Sylvia Payne

médecin et psychanalyste britannique
Sylvia Payne
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Sylvia Payne, née le à Londres et morte le à Tunbridge Wells (Sussex), est une psychiatre et psychanalyste britannique.

BiographieModifier

Elle est fille d'un pasteur protestant. L'un de ses frères, Henry Monck-Mason Moore, a été gouverneur de plusieurs régions sous administration britannique, notamment Ceylan et le Kenya. Elle fait ses études universitaires au Westfield College, puis obtient son diplôme de médecin à la London School of Medicine for Women (Royal Free Hospital) en 1906. Elle épouse un collègue médecin et interrompt sa vie professionnelle après son mariage, mais elle reprend une activité lors de la Première Guerre mondiale, durant laquelle elle dirige l'hôpital de la Croix-Rouge à Torquay (Devon), ce qui lui vaut d'être nommée au grade de commandant dans l'armée britannique[1], et commandeur de l'ordre de l'empire britannique en 1918[2]. Elle se forme à la Medico-Psychological Clinic de Brunswick Square, fait une analyse à Londres avec James Glover, puis à Berlin avec Hanns Sachs, en 1920. De retour à Londres, elle devient membre associée de la Société britannique de psychanalyse en 1922, puis « full member » en 1924[3].

Elle s'implique directement dans la gestion de la Société psychanalytique, dont elle devient administratrice. Elle s'investit à partir de 1926 également comme psychiatre, dans la London Clinic of Psycho-Analysis, et dans le comité de formation en 1927.

En 1929, elle remplace John Rickman comme secrétaire de l'Institut de psychanalyse et elle est élue secrétaire administrative de la Société, ce qui lui vaut d'être chargée, durant les « controverses scientifiques », de s'occuper des archives. En 1944, elle est élue présidente de la Société britannique de psychanalyse et veille de son poste à la mise en œuvre des accords qui assurent aux partisans d'Anna Freud un cycle de formation théorique et de supervision spécifique[3]. Elle est à nouveau élue présidente de la Société de psychanalyse, de 1954 à 1956. Elle est « fellow » de la British Psychological Society[4].

PublicationsModifier

  • A Conception of Feminity, British Journal of Medical Psychology, vol.15, n°1, p.18-33, April 1935, DOI:10.1111/j.2044-8341.1935.tb01135.x
  • Some observations on ego development of the fetishist, 1939.

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Commandant Mrs Sylvia Payne, MBBS London CBE June 1918. Medical officer in charge & Commandant 1. Town Hall Mount Hospitals 270 beds - 1st line 2. Billeting Centre - Torquay 100 beds - convalescent. Hospital opened October 1914, Imperial War Museums [1].
  2. (en) Marilyn Bailey Ogilvie, Joy Dorothy Harvey ''The Biographical Dictionary of Women in Science: L-Z'', Books.google.com (lire en ligne)
  3. a et b Pearl King, « Payne, Sylvia », cf. bibliographie.
  4. Br Med J 1976; 2 :428 (Published 14 August 1976).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Pearl King, « Payne, Sylvia », p. 1191, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z., Paris, Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1)  .
  • René Major, « Sylvia Payne (née May) [Wimbledon 1880 – Tunbridge Wells 1976] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber (éd.), Le Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Éditions des femmes, .
  • Marilyn B. Ogilvie & Joy D. Harvey (ed.), « Payne, Sylvia May (Moore) », p. 994, in The Biographical Dictionary of Women in Science: L-Z, London & New York, Routledge.
  • « Sylvia M Payne CBE, MB, BS » (Obituary notices), Br Med J 1976; 2 :428 (Published 14 August 1976).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier