Synagogue Maghen Abraham de Beyrouth

Synagogue Maghen Abraham
Image illustrative de l’article Synagogue Maghen Abraham de Beyrouth
Présentation
Culte Sépharade
Type Synagogue
Géographie
Pays Drapeau du Liban Liban
Ville Beyrouth
Coordonnées 33° 53′ 51″ nord, 35° 30′ 00″ est

La Grande synagogue de Beyrouth, plus communément appelée la synagogue Maghen Abraham (en arabe : كنيس ماغين أبراهام ; en hébreu : בית הכנסת מגן אברהם, « synagogue du bouclier d'Abraham[1] »), est la dernière synagogue de Beyrouth (Liban), dans le quartier de Wadi Abou Jamil, et est connue pour avoir été la plus belle du Moyen-Orient.

Abandonnée et endommagée durant la Guerre du Liban, elle demeure inactive. Sa rénovation s'est achevée en août 2010, une partie du financement aurait été assurée par la société Solidere chargée de la reconstruction du Centre-Ville de Beyrouth.

HistoireModifier

Vers 1920, un juif aisé, M. Sasson, avait décidé de faire ériger, pour la communauté juive de Beyrouth, une synagogue digne de ce nom, la plus grande de la ville. Il semble que l'argent qu'il avait fourni n'était pas suffisant puisque l'édifice ne s'éleva pas plus que de quelques mètres et fut abandonné. Vers 1925, un des représentants de M. Sasson revint à la charge et fournit l'argent nécessaire pour terminer la construction d'une des plus belles synagogues du Moyen-Orient, la Maghen Abraham.

Après son abandon depuis la Guerre du Liban (1975-1990)[2], un chantier de restauration est lancé en 2010 [3],[4] et semble proche de l'achèvement en 2014[5].

En plus de la synagogue Maghen Abraham, la Communauté avait bâti, en 1950, une très belle synagogue moderne dans le village de Bhamdoun où les Juifs libanais passaient leurs étés. En cela, elle suivait les traces de Ezra Anzarouth, d'Alexandrie, qui en avait fait construire une autre, en 1895, dans un village voisin, Aley, nommée Synagogue Ohel Jacob.

La plus ancienne synagogue du Mont Liban est la synagogue de Deir el Qamar aux pieds des cèdres de la montagne, dans le Chouf, en parfait état, même si sa restauration dans les années 1990 en a fait disparaître tout signe religieux. Elle date du XVIIe siècle et se trouve dans l'ensemble du sérail de Fakhreddine, dominant le souk de la soie.

Chefs spirituelsModifier

Entre 1908 et 1978, plusieurs Grands-Rabbins se sont succédé à la tête de la communauté juive de Beyrouth:

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier