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Tous les hommes sont mortels

livre de Simone de Beauvoir

Tous les hommes sont mortels
Image illustrative de l’article Tous les hommes sont mortels
Statue de l'immortalité devançant le Temps
au Grand-Palais (Paris)

Auteur Simone de Beauvoir
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution
Nombre de pages 360

Tous les hommes sont mortels est un roman de Simone de Beauvoir publié le aux éditions Gallimard.

Sommaire

RésuméModifier

Raymond Fosca est un prince toscan né le 17 mai 1279. Sa mère est décédée peu de temps après sa naissance et il a été élevé par son père. Un moine a été embauché pour former le jeune garçon à la religion catholique romaine mais Fosca proclame fièrement ne craindre ni Dieu, ni homme.

Un jour, il se voit proposer l'immortalité s'il laisse la vie sauve à un pauvre hère de passage. Homme ambitieux, il boit sans hésitation l'élixir qu'on lui offre et traverse les siècles, rencontrant toutes les grandes figures de l'Histoire jusqu'à l'époque contemporaine.

CommentaireModifier

Se référant à Jean-Paul Sartre, le chef de file du courant philosophique existentialiste, ce roman est assez sombre et reste globalement pessimiste[1].

Au travers de cette œuvre, Simone de Beauvoir trace la vie d'un homme immortel, un rêve et un idéal fréquemment énoncé. Mais ce roman par la projection mentale dans laquelle il plonge le lecteur, renvoie surtout au vrai sens de la vie, laquelle n'a de valeur réelle que par la finitude certaine qui la caractérise. Tout ce qui fait l'humanité et permet à l'être humain de développer et éprouver des sentiments réside principalement dans la conscience que l'objet de notre intérêt peut disparaître que ce soit par notre propre disparition ou par la sienne.

Par cet ouvrage Simone de Beauvoir propose que le vrai sens de la vie n'est défini que par la mort qui la clôt et démontre le paradoxe d'une quête de la vie éternelle qui, en définitive, ôterait l'humanité de l'être concerné et ne lui apporterait que le cynisme que ferait naître la perte successive des personnes aimées.

L'auteurModifier

 
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre à Pékin en 1955

Simone de Beauvoir, auteur de romans, de nouvelles, d'essais et de récits autobiographiques, est souvent considérée comme une des principales théoriciennes du féminisme.

À la fin de la guerre, elle vient de créer avec Jean-Paul Sartre, son compagnon écrivain et futur prix Nobel de littérature[2], la revue politique les Temps modernes qui cherche à faire connaître l'existentialisme à travers la littérature contemporaine. C'est dans ce contexte que Simone de Beauvoir fait paraître chez Gallimard, également éditeur de la revue, son troisième roman Tous les hommes sont mortels.

TraductionsModifier

En langue anglaiseModifier

La première édition américaine de cette œuvre est publiée par la World Publishing Company en 1955, ensuite diffusée par les éditions Norton. La première traduction en anglais est signée par Leonard M. Friedman[3].

En langue danoiseModifier

Le prince consort Henri de Laborde de Monpezat dit Henrik, en collaboration avec son épouse, la reine Margrethe II de Danemark, décide de traduire cette œuvre en danois sous le pseudonyme de H. M. Vejerbjerg[4],[5]. L'ouvrage est publié en 1981[6].

AdaptationsModifier

Au cinémaModifier

Au théâtreModifier

  • 2004 : Tous les hommes sont mortels, mise en scène d'Alexandra Dadier, Paris, Théâtre les Déchargeurs, avec Christian Fromont et Philippe Trent

ÉditionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Site lectures critiques, commentaires sur le roman.
  2. Sartre a toutefois refusé ce prix Nobel.
  3. site Contemporary Thinkers, page "All Men are Mortal".
  4. Anker Eli Petersen, « Le Prince Consort 80 ans - Feuille nvs », sur poste des îles Féroë, (consulté le 4 mars 2018).
  5. Stéphane Bern, « Le prince consort Henrik de Danemark, époux de la reine Margrethe II, est mort », sur Le Figaro, (consulté le 4 mars 2018).
  6. (da) Simone de Beauvoir (trad. du français par H. M. Veejerbjerg), Alle mennesker er dødelige [« Tous les hommes sont mortels »], Copenhague, Gyldendal, , 358 p. (ISBN 8700044814).