Tupou Draunidalo

avocate fidjienne
Tupou Draunidalo
Tupou Draunidalo March 2015.jpg
Fonction
Parlementaire des îles Fidji
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Parti politique

Adi Tupou Draunidalo est une avocate et femme politique fidjienne.

Fille de l'ancienne vice-Première ministre Adi Kuini Speed et de l'ancien ministre Savenaca Draunidalo, elle est également la belle-fille de l'ancien premier ministre Timoci Bavadra[1].

Elle se présente sans succès aux élections de 2001 sous l'étiquette du Parti de l'association fidjienne[2]. Elle condamne publiquement le coup d'État militaire de décembre 2006, en conséquence de quoi elle est arrêtée et interrogée par les autorités militaires, puis relâchée[1]. Elle est l'avocate de Laisenia Qarase, le premier ministre renversé, lors de son procès pour corruption[1].

En amont des élections de septembre 2014, qui doivent restaurer la démocratie, elle est élue présidente du Parti de la fédération nationale. Elle est la première personne autochtone à diriger ce parti, le plus vieux du pays, traditionnellement soutenu par la communauté indo-fidjienne[3]. Elle est élue députée au nouveau Parlement des Fidji[4]. Le PFN s'intègre au bloc d'opposition officielle dirigé par Ro Teimumu Kepa (du Sodelpa), et Tupou Draunidalo est nommée ministre fantôme de l'Immigration, de la Sécurité nationale et de la Défense, dans le cabinet fantôme[5].

En , elle est suspendue deux ans du Parlement, pour avoir traité d'« idiot » le ministre de l'Éducation Mahendra Reddy durant un débat parlementaire[6]. Elle quitte le parti et démissionne du Parlement en  ; Parmod Chand lui succède comme député, étant le procain sur la liste du PFN[7]. En mars, elle rejoint le nouveau parti « Humanité, Opportunité, Prospérité, Égalité », dont l'acronyme est HOPE (« espoir », en anglais). Elle en devient la dirigeante. Le parti se présente comme un parti d'opposition ne souhaitant pas s'unir avec les autres partis d'opposition[8]. Adi Tupou Draunidalo le mène aux élections législatives de novembre 2018, où le parti obtient 0,62 % des voix et aucun siège[9].

RéférencesModifier

  1. a b et c (en) "Fiji’s trial of the decade starts after Qarase lawyers fail delay bid", Pacific Scoop, 6 juillet 2012
  2. (en) "Authors’ biographies", in Jon Fraenkel, Stewart Firth et Brij V. Lal (éds.), The 2006 Military Takeover in Fiji: A Coup to End All Coups?, Australian National University Press, (ISBN 9781921536519), avril 2009
  3. (en) "Tupou Draunidalo’s inaugural speech as NFP president", Republika, 29 mars 2014
  4. (en) "50 MPs named by Electoral Commission", Fiji One, 22 septembre 2014
  5. (en) "Shadow ministers", Fiji Times, 18 octobre 2014
  6. (en) "Fiji MP Suspended Until 2018 For Name Calling", Papua New Guinea Today, 3 juin 2016
  7. (en) "Fiji's Draunidalo quits parliament and party", Radio New Zealand, 23 janvier 2018
  8. (en) "Draunidalo To Lead Proposed Party", The Fiji Sun, 7 mars 2017
  9. (en) "FEO concludes results entry, FijiFirst to remain in power", Fiji Broadcasting Corporation, 18 novembre 2018