voici l'équipe 2.0 du PSG ! », sur Le Parisien.fr, (consulté en octobre 2016)
  19. William Audureau, « « Ce sera intéressant de voir le PSG et Monaco s’affronter en e-sport » (interview) », sur Le Monde.fr, (consulté en octobre 2016)
  20. Paul Arrivé, « Bora «Yellowstar» Kim : «Quand tu signes au PSG, tu te dois de faire des résultats» », sur L'Équipe.fr, (consulté en octobre 2016)
  21. «  Yellowstar, devenez un champion de League of Legends », sur albin-michel.fr (consulté en octobre 2016)
  22. Paul Arrivé, « eSport - League of Legends : Yellowstar nommé coach principal de LDLC », sur L'Équipe, (consulté en aaa)
  23. (en) Jacob Wolf, « Veteran support Yellowstar retires from League of Legends », sur ESPN.com, (consulté en octobre 2016)
  24. (en) Kevin Hitt, « The Dimming of a Light, YellOwStaR Retires From Fnatic and Professional League of Legends », sur wwg.com, (consulté en octobre 2016)
  25. (en) Taylor Cocke, « Yellowstar retires from professional play », sur esports.yahoo.com, (consulté en octobre 2016)
  26. Kazualz, « YellOwStaR, carrière et parcours », sur millenium.org, (consulté en octobre 2016)
  27. a et b (en) Storm233511, « YellOwStaR: The Immortal Veteran », sur gamurs.com, (consulté en octobre 2016)
  28. (en) Frank 'Riot Mirhi' Fields, « #14 - Yellowstar », sur lolesports.com, (consulté en octobre 2016)
  29. Togi, « Doublelift charge YellOwStaR », sur team-aaa.com, (consulté en octobre 2016)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier