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Page d'aide sur l'homonymie Pour le vin, voir Tursan (AOVDQS) et Tursan (rivière).

Tursan
Image illustrative de l’article Tursan
Carte topographique du Tursan actuel

Pays Drapeau de la France France
Région française Nouvelle-Aquitaine
Département français Landes
Villes principales Aire-sur-l'Adour
Geaune
Coordonnées 43° 41′ 41″ nord, 0° 19′ 35″ ouest

Image illustrative de l’article Tursan
Situation de la vicomté de Tursan en Gascogne
(nuances de vert), en 1150

Géolocalisation sur la carte : Landes

(Voir situation sur carte : Landes)
Tursan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tursan

Le Tursan est un terroir du département des Landes, appartenant au Pays de l'Adour landais.

Sommaire

LocalisationModifier

 
Collégiale Saint-Barthélemy de Pimbo

Appartenant à l'ancienne province de Gascogne, le Tursan se situe en retrait de la côte et de la vaste forêt de pins. Encaissé dans le sud-est du département, il offre un paysage vert et vallonné où pousse le maïs qui servira à engraisser oies et canards.

Le Tursan est bordé au nord par les Petites Landes, à l'ouest par la Chalosse, au sud par le Béarn, et à l'est par l'Armagnac.

Avant la Révolution française, ce terroir s'étendait plus au sud, sur une dizaine de communes du Soubestre (autour d'Arzacq-Arraziguet), qui ont été rattachées en 1790 au département des Basses-Pyrénées[1].

Géographie et GéologieModifier

Le Tursan présente des sols argilo-calcaires sur formation Tertiaire de l'Éocène.

HistoireModifier

Avant le XIVe siècle, le Tursan est une mosaïque de petites seigneuries

La plupart de ces seigneuries relèvent directement du duc de Gascogne. Cependant aux XIe et XIIe siècles, les Miremont dominent le Tursan (ils apparaissent brièvement comme vicomtes de Miremont dans quelques actes, et certains auteurs les ont appelés à tort vicomtes de Tursan), mais sont vassaux du vicomte de Béarn.

Le Tursan reste par la suite dans la mouvance du Béarn. Dans un acte de 1390 de Gaston III de Foix-Béarn est mentionnée pour la première fois la vicomté de Tursan. Ce titre passe ensuite aux maisons de Grailly, d'Albret et de Bourbon. En 1607, le dernier vicomte de Tursan, Henri IV réunit la vicomté au domaine royal[2].

VillesModifier

ToponymieModifier

VignobleModifier

Appellation d'Origine Contrôlée, le vignoble de Tursan offre des vins blancs très secs, des rosés et des rouges.

DescriptionsModifier

Pierre Duval ; Description de l'archiprêtré de Tursan (ou d'Urgons), diocèse d'Aire ; 1641[3] :

« Le païs de Theursan avoisine le Bearn où pour l’ordinaire on porte les vins qui se recüeillent en ce quartier, l’Adour n’y estant pas capable de porter batteaux pour les faire descendre à Bajonne. C’est chose assez remarquable que dans tout le Theursan on ne boit ordinairement que vins bien delicats, tant blancs que clairets.On y compte 40. Paroisses, qui ne font que 24. Cures. Les villes y sont en nombre de sept, Aire, Pimbou, Geaune, Büanes, Coudures, Castelnau, & Montgalhard. »

Pèlerinage de Saint JacquesModifier

Le Tursan est traversé par le principal chemin de pèlerinage qui mène jusqu'à Saint Jacques de Compostelle au départ du Puy-en-Velay : la Via Podiensis. Principales étapes :

ThermalismeModifier

Station thermale d'Eugénie-les-Bains, tenant son nom de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Le chef cuisinier Michel Guérard y a un restaurant.

MuséesModifier

Langues parléesModifier

  • français (langue officielle, parlée et comprise par l'ensemble de la population)
  • gascon (langue vernaculaire, encore en usage dans les zones rurales).

Notes et référencesModifier

  1. Les Basses-Pyrénées prennent le nom de Pyrénées-Atlantiques le 10 octobre 1969
  2. J-M. Fritz, « Marsan et Tursan, deux vicomtés gasconnes » dans H.Débax, Vicomtes et vicomtés dans l'Occident médiéval, Presses Universitaires du Mirail, 2008
  3. Description de l'Evesché d'Aire en Gascogne, par P.Duval ; 1651

Articles connexesModifier

Liens externesModifier