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Le French Lick Springs hotel en 2011.

French Lick resort est un complexe hôtelier composé de deux hôtels, de trois terrains de golf et d'un casino dans comté d'Orange, dans l'État de l'Indiana. Les hôtels sont nommés French Lick Springs hotel, situé à French Lick et West Baden Springs hotel, situé à West Baden Springs[1]. Ce resort est instauré par le groupe Cook (en) en 2005-2006 lors de l'acquisition du French Lick Spring hotel et de la licence de casino. Le groupe associe alors le casino, les hôtels, ainsi que les golfs originaux après de grands travaux de restauration[2],[3].

French Lick Spring hotelModifier

 
L'hôtel dans les années 1880.

L'hôtel historique French Lick Spings hotel est créé vers 1845 par William A. Bowles sur sa propriété dans le but de profiter des propriétés curatives annoncées des sources de soufre de la ville. Trois sources sont présentes sur son terrain et il souhaite profiter de leur notoriété pour attirer des clients. Le succès est au rendez-vous et l'hôtel s'agrandit au fil des propriétaires successifs[4]. L'hôtel brûle en 1897. L'ancien maire d'Indianapolis Thomas Taggart reconstruit l'hôtel en plus grand en 1901 et lui puis son fils (à partir de 1924, mort de Thomas) l'exploitent jusqu'en 1946. Ils y développent des jeux récréatifs, notamment le golf, ainsi que les sources par la construction d'une usine d'embouteillage de l'eau de source Pluto Water, connue pour ses propriétés laxatives. L'hôtel porte également la réputation de proposer des jeux illégaux.

À partir de 1946, l'hôtel décline et change de propriétaire de nombreuses fois :

  • 1946 vendu par Taggart Jr à un groupe d'investisseurs new-yorkais ;
  • 1954 achat par le groupe Sheraton Hotels & Resorts ;
  • 1979 par la Cox Hotel Corporation of New York ;
  • 1986 par Kenwood Financial ;
  • 1991 par la famille Luther James ;
  • 1997 par Boykin Lodging ;
  • 2005 par le groupe Cook, qui créé le resort.

L'hôtel est inscrit au Registre national des lieux historiques en 2003[5] et rouvre ses portes en 2006[1], après des travaux d'envergure évalués à 500 millions $.

West Baden Springs hotelModifier

 
Intérieur du dôme de West Baden Spring hotel.

Le West Baden Spring hotel est construit en 1902 pour remplacer un ancien hôtel. Il est en particulier connu pour son dôme de 61 m couvrant l'atrium[6],[7]. Ce dôme est resté le plus grand du monde de 1902 à 1913, détrôné par la halle du Centenaire de Wrocław, et le plus grand des États-Unis jusqu'en 1954, détrôné par le Bojangles' Coliseum (en) de Charlotte. Il comporte 243 chambres. L'édifice est inscrit au Registre national des lieux historiques en 1974, au National Historic Landmark en 1987[8], et dans la liste des Historic Civil Engineering Landmarks en 2000[9].

GolfModifier

Thomas Toggart ouvre un golf modeste sur le terrain du French Lick Spring hotel. Vers 1907, il lui donne le statut de golf 18 trous en agrandissant à 49 hectares. L'architecture du terrain est attribuée à Tom Bendelow (en)[5]. Après l'acquisition de l'hôtel par le groupe Cook, ce golf est remis en état.

En 1917, l'architecte de terrain de golf et golfeur Donald Ross et ses associés créent un terrain de 18 trous à Hill Course. Ce terrain obtient sa taille définitive en 1920, avec 120 hectares. Il est situé à 3,2 km du French Lick Spring hotel. En 1924, ce terrain accueille le championnat de la PGA[5],[1]. De 1930 à 1950 environ, il accueille le Midwest Amateur. En 1959 et 1960, il accueille le LPGA Championship. En 2006, suite à son intégration dans le resort par le groupe Cook, il est restauré à ses spécification originales en coopération avec la société Donald Ross.

Le troisième golf est créé par l'architecte Pete Dye (en) et inauguré en 2009. La maison historique de style colonial de Thomas Toggart, baptisée Mount Airie, construite en 1928, domine le terrain. Elle est transformée en clubhouse. Le terrain Pete Dye accueille le PGA Professional Championship (en) en 2010 et le Senior PGA Championship (en) en 2015.

CasinoModifier

De 2003 à 2005, Boykin Lodging et le groupe Cook font un intense lobbying pour obtenir une licence de casino. La licence était initialement prévue pour un riverboat casino (en) de The Trump Organization, mais n'a finalement pas été octroyée. Elle échoie au French Lick Spring hotel en 2006, puis Bill Cook (en) rachète ses parts à Boykin Lodging pour fonder le French Lick resort.

Pluto WaterModifier

 
Bouteille ancienne de Pluto water.

Thomas Taggart dépose le nom Pluto Water et embouteille l'eau de la source sur le terrain de son hôtel[6]. Cette eau est fortement chargée en sulfate de sodium et sulfate de magnésium, des minéraux naturels très laxatifs. Leur effet est revendiqué par la société de Taggart entre 30 min et 2 heures après ingestion. Cette eau était très populaires au début du siècle, avec par exemple, sur l'année 1919, 450 wagons de trains affrétés pour transporter la production de l'embouteilleur[10].

La production de Pluto Water est arrêtée en 1971 lorsque le lithium, présent naturellement dans l'eau de la source, a été classifiée comme substance classifiée utilisée dans le traitement des troubles bipolaires.

AnecdotesModifier

Le jus de tomate aurait été inventé aux États-Unis en 1917, par Louis Perrin, chef du French Lick Springs hotel, pour faire face à un manque d'orange pour préparer les jus d'orange de la clientèle du matin[11],[12].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) Fadely, James P., Thomas Taggart: Public Servant, Political Boss: 1856-1929, Indianapolis, Indiana Historical Society, (ISBN 9780871951151)
  2. « French Lick Resort » [archive du ], Inside Indiana Business,
  3. (en) Marsh, Betsa, « Revived Indiana Resorts Mirror Their Gilded Pasts », Dallas Morning News,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Stanley Turkel, « Historic hotels of America », sur historichotels.org
  5. a b et c (en) Steelwater, Eliza, « National Register of Historic Places Nomination Form: French Lick Springs Hotel » [PDF], United States Department of the Interior/National Park Service, (consulté le 26 mai 2016)
  6. a et b (en) Révérend O'Malley, John W., « The Story of the West Baden Springs Hotel », Indiana University, Bloomington, vol. 54, no 4,‎ , p. 370–372 (lire en ligne)
  7. (en) Rhodes, A. J., The Pedigree of West Baden, (lire en ligne), p. 8–9
  8. (en) Charleton, James H., « National Register of Historic Places Inventory-Nomination: West Baden Springs Hotel », National Park Service,
  9. (en) « West Baden Springs Hotel », American Society of Civil Engineers (consulté le 23 mai 2016)
  10. (en) Yaël Ksander, « Moments of Indiana History (consulté le 8 mai 2013) »
  11. (en) Fred D. Cavinder, The Indiana Book of Records, Firsts, and Fascinating Facts, Bloomington et Indianapolis, Indiana University Press, , 358 p. (ISBN 0-253-14001-3 et 0-253-28320-5), p. 77 [lire en ligne (page consultée le 2 mai 2017)].
  12. (en) « French Lick Springs Hotel History », sur French Lick Resort (consulté le 2 mai 2017).

Liens externesModifier