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Alfred Gérente (1821-1868) est un sculpteur et peintre verrier parisien.

Notes biographiques modifier

Alfred Gérente - frère d’Henri Gérente (peintre verrier) - est né le 11 mars 1821 à Paris, et mort dans cette même ville le 11 novembre 1868. Alfred Gérente apprend la sculpture avec Jean-Jacques Feuchère et Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume, tout en pratiquant occasionnellement la peinture sur verre avec son frère. A la mort de ce dernier, en 1849, il reprend son atelier et élabore, en 1854, sur commande de l’impératrice Eugénie, une verrière pour la chapelle Sainte-Theudosie à la cathédrale d’Amiens. Ce vitrail illustre, en 74 médaillons, la vie de la sainte et montre aussi les donateurs, à savoir l’empereur Napoléon III et son épouse[1].

En 1855, il expose à Paris, dans le cadre de l’Exposition universelle, des projets dans le style du XIIIe siècle. Poursuivant les tâches de son frère Henri, défunt, il restaure des verrières à la basilique Saint-Denis, ainsi que celles de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Alfred Gérente réalise en 1867-1868 pour la cathédrale de Lausanne, dans le bas-côté sud, cinq grands vitraux à médaillons héraldiques évoquant les grandes familles associées à l'histoire du Pays de Vaud[1].

On peut mentionner encore le vitrail de la Résurrection de l’Église Saint-Louis-en-l'Île, toutes les fenêtres de l’église Notre-Dame de Bergerac, vingt-trois fenêtres pour le transept la cathédrale Saint-Front de Périgueux, les fenêtres hautes de la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.

Alfred Gérente a aussi travaillé en Angleterre (Londres, Oxford, Canterbury, Scarborough, Preston, Stafford, Birmingham, Ely, Filby, Bury, Wellington), ainsi qu'en Allemagne (Église Saint-Nicolas de Hambourg) [2]. On trouve de ses œuvres même aux États-Unis (Baltimore, Philadelphia), en Russie et en Espagne[1].

Références modifier

  1. a b et c Ulrich Thieme et Felix Becker, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler : von der Antike bis zur Gegenwart, t. 13, Leipzig, W. Engelmann : [puis] E. A. Seemann, 1907-1950 (ISBN 978-3-86502-177-9), p. 290.
  2. Chronique des arts de de la curiosité, n° 47, 22 novembre 1868, p. 1 (notice nécrologique, par Adolphe Lance) [1].