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La synagogue Abraham Avinou saccagée après le massacre de 1929
La synagogue Abraham Avinou en 2008

La Synagogue Abraham Avinou (en français, « Notre père, Abraham ») fut fondée par le rabbin Malkiel Ashkenazi dans le quartier juif d'Hébron[1] en 1540[2]. Elle devient un centre reconnu internationalement pour l'étude de la Kabbale[2].

La synagogue tire son nom d'une histoire populaire selon laquelle, tandis que la communauté de Hébron ne trouvait pas une 10e personne pour former un Minian pour le Kol Nidrei du Yom Kippour, un vieil homme se présenta le soir et fut accueilli par la communauté. Après le service de Ne'ila, l'étranger disparut et réapparut dans les rêves d'un membre de la communauté et s'identifia en tant qu'« Abraham l'hébreu, ton père, dont les restes sont dans le tombeau de Machpelah ». En l'honneur de cette visite d'un homme juste, la communauté nomma la synagogue 'Avraham Avinu'[2].

La synagogue fut restaurée en 1738 et encore élargie en 1864 mais elle fut abandonnée à la suite du massacre d'Hébron de 1929[3] et détruite après 1948 quand la ville passa sous contrôle jordanien[4].

Quand Israël reprend le contrôle de la Cisjordanie en 1967, on assiste à un retour graduel des Juifs à Hébron. En 1971, le gouvernement israélien approuve la reconstruction de la synagogue et des bâtiments avoisinants[5]. Les travaux se terminent en 1976[3] .

Notes et référencesModifier

  1. (en) Jerold S. Auerbach, Are we one? : Jewish identity in the United States and Israel, New Brunswick [u.a.], Rutgers Univ. Press, (ISBN 978-0813529172, lire en ligne), p. 153
  2. a b et c (en) Jerold S. Auerbach, Hebron Jews memory and conflict in the land of Israel, Lanham, Md., Rowman & Littlefield, (ISBN 9780742566170, lire en ligne), p. 39-41
  3. a et b Michael Parks, « Claimed by both Israel and Arabs, once-calm Hebron grows tense », Baltimore Sun,‎
  4. (en) Michael R. Fischbach, Jewish property claims against Arab countries, New York, Columbia University Press, (ISBN 9780231517812, lire en ligne), p. 86-7
  5. Peter Grose, « After 42 Years, Jews Are Part of Hebron », New York Times,‎

Articles connexesModifier