Yasovarman Ier

Souverain de l'Empire khmer de 889 à 910

Yasovarman Ier
PSM V30 D337 Statue of the leprous king founder of angkor wat.jpg
Fonction
Roi du Cambodge
-
Biographie
Décès
Nom dans la langue maternelle
ព្រះបាទយសោវរ្ម័នទី១Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom posthume
ПарамашивалокаVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Kaundinya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Queen Indradevi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Religion

Yasovarman Ier (Paramasivaloka) (889-910) est un roi qui a régné sur l'Empire khmer de 889 à 910 apr. J.-C.

Vue du Phnom Bakheng (2008).

OrigineModifier

Fils d'Indravarman Ier et de la reine Indradevi[1].

RègneModifier

Il est réputé avoir inventé une écriture khmère.

Après avoir construit son temple aux ancêtres sur une île au centre du Baray de Lolei, Yasovarman Ier établit sa capitale à Angkor, qui prendra d’abord son nom (Yasodharapura), appellation qu’elle conservera jusqu’au XIIIe siècle. Il donne également son nom au Baray oriental (Yasodharatataka) dont son père avait débuté les travaux et qu’il achèvera. Il construit son temple d'État sur le Phnom Bakheng et sur les deux autres collines environnantes (Phnom Bok et Phnom Krom) deux groupes de trois temples, chacun dédié à une des divinités de la trimūrti (Brahmā, Vishnou et Shiva). Il couvre également son royaume d’Âshrama qui font autant office de gîtes d’étape pour les voyageurs que de monastères, tous bâtis sur le même modèle et qui vont s’étendre de Vat Phou (de nos jours au Laos) au nord à la région de Kampot au sud, en passant par Prey Veng et Prachinburi (actuellement en Thaïlande)[2],[note 1]

Certaines légendes racontent qu'il est mort de la lèpre.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Certaines inscriptions avancent que le royaume de Yasovarman s’étendait jusqu’au Champā, à l’empire de Chine, au royaume de Pagan et au golfe de Thaïlande, mais, au début des années 2000, aucune découverte archéologique n’avait permis de corroborer cette affirmation[3].

RéférencesModifier

  1. Pierre Dupont, « La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien (VIIe – IXe siècle) », dans Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, tome 43, 1943, Tableau des Dynasties.
  2. Bruno Dagens, Les Khmers, chap. I (« Le pays khmer. L'histoire »), pp. 28-29
  3. Bruno Dagens, Les Khmers, chap. I (« Le pays khmer. L'histoire »), p. 29

BibliographieModifier

  • George Cœdès, Les États hindouisés de l'Indochine et de l'Indonésie, Paris, 1964.
  • Bruno Dagens, Les Khmers, Société d'édition Les Belles Lettres, , 335 p. (ISBN 9782251410203).
  • Pierre Dupont, « La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien (VIIe – IXe siècle) », dans Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, tome 43, 1943, p. 17-55.
  • Dominique Soutif, « Yasovarman Ier, le fondateur », L'Histoire,‎ , p. 42-43 (lire en ligne)