Tibet Post International

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Tibet Post International
Logo de Tibet Post International

Adresse (en) thetibetpost.com
Description site d'information sur le Tibet
Commercial non
Publicité oui
Type de site site d'actualité
Langue Tibétain, mandarin, anglais
Siège social Dharamsala
Drapeau du Tibet Tibet
Propriétaire Himalayan Literacy Trust
Rédacteur en chef Yeshe Choesang (en)
Directeur de la publication Ven Thupten Yarphel
Lancement
Classement Alexa en augmentation 419 491 (Monde, 04/05/2017)
État actuel en activité

Le Tibet Post International (TPI), le plus souvent nommé par son nom abrégé Tibet Post, est un journal en ligne publié quotidiennement par des journalistes tibétains. À partir de 2012, il se décline aussi en un journal bimensuel. Son site web d'information est censuré en Chine, toutefois l'ONG Reporters sans frontières a mis en place un site miroir permettant de contourner la censure.

HistoireModifier

 
Lancement du bimensuel du Tibet Post le 10 décembre 2012 en présence de Penpa Tsering.

Le journal fut créé le par des Tibétains en exil de Dharamsala dans l'Himachal Pradesh, une région himalayenne du nord de l'Inde. Il est publié en trois langues : anglais, tibétain et mandarin[1]. Depuis mai 2008 il a été lu par plus de 9 millions de personnes et maintient un lectorat général situé entre 500 et 10 000 lecteurs par jour[2].

Le journal fonctionna initialement avec une équipe de 7 membres salariés. Son fondateur, Yeshe Choesang (en)[3], ne préleva pas de salaire du journal pendant 6 ans. Choesang et des bénévoles, pour la plupart des étrangers d'Europe, des États-Unis et d'Australie écrivent des articles en anglais, traduits en tibétain et en chinois par l'équipe[4].

Les droits de l'homme, la lutte contre la censure et la cause tibétaine en Chine sont les motivations profondes de l'organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif Himalayan Literacy Trust qui est à l'origine de la création du Tibet Post. Cet organisme est affilié à RSF et d'autres ONGs défendant la liberté de la presse à l'intérieur et à l'extérieur de l'Inde[5]. La Himalayan Literacy Trust met spécialement l'accent sur la situation de la liberté d'expression en Chine et au Tibet.

En plus de sa publication quotidienne, le Tibet Post se décline à partir de 2012 en un journal de huit pages bimensuel couvrant un large éventail de nouvelles et événements de l'intérieur du Tibet et du monde tibétain en exil. Ce journal est lancé par Penpa Tsering, président du parlement tibétain en exil, au temple principal du dalaï-lama à McLeod Ganj lors d'un événement de solidarité global avec le Tibet du cabinet des ministres tibétains. La date du lundi 10 décembre 2012 fut choisie pour coïncider avec la Journée internationale des droits de l'homme et l’anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la paix au dalaï-lama[6].

En mars 2015, dans le cadre de la Journée contre la censure sur Internet, RSF engage l'opération baptisée « liberté collatérale » et met en ligne des sites miroirs de neufs sites d'information censurés, dont celui de Tibet Post International qui est interdit en Chine[7],[8].

ContenuModifier

Pour l'agence de presse Union of Catholic Asian News (en), l'objectif de Tibet Post est de promouvoir la démocratie au sein des communautés tibétaines[9]. L'ONG Reporters sans frontières (RSF) qualifie les plateformes censurées comme Tibet Post International de « connues pour leur sérieux et leur indépendance dans le traitement de l’information »[8].

Le journal fournit également des nouvelles sur les questions liées au Tibet.

Siège et équipeModifier

 
TPI a été fondée par un groupe de journalistes tibétains dont le but déclaré est de promouvoir la démocratie par la liberté d'expression au sein des communautés tibétaines, en exil et au Tibet[1].

Le siège du Tibet Post est situé à Dharamsala dans le district de Kangra, en Himachal Pradesh au nord de l'Inde[1]. Le Tibet Post est soutenu par le Parlement régional du Tyrol du Sud, en Italie, et reçoit aussi des subventions de l'Inde, de l'Autriche, de Taiwan, du Royaume-Uni et des États-Unis[réf. nécessaire]. Son rédacteur en chef est Yeshe Choesang[3], qui est aussi le fondateur de Himalayan Literacy Trust et TPI Agency en Inde[réf. nécessaire]. Les autres membres de l'équipe sont Keary Huang (qui supervise la version chinoise du Tibet Post depuis Taipei à Taiwan)[2], Kalsang Dolma (éditeur adjoint pour la version tibétaine)[10], et James Dunn (journaliste pour le Tibet Post Europe)[11]. Les membres fondateurs du Tibet Post ont tous suivi de façon intensive des études religieuses et laïques sous la direction de professeurs tibétains.[réf. nécessaire]

Ligne éditorialeModifier

La ligne éditoriale du Tibet Post est centrée sur les questions liées au Tibet, suivant de près les développements au Tibet et les activités et le fonctionnement des institutions démocratiques de la communauté en exil[2].

L'objectif du Tibet Post est de plaider en faveur de la démocratie, de la paix, de la justice, du pluralisme politique et de la primauté du droit dans la société tibétaine, ainsi que de donner la parole aux habitants des trois provinces tibétaines. Ces objectifs sont guidés par les principes de non-violence et de compassion[2].

En plus de couvrir des nouvelles et des questions politiques, le site comprend des sections sur la santé, l'environnement, les arts, la culture, l'opinion, et la diaspora tibétaine. Il publie aussi des statistiques et des sondages d'opinions, et propose des reportages vidéos et des interviews. Le journal bimensuel est téléchargeable et imprimable sur le site.[réf. nécessaire]

AudienceModifier

Selon le site Alexa, les internautes consultant le site thetibetpost.com viennent principalement de trois pays : les États-Unis (21,8 %), Hong Kong (République populaire de Chine) (15,9 %) et l'Inde (9,1 %)[12]. En dépit du blocage du site de TPI par les autorités chinoises, le nombre d'internautes chinois le consultant en Chine s’accroît selon RSF[1]. En un an, ses sites miroirs de TPI pour son opération « liberté collatérale » de 2015, ont été consultés 247 mille fois, avec une moyenne de 691 consultations par jour[13].

Le site du Tibet Post est populaire dans la communauté tibétaine. Il est perçu comme une force de la communauté, un lieu où la voix du peuple tibétain peut atteindre le reste du monde, et une source de nouvelles pour la communauté éloignée, qui peut ainsi s'informer. Il est aussi un lieu de promotion des interactions pacifiques entre Tibétains et Chinois, ainsi qu'un lieu d'objectivité. La publication du Tibet Post a une influence significative dans l'éducation chinoise. On estime que 60 % des connexions effectuées sur le site se font depuis l'intérieur de la Chine[citation nécessaire][14] en faisant le site d'informations tibétaines en exil ayant le plus grand nombre de lecteurs dont la majorité sont chinois.[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Tibet Post International Collateral Freedom, Reporters sans frontières
  2. a b c et d About Us
  3. a et b Portrait de Yeshe Choesang correspondant de RSF au Tibet Libre Cours : La revue de Reporters sans Frontières pour la liberté de l'information. Numéro 8, page 10, automne 2014
  4. (en) Colleen McKown, An Exiled Editor Tells His Life Story, in Voice of An Exiled Tibetan: Hopes of freedom and struggle, Yeshe Choesang, 2014, (ISBN 8192698882 et 9788192698885), p. 183-184
  5. Authorities openly threaten those who circulate information with “torture” Reporters sans Frontières, 20 janvier 2016
  6. (en) Sophie Jay, TPI newspaper launched on International human Rights Day, 12 décembre 2012, The Tibet Post International
  7. Amaelle Guiton #CollateralFreedom, l'opération de RSF contre la cybercensure, Libération, 12 mars 2015 « Reporters sans frontières a mis en ligne des sites miroirs, copies de neuf sites web d'information censurés, en Iran, en Chine, à Cuba. »
  8. a et b Falila Gbadamassi RSF (re)donne de la visibilité à des sites d’information censurés Francetvinfo, 12 mars 2015 : « Les sites d'information « Grani.ru », « The Tibet Post International » ou encore « Gooya News » sont respectivement interdits en Russie, en Chine ou en Iran. Mais les internautes peuvent découvrir leur contenu à l'occasion de la Journée contre la censure en ligne célébrée le 12 mars 2015. Reporters sans frontières les a débloqués. »
  9. Tibetans risk detention to attend Kalachakra ceremony in India, Union of Catholic Asian News (en), 16 juillet 2014 : « The Tibet Post International, a news agency run out of Dharamsala that promotes democracy among Tibetan communities, has also reported that Chinese authorities have tried to prevent Tibetans from traveling to India. »
  10. Tibet and Taiwan share common problems with China?
  11. 004 Coffee and Countries Photography, The Spiralling
  12. Statistiques.
  13. https://12mars.rsf.org/2016-fr/en-2015/
  14. (en) Greg Walton, Analysis of Online Freedoms and Firewalls, Reporters sans frontières (RSF), 2010

Lien externeModifier