Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tchaharbagh (homonymie).
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. Testez votre navigateur afin de vérifier qu'ils s'affichent correctement. En cas de problème, consultez la page d'aide à l'affichage des caractères Unicode.
Tapis jardin représentant un tchaharbagh, 17-18e siècles

Un tchaharbagh (du persan چهارباغ / čahârbâġ, composé de چهار [« quatre »] et de باغ [« jardin »]) est un style de jardin persan, divisé en quatre parties par un plan en croix.

HistoireModifier

Le tchaharbagh tire son origine de la Perse achéménide, notamment « les quatre jardins » de l'ensemble royal de Pasargades sous Cyrus le Grand. Il est ensuite passé dans le monde hellénistique (aux environs du IVe siècle av. J.-C.), puis dans le monde romain (au Ier siècle av. J.-C.). Au Moyen Âge, les ecclésiastiques chrétiens férus d'auteurs antiques (Dioscoride, Pline l'Ancien...), reprennent des éléments du jardin romain (et donc du jardin persan), notamment la structure du chahar-bagh qui symbolise pour eux la croix du Christ. Dans le monde musulman apparait une forme particulière de chahar-bagh : concrètement un ensemble de deux tchahar-bagh côte à côte, soit huit parties représentant les huit portes du paradis, le tout divisé par quatre canaux, représentant les quatre fleuves du paradis[1]. À la renaissance, les jardins antiques redevenant à la mode, on retrouve le plan en croix typique dans les jardins à l'italienne et les jardins à la française.

ConceptionModifier

Le tchaharbagh est divisé par un plan en croix, de type croix latine (avec un axe plus long que les autres) ou de type croix grecque (les 4 axes étant de même longueur). On trouve aussi souvent un type de tchahar-bagh de type croix de saint André. Ce plan en croix peut être marqué par 4 canaux ou 4 sentiers, avec souvent au centre une fontaine ou un puits.

Articles connexesModifier

RéférencesModifier