Ujumqin (cheval)

race de chevaux chinoise

Ujumqin
Cavalier dans l'Est de la bannière d'Ujumqin
Cavalier dans l'Est de la bannière d'Ujumqin
Région d’origine
Région Ligue de Xilin Gol, Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Caractéristiques
Morphologie Cheval des steppes
Taille 1,25 à 1,35 m
Autre
Utilisation Selle et lait

L′Ujumqin (chinois simplifié : 乌珠穆沁马 ; chinois traditionnel : 烏珠穆沁馬 ; pinyin : Wū zhū mù qìn mǎ) est un type du cheval mongol chinois. Plus grand et réputé mieux conformé que les autres chevaux de cette race, il est essentiellement monté, les juments étant traites pour leur lait.

HistoireModifier

Il est également connu sous, les noms de Wuchumutsin[1] et de Wuzhumuqin[2],[3]. L'encyclopédie de CAB International (2016) le nomme improved white Ujumqin (Ujumqin blanc amélioré)[3]. Il résulte en effet d'un élevage sélectif sous contrôle humain, ce qui a augmenté sa taille[4].

Une communication technique du Commonwealth en 1969[5], puis un rapport chinois officiel paru en 1978[6], signalent l'existence de ces chevaux comme race ou type distinct. En 1982, environ 100 000 chevaux de type Ujumqin sont recensés en Chine, avec une tendance à la baisse des effectifs[1].

DescriptionModifier

Il présente le type du cheval des steppes[2] et un modèle léger[1]. Il est considéré comme une version « améliorée » et plus élégante du cheval mongol chinois classique[2],[4].

Il existe différentes données de taille. Lors de son étude de 1984, Piliu Zheng mentionne une moyenne de 1,35 m chez les mâles et 1,29 m chez les femelles[7]. Caroline Puel (1989) cite une moyenne générale de 1,35 m[4]. CAB International (2016) indique plus d'1,30 m[3]. Les données sont de 1,27 m pour les femelles et 1,30 m pour les mâles selon la base de données DAD-IS, gérée par la FAO[1]. L'étude de l'université d'Oklahoma (2007) donne une moyenne générale plus réduite, de l'ordre de 1,25 m[2].

L'Ujumqin est réputé mieux conformé que les autres souches du Mongol chinois grâce à la qualité de l'herbe de son territoire d'origine[4],[3].

La race dispose d'une grande endurance, et se révèle plus rapide que les autres chevaux mongols[8]. Parmi les différents types de chevaux mongols chinois, l'Ujumqin est le plus proche génétiquement du Wushen[9], ce qui est pourtant étonnant car la distance géographique entre les deux zones d'élevage est élevée. Il est possible que cette proximité génétique résulte d'échanges de reproducteurs entre les éleveurs[10].

UtilisationsModifier

L'Ujumqin déploie une remarquable aptitude au travail[1]. La race sert essentiellement de cheval de selle et de transport[4]. Les juments Ujumqin sont traites pour leur lait : leur lactation dure en moyenne 125 jours, pour une moyenne de 350 kg récoltés par lactation[1].

Diffusion de l'élevageModifier

DAD-IS l'enregistre comme race locale chinoise[1]. Il se trouve surtout dans la Ligue de Xilin Gol[8], à l'Est de la Mongolie-Intérieure ; il s'est cependant répandu dans les régions agricoles avoisinantes de Chine du Nord[4]. Aucun niveau de menace n'est renseigné[1]. L'étude menée par Rupak Khadka, de l'université d'Uppsala, pour la FAO en 2010, le considère comme une race de chevaux asiatique locale, qui n'est pas menacée d'extinction[11] ; l'évaluation de la FAO réalisée en 2007, avait déjà signalé l'absence de menace[12].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h DAD-IS.
  2. a b c et d Hendricks 2007, p. 128.
  3. a b c et d Porter et al. 2016, p. 453.
  4. a b c d e et f Puel 1989, p. 31.
  5. (en) Commonwealth Bureau of Animal Breeding and Genetics, Technical Communication, Commonwealth Agricultural Bureaux, , p. 100 ; 105.
  6. Zheng 1984, p. 15.
  7. Zheng 1984, p. 9.
  8. a et b Li et al. 2008, p. 1697.
  9. Li et al. 2008, p. 1696.
  10. Li et al. 2008, p. 1702.
  11. (en) Rupak Khadka, « Global Horse Population with respect to Breeds and Risk Status », Uppsala, Faculty of Veterinary Medicine and Animal Science - Department of Animal Breeding and Genetics, , p. 58 ; 67.
  12. (en) « Breeds Currently Recorded In The Global Databank For Animal Genetic Resources » [PDF], Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, , p. 27.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Hendricks 2007] (en) Bonnie Lou Hendricks (préf. Anthony A. Dent), « Chinese Mongolian », dans International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, , 486 p. (ISBN 080613884X et 9780806138848, OCLC 154690199, lire en ligne), p. 126-128  
  • [Li et al. 2008] (en) Jinlian Li, Youfei Shi, Caiyun Fan et Dugarjaviin Manglai, « mtDNA diversity and origin of Chinese Mongolian horses », Asian-Aust. J. Anim. Sci, vol. 21, no 12,‎ , p. 1696-1702 (lire en ligne).  
  • [Mang 2005] L. Mang, « Wuzhumuqin horse-outstanding species on Xilingoluo grasslands », China-Collection Industry, vol. 1,‎ , p. 77-80
  • [Porter et al. 2016] (en) Valerie Porter, Lawrence Alderson, Stephen J.G. Hall et Dan Phillip Sponenberg, Mason's World Encyclopedia of Livestock Breeds and Breeding, CAB International, , 6e éd., 1 107 p. (ISBN 1-84593-466-0, OCLC 948839453), « Chinese Mongolian », p. 452   
  • [Puel 1989] Caroline Puel, « Où sont donc passés les chevaux chinois ? », dans Le petit livre du cheval en Chine, Favre, coll. « Caracole », , 205 p. (ISBN 978-2828903312)  
  • [Zheng 1984] (en) Piliu Zheng, « Horses », dans Livestock Breeds of China, Food and Agriculture Organization, (ISBN 9251021856 et 9789251021859)