Theta Chamaeleontis

étoile géante de la constellation du Caméléon
θ Chamaeleontis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 08h 20m 38,541s[1]
Déclinaison −77° 29′ 04,12″[1]
Constellation Caméléon
Magnitude apparente 4,34[2]

Localisation dans la constellation : Caméléon

(Voir situation dans la constellation : Caméléon)
Chamaeleon IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral K2 IIIb CN0,5[3]
Indice U-B +1,19[4]
Indice B-V +1,16[4]
Astrométrie
Vitesse radiale +21,70 ± 0,7 km/s[5]
Mouvement propre μα = −129,05 mas/a[1]
μδ = +40,89 mas/a[1]
Parallaxe 21,00 ± 0,14 mas[1]
Distance 155 ± 1 al
(47,6 ± 0,3 pc)
Magnitude absolue +0,97 ± 0,10[2]
Caractéristiques physiques
Masse 0,94 ± 0,27 M[2]
Rayon 11,5 R[2]
Gravité de surface (log g) 2,29 ± 0,29[2]
Luminosité 60 L[6]
Température 4 570 K[2]

Autres désignations

θ Cha, HR 3340, HD 71701, HIP 40888, CPD-77 383, FK5 318, SAO 256503, WDS J08206 -7729A[7]

Theta Chamaeleontis (θ Cha / θ Chamaeleontis) est une étoile géante de la constellation australe du Caméléon, située à environ 155 années-lumière de la Terre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,34[2].

Environnement stellaireModifier

L'étoile présente une parallaxe annuelle de 21,00 ± 0,14 mas telle que mesurée par le satellite Hipparcos[1], ce qui permet d'en déduire qu'elle est distante de 155±1 a.l. (∼47,5 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale héliocentrique de +22 km/s[5].

Elle possède un compagnon visuel, parfois désigné Theta Chamaeleontis B. Il s'agit d'une étoile de magnitude 12,44, qui, en date de 2015, était localisée à une distance angulaire de 20 secondes d'arc et à un angle de position de 233°[8]. Ce compagnon apparaît être une double purement optique[9].

PropriétésModifier

Theta Chamaeleontis est une étoile géante rouge évoluée de type spectral K2 IIIb CN0,5[3], avec le suffixe « CN0,5 » qui indique que son spectre présente une surabondance légère en cyanogène. Sa masse n'est que de 94 % celle du Soleil, mais elle s'est étendue jusqu'à ce que son rayon fasse 11,5 fois le rayon solaire[2]. L'étoile est 60 fois plus lumineuse que le Soleil[6] et sa température de surface est de 4 570 K[2].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a b c d e f g h et i (en) C. Allende Prieto et D. L. Lambert, « Fundamental parameters of nearby stars from the comparison with evolutionary calculations: masses, radii and effective temperatures », Astronomy & Astrophysics, vol. 352,‎ , p. 555–562 (Bibcode 1999A&A...352..555A, arXiv astro-ph/9911002)
  3. a et b (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 71,‎ , p. 245 (DOI 10.1086/191373, Bibcode 1989ApJS...71..245K)
  4. a et b (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, vol. 4, no 99,‎ (Bibcode 1966CoLPL...4...99J)
  5. a et b (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  6. a et b (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  7. (en) * tet Cha -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466 (DOI 10.1086/323920, Bibcode 2001AJ....122.3466M) (consulté le ).
  9. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)

Lien externeModifier