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Yahya Al-Meshad
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
يحيى المشدVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculty of Engineering, Alexandria University (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Yahya Al-Meshad (aussi transcrit Yehia El-Mashad ; né le à Benha et mort à Paris le ) était un physicien nucléaire égyptien. Il fut égorgé à Paris, dans son hôtel, dans la nuit du 12 au 13 juin 1980, par le Mossad (service secret israélien) alors qu'il travaillait sur le programme nucléaire de Saddam Hussein[1],[2].

Sommaire

CarrièreModifier

Al-Meshad, qui avait fait ses études d'Ingénierie à l'Université d'Alexandrie au début des années 1950, rejoint ; grâce à une bourse d'état, l'Institut de génie énergétique de Moscou en 1956. Six ans plus tard, il y décrocha son doctorat en Ingénierie nucléaire[3].

Suite à ses études, il retourne à son pays où il intègre en 1963 l'Agence Égyptienne de l'Énergie Atomique en tant que chercheur-ingénieur.

Suite à la Guerre des six jours qui entraîna l'arrêt du programme nucléaire égyptien, Al-Meshad rejoint celui de l'Irak baasiste. En parallèle à ses activités, il enseigne également à l'Université Technologique de Baghdad.

AssassinatModifier

Le 14 juin 1980, El Mashad a été retrouvé mort dans sa chambre à l'hôtel Méridien de Paris. Certaines sources affirment qu'il a été trouvé avec sa gorge tranchée et plusieurs traçes d'attaque par arme blanche, d'autres sources suggèrent l'hypothèse qu'il avait été battu jusqu'à sa mort. Des semaines plus tard, une prostituée parisienne, soupçonnée d’avoir eu un lien avec la mort de Mashad, a elle-même été tuée par une automobile en état de fuite. Les autorités françaises ont soupçonné le Mossad d'être derrière cette affaire, mais n'avaient aucune preuve. Israël a publié des déclarations immédiatement après la mort d'El Mashad, affirmant que le programme nucléaire irakien avait été retardé, mais a nié toute implication.

RéférencesModifier

  1. Roger Faligot, Jean Guisnel, Francis Zamponi, François Malye, Martine Orange et al., Histoire secrète de la Ve République, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », , 752 p. (ISBN 978-2-707-14902-2 et 2-707-14902-0, OCLC 421707844, notice BnF no FRBNF40939222), « La France, premier proliférateur nucléaire », p. 242-255 (et en part. 246-250)
  2. Saad Qassem Hammoudy, "The sacrifices of war", Al-Ahram Weekly no 618, 2002
  3. « El-Mashad »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 août 2013) on sis.gov.eg

Liens externesModifier